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Nikon Z50 : complément au test MDLP 122

16/12/2019 | LAURENT KATZ

Dans le magazine, la place est comptée. Vous trouverez ici quelques éléments en complément du test de quatre pages, publié en décembre. Notamment une galerie du bruit plus complète et des exemples de rafales avec AF.

Quelques considérations

Annoncé le 10 octobre le premier hybride APS-C Nikon, le Z50 a été testé dans le numéro 122 du Monde de la photo. Nikon l’inscrit dans sa gamme, comme un appareil expert, pour des photographes qualifiés « d’enthusiast », donc passionnés. Il est vrai que décrypter les 500 pages du manuel pour se servir au mieux de l’appareil demande de la motivation.

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Nikon positionne le Z50 au même niveau que les D7500 et D500, en matière de public visé.
(document Nikon)

Nikon a fait l’impasse sur de nombreux points techniques, que le test de MDLP n°122 met en avant. Reste qu’il s’agit d’un appareil attachant. Par son ergonomie, certes perfectible en matière de gestion des molettes. Il serait agréable de pouvoir les programmer sur n’importe quel réglage d’exposition (ouverture, vitesse, correcteur et Iso), pour retrouver le cas échéant des habitudes acquises avec un appareil d’une autre marque. Mais on s’y fait vite, d’autant que les optiques en monture Z disposent d’une bague de mise au point configurable, assez sensible au déréglage involontaire sur les deux zooms de base de type DX : les 16-50 mm et 50-250 mm.

Ces zooms sont heureusement stabilisés, car le Z50 ne l’est pas. Avec des performances intéressantes, puisque l’on est descendu au 1/6e à 75 mm pour obtenir des photos nettes (pas toutes) avec le transstandard calé à sa focale maximale, soit 50 mm (75 mm éq. 24 x 36). Avec le télé (50-250 mm), le 1/13s toujours avec le zoom en bout de course (375 mm en éq. 24 x 36) est une valeur donnant une bonne chance de réussite, d’autant qu’au 1/10, voire au 1/8e, des photos presque nettes ont été prises avec un taux de réussite bien plus faible il est vrai, mais convenant pour un usage Web ou un affichage en Full HD.

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(cliquer pour agrandir)
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(cliquer pour agrandir)

On apprécie aussi la justesse de l’exposition, même s’il faut jouer du correcteur pour contraindre la mesure matricielle à sa propre version d’un bon rendu.

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Balance des blancs parfaite et bruit absent pour cette scène de nuit. Il a néanmoins fallu ajuster le correcteur d’exposition pour restituer un ciel d’encre.
(Nikkor EF 85 mm f/1,8 avec adaptateur FTZ, 1 600 Iso, f/2,8, 1/25e, -1,3 IL, mesure matricielle, photo LK).

Enfin, comme Nikon ne dit rien sur l’éventuelle fourniture via l’HDMI d’un signal vidéo 10 bits en 4:2:2, pas plus que sur la présence de mesures prémunissant le boîtier des poussières et des projections d’eau (joints par exemple), une recherche dans le PDF du manuel sur ces sujets n’a pas abouti, pas plus que la lecture de la brochure commerciale consacrée au Z50 (alors que celle des Z6/Z7 le mentionne avec une illustration à l’appui). Interrogée, Nikon nous a confirmé ces absences, indiquant à propos des joints internes : « Nikon Corp ne communique pas sur des joints de protection, ce qui ne (…) semble pas étonnant dans cette gamme de produits ».

- Le site de Nikon

Galerie du bruit

Dans le magazine, la place est comptée et nous y avons pris la décision de montrer la valeur extrême qu’est 204 800 Iso, au détriment de valeurs plus raisonnables, comme 25 600 ou 51 200 Iso. Vous trouverez ci-dessous une galerie plus progressive, allant de 400 à 204 800 Iso en dix étapes et correspondant à un petit extrait d’une photo bien plus grande. Ce qui est montré sont des Jpeg sortis de l’appareil avec la réduction de bruit « Normale ». Ces bons résultats sont susceptibles de devenir encore meilleurs avec l’usage du Raw et le passage dans un réducteur de bruit comme DxO Prime. Ce que confirment les Jpeg obtenus avec la toute récente version 3.1 de DxO PhotoLab qui reconnaît les fichiers bruts du Z50.

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Z50 400 Iso
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Z50 800 Iso
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Z50 1 600 Iso
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Z50 3 200 Iso
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Z50 6 400 Iso
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Z50 12 800 Iso
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Z50 25 600 Iso
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Z50 51 200 Iso
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Z50 102 400 Iso
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Z50 204 800 Iso
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En haut, Jpeg du Z50 en 102 400 et 204 800 Iso, au bas, les mêmes au sortir de DxO PhotoLab 3 qui n’a pas encore les profils du zoom 16-50 mm, ce qui explique la différence de cadrage due à la correction de la distorsion dans le Z50, par le processeur Expeed 6 (cliquer pour agrandir).

- Le site de Nikon

AF et rafales

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Les modes Rafales.

La cadence des rafales peux atteindre les 11 im/s avec du Raw 12 bits ou du Jpeg, l’autofocus et la mesure de l’exposition étant active. Une valeur remarquable pour un matériel de cette catégorie, non professionnelle il faut le rappeler. Avec quelques limites, à commencer celle de la visée qui n’est pas en temps réel. Ce qui ne pose pas trop de problème quand les variations de direction sont prévisibles (véhicules sur une route) et le sujet cadré est assez large. Pour disposer d’un suivi continu et réel dans le viseur, avec des écrans noirs venant désagréablement hacher la visée, il faut descendre à 5 im/s.

La mémoire tampon et la puissance informatique conviennent pour des rafales Jpeg de plusieurs secondes (6-7 s), mais restent insuffisante quand le Raw entre en ligne, avec une longueur d’à peu près 3 s. À signaler que, selon que l’obturation est mécanique ou électronique, que le Raw est en 12 ou 14 bits ou que le Jpeg est enregistré en même temps que le Raw, les vitesses mesurées des rafales varient entre 8 et 11 im/s. Cela avec les corrections optiques activées, gestion de la diffraction exceptée.

En matière de mise au point automatique, il est dommage que l’autofocus ne soit pas paramétrable (en photo, mais pas en vidéo) pour ajuster le suivi quand le sujet passe derrière un obstacle. Il y a aussi des pertes fugaces de suivi, mais dans l’ensemble, l’AF peut être qualifié de réussi. Les copies d’écran ci-dessous émanent de ViewNX-i, la visionneuse fournie par Nikon et qui affiche les collimateurs AF.

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Un sans-faute pour l’AF et la détection de visage (cliquer pour agrandir).
(photos LK)
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Ces quelques photos extraites de la rafale ci-dessus montrent que le poteau n’a pas perturbé l’AF (cliquer pour agrandir).
(photos LK)
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L’AF a trés vite détecté le sujet et opéré le suivi, avec des décrochages vers la fin de la rafale, en raison d’obstacles au premier-plan, avant de repointer sur la voiture (cliquer pour agrandir)..
(photos LK)
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Quelques décrochages du point AF sur le véhicule venant de face (cliquer pour agrandir).
(photos LK)

- Le site de Nikon

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  • Merci pour votre article sur numéro 122 et ce complément.
    Etant possesseur d’un Z6 j’aurai aimé un boîtier complémentaire en format DX, mais vous m’avez convaincu de ne pas acheter le Z50 et d’attendre un boîtier plus évolué avec entres autres, capteur VR et anti poussière. Un Z60 ou 70 ?
    vite Nikon, vite !

  • Quel est (à part gagner un peu sur encombrement et poids) l’intérêt d’un boîtier complémentaire si tu as déjà un Z6 ?

  • @3 Peut-être le coef. de conversion 1.5x ? Si c’est pas çà, je vois pas...

  • Si c’est le "coef de conversion", je ne vois pas...
    nobbleu, éclaire notre lanterne !

  • Le problème avec ce boîtier , ce sont ses limitations et pour avoir un dx plus perfectionné, il faudra probablement débourser 1500/1600 euros et là, ça devient vraiment dur dur car on trouve des FF aujourd’hui qui sont à ce prix. Donc celui qui veut abandonner ses kïlos de dslr Ff va bien peser le pour et le contre d’un système boîtier optiques avant de se lancer tête baissée dans une impasse .

  • C’est clair que si Nikon sortent un APSC haut de gamme, il sera aussi cher ou plus cher que certains Full Frame...
    Chez Sony c’est pareil... Y a le A6100, ou le A6400 qui est bien mieux et pas beaucoup plus cher, mais si on veut une machine vraiment performante (ne serait-ce que pour sa batterie), il faut un A6600 !!!

    Pour le prix d’un A6600, perso j’ai pris un A7M3 qui était à peine 180.- plus cher et c’est un autre Monde !!!
    Surtout quand on a déjà un A7 et des optiques Full Frame, ça n’a pas de sens de se ruiner dans un APSC... Plutôt un deuxième A7M3 dans ce cas !

    Mais bon, après chacun à son avis sur la question ;-)

Ulule Lemondedelaphoto
CEWE