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Nikon D500 : en complément du manuel…

15/12/2016 | Benjamin Favier

S’il a le mérite d’être très complet, le manuel du D500 n’en demeure pas moins austère. Ce livre signé Vincent Lambert emprunte des raccourcis bienvenus dans les méandres des menus complexes et livre de précieux conseils pratiques pour maîtriser la prise de vue.

Les éditions Eyrolles nous ont habitués à ces rendez-vous, sous la plume exigeante de Vincent Luc, qui nous plongeait dans les arcanes des reflex Canon ou Nikon. Depuis que le photographe a cessé d’écrire des ouvrages consacrés à des boîtiers, plusieurs auteurs se relaient pour assurer la production. Après les D810 et D7200, parus chez le même éditeur, Vincent Lambert, formateur à l’École des beaux-arts de Paris et à la Nikon School, également animateur d’une « masterclass » sur le site Studio Jiminy, s’attaque au D500, dévoilé en début d’année. On retrouve l’approche pragmatique adoptée tout au long de l’opus dédié au D810. L’auteur ne cherche pas, contrairement à Vincent Luc, à explorer les moindres réglages du boîtier. Passée une brève présentation du reflex, Vincent Lambert donne les clés pour se repérer dans les menus prolifiques du D500. Manquent seulement des renvois vers le manuel du boîtier. Ceux qui découvriraient l’univers Nikon apprécieront l’approche concrète, assortie de nombreuses captures d’écran, qui permet d’aller à l’essentiel avant d’effectuer les premiers déclenchements. Les habitués de la marque seront particulièrement attentifs à la partie dévolue à l’autofocus, puisqu’avec les D5 et D500, Nikon rompt avec le système à 51 collimateurs, à l’œuvre depuis plusieurs générations. Tout le chapitre deux est ainsi consacré à ce domaine. L’auteur partage ses connaissances avec beaucoup de pédagogie, notamment lorsqu’il aborde des thématiques comme le calcul du cercle de confusion et distille de précieuses astuces : fonctionnement du Lock On (page 50) ou le couplage mise au point et mesure spot (page 71).

Maquette perfectible

Nous sommes moins réceptifs lorsqu’il introduit ainsi le quatrième chapitre, dédié au flash : « Le D500 innove en proposant désormais le contrôle à distance des flashs en TTL par radio, fonctionnalité intéressante qui compense l’absence de flash intégré, absence assumée pour entrer dans le cercle des appareils professionnels ! ». Jusqu’ici, la série D800, dont le D810 qui a fait l’objet d’un ouvrage commis par le même auteur, ne fait pas l’impasse sur le flash intégré et appartient pourtant à la catégorie professionnelle. Les explications sur les différentes manières d’utiliser un flash avec le D500 n’en demeurent pas moins complètes, et les photos d’illustration s’avèrent très pertinentes pour visualiser différents effets. Dommage que la maquette soit si dense, certaines images méritant une meilleure place. L’absence de mention des données Exifs est également regrettable. Si vous êtes à la recherche d’optiques dédiées au D500, mieux vaudra acquérir l’ebook de Jean-Marie Sepulchre (collaborateur du Monde de la Photo), car dans le chapitre que leur consacre l’auteur, il est uniquement question de modèles Nikkor, les objectifs compatibles n’étant pas cités. Ne cherchez pas non plus un guide d’utilisation de SnapBridge, expédié en un paragraphe (page 222). En revanche, si les capacités du D500 en matière de tournage vous intéressent, vous trouverez votre bonheur dans ces pages, avec un discours lucide sur les limites de l’AF du reflex en LiveView et en vidéo. Si vous vous attendez à lire un guide exhaustif dans la lignée des écrits de Vincent Luc, vous serez sans doute déçu. Néanmoins, la somme de connaissances rassemblées, la clarté du propos et la générosité de l’auteur font aisément oublier les quelques manques évoqués plus haut.

- Photographier avec son Nikon D500
- Par Vincent Lambert
- Éditions Eyrolles
- 15 x 21 cm
- 288 pages
- 26 €

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