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Nikon D7500 : une semaine sur le terrain

04/08/2017 | Patrick Lévêque

La rédaction s’est largement fait l’écho du D7500 depuis son annonce en avril et le test paru dans le N° 98 du Monde de la Photo. Nous avons depuis confronté le boîtier au terrain, ce qui nous a permis de confirmer tout le bien que nous pensons du petit dernier de Nikon.

Le baptême du feu de notre Nikon D7500 a eu lieu lors de l’inauguration du Tram T11 en région parisienne. Pris en main et découvert la veille de la prod’, le boîtier s’est montré très vite opérationnel. Placé dans le pool presse, nous avons effectué la totalité du reportage en lui faisant entière confiance et le boîtier a parfaitement répondu à nos attentes. Le système autofocus nous a également semblé vif et nerveux accrochant parfaitement les sujets.

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Premier contact avec le D7500. Le rendu des couleurs en position neutre reste très fidèle à cette scène d’avant orage. Du punch mais sans exagération. © Patrick Lévêque
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Le système AF du D7500 accroche rapidement le sujet. © Patrick Lévêque

Nous avons réitéré la même opération lors du reportage effectué quelques jours plus tard lors de l’inauguration du TGV Atlantique début juillet avec la même constance et régularité du boîtier. Avec l’impératif de livrer les photos à l’agence directement depuis la salle de presse, nous avons opté pour travailler en RAW+JPEG et bien nous en a pris. Ppour ce reportage, nous avons joué avec les ISO en poussant gentiment le boîtier à 400 puis à 800 ISO avec une grande satisfaction. Dans cette plage de sensibilité, la gestion du bruit est bien maîtrisée et les Jpeg parfaitement exploitables.

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Objectif 16-80mm f/2,8-4 à 16 mm (eq. 24 mm)
ISO 400 - 1/320 s à f/6,3
© Patrick Lévêque
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Objectif 16-80mm f/2,8-4 à 80 mm (eq. 120 mm)
ISO 800 - 1/160 s à f/5,6
© Patrick Lévêque
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Objectif 16-80mm f/2,8-4 à 80 mm (eq. 120 mm)
ISO 800 - 1/320 s à f/4
© Patrick Lévêque

Après le confort des strass et paillettes des inaugurations, nous avons emporté le D7500 pour une série de test en extérieur. Malmené dans la poussière de l’arrière-pays niçois et dans les embruns de la méditerranée, le Nikon D7500 n’a pas failli un seul instant si ce n’est quelques petites faiblesses en AF dans les nuages de poussière soulevés par nos Quads.

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Très légère surexposition facilement corrigée dans Photoshop
Objectif 16-80mm f/2,8-4 à 80 mm (eq. 120 mm)
© Patrick Lévêque
ISO 100 - 1/640 s à f/5

La qualité d’exposition est constante sur des rafales de plusieurs dizaines d’images avec parfois quelques images surexposées à cause des nuages de poussière des quads ou sous-exposées en mer. Dans ce dernier cas, les gerbes d’écume blanche projetées par les bateaux ont très largement influencé la cellule du boîtier. Un petit coup de correction d’exposition sur le boîtier et tout est rapidement rentré dans l’ordre.

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Objectif 300 mm f/4 (eq. 450 mm)
ISO 100 - 1/1 000 s à f/6,3
© Patrick Lévêque
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Objectif 300 mm f/4 (eq. 450 mm)
ISO 100 - 1/1 000 s à f/8
© Patrick Lévêque
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Objectif 300 mm f/4 (eq. 450 mm)
ISO 100 - 1/1 600 s à f/5
© Patrick Lévêque

Calé à 7 im/s, l’œil au viseur en mode priorité vitesse, la molette de contrôle de l’appareil tombe parfaitement sous le pouce et permet de passer facilement d’une vitesse à une autre. Dans ces mêmes conditions et malgré la stabilisation efficace du 16-80 mm F/2,8-4E ED R, le mode LiveView se montre moins pertinent malgré les positions hautes ou basses de l’écran, les reflets sont gênants et empêche de peaufiner les cadrages comme nous avons pu le faire l’œil collé au viseur.

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Objectif 16-80mm f/2,8-4 à 80 mm (eq. 120 mm)
ISO 100 - 1/400 s à f/8
© Patrick Lévêque

Deux journées passées dans la poussière et les embruns de la mer Méditerranée n’ont pas entamé la bonne humeur du D7500 (ni celle de nos optiques…). Un gros coup de soufflette, un passage au pinceau sur les parties les plus délicates et un petit coup de chiffon doux ont suffi à remettre notre D7500 en ordre de marche pour affronter les embruns dès le lendemain matin.

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Rendu des couleurs neutre sans saturation excessive. Les experts gagneront à utiliser le rendu neutre et travailler les fichiers Raw en postproduction.
© Patrick Lévêque

La qualité d’image du D7500 est irréprochable et bien servie par un capteur qui a fait ses preuves sur le D500 (CMOS APS-C 20,3 Mpx). Testé avec le réglage en position neutre neutre, les couleurs restent saturées, mais avec sagesse, sans excès. Le travail sur les fichiers Raw permettent de jouer sur les rendus avec une grande latitude, aussi vaut il mieux rester sur ces bases neutres et corriger en suite en postproduction. Les adeptes du format Jpeg pourront néanmoins jouer sur les rendus ou avec les modes Scènes.

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Objectif 16-80mm f/2,8-4 à 66 mm (eq. 100 mm)
ISO 100 - 1/500 s à f/6,3
© Patrick Lévêque

À l’usage, le nouveau boîtier de Nikon inspire confiance grâce à une qualité de fabrication soignée. L’utilisation de fibre de carbone ainsi que des renforts en alliage de magnésium et des joints de protections rassurent quant à la solidité et l’étanchéité de l’appareil à l’eau et aux poussières. La prise en main est très confortable, la poignée, au revêtement agréable, assure une tenue ferme de l’appareil d’une seule main. L’écran est orientable et tactile, mais pourra aussi se paramétrer à l’aide du pad situé sur sa droite. Un petit tour par les menus et il ne nous faut qu’une petite poignée de minutes pour paramétrer l’appareil à notre main. La double molette située sur la gauche du boîtier permet de passer rapidement d’un mode de prise de vue à un autre et de gérer la cadence moteur. L’appareil est doté de nombreux automatismes utiles pour les débutants. Certains modes Scènes sont très efficaces comme le mode « Coucher de soleil » qui donne un peu plus d’allure à l’image.

Du côté de la vidéo, le Nikon D5700 est capable de filmer au format Full HD 60p et en 4K/UHD en 30p avec toutefois deux limitations pour le format 4K dont une nous semble franchement gênante. La première, qui n’est pas la plus grave, concerne la durée d’enregistrement des séquences d’une durée maximale de 30 minutes, comme le font la plupart des boîtiers photo enregistrant de la vidéo. Handicapant pour l’enregistrement d’un concert mais rien de bien méchant pour l’enregistrement de séquences d’un clip ou d’un film. La seconde est par contre plus gênante puisque l’enregistrement au format 4K impose un sérieux recadrage d’un facteur de 2,2x. De quoi donner des suées aux adeptes du grand-angle. Enfin, les outils dédiés à la vidéo ne sont pas vraiment convaincant avec néanmoins des zébras pour l’assistance à l’exposition comme sur le D500 mais pas de focus peaking pour l’assistance à la mise au point. Difficile alors de séduire les experts et les professionnels dans ce compartiment de jeu.

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Objectif 16-80mm f/2,8-4 à 80 mm (eq. 120 mm)
ISO 100 - 1/800 s à f/7,1
© Patrick Lévêque

Après une semaine d’utilisation intense, un seul petit regret a noter : la présence d’un unique logement pour carte SDXC UHS-I alors que le D7200 possède deux logements SDXC. Interrogés sur ce point, les membres du staff technique, présent à nos côtés pendant ce test, nous ont expliqué que la nouvelle carte mère du boîtier a imposé le positionnement du capteur un peu plus en arrière pour gagner de la place au détriment du second lecteur de carte.

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À gauche le D7500, à droite le D7200

Moins cher qu’un D500, le D7500 devrait néanmoins satisfaire les experts à la recherche d’un appareil performant et financièrement abordable.

Plus de renseignements sur le site de Nikon

- Crédits Photos : Patrick Lévêque

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