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ON1 Photo Raw 2019 : un sacré morceau !

21/11/2018 | LAURENT KATZ

L’année 2019 s’annonce en fanfare pour le logiciel qui cumule catalogage, développement Raw, retouche, création de panoramas et de photos HDR, photomontage au sein d’une interface unifiée et d’un comportement non destructif, associés à une fonction d’importation de la photothèque de Lightroom destinée à ceux qui ne sont guère enclins à payer un abonnement.

ON1 Photo Raw 2018 lancé en octobre de l’année dernière a mis les développeurs à la tâche, avec une mise à jour fin 2017 apportant un véritable dialogue d’importation, la prise de vue connectée et l’épreuvage logiciel. Avec la version 2018.5 en milieu d’année, des gains de performances et de productivité ont été apportés, mais pas seulement, puisque qu’avec l’introduction de Luts (Look Up Table) et des Camera Profiles, l’éditeur apportait deux axes différents pour obtenir des rendus spécifiques, dont la simulation des styles d’images de toutes sortes (N&B excepté), placés par les fabricants dans leurs appareils. Enfin, les Albums bénéficiaient d’une structure hiérarchique. Cette liste d’évolutions, fruit d’une procédure mise en place par l’éditeur, avec vote des utilisateurs et adoubement de l’équipe de développement, aurait à elle seule justifié une appellation 2019. Mais ON1 ne s’est pas arrêté en si bon chemin et la nouvelle version apporte un tombereau de nouveautés.

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Le module de visionnage/catalogage avec à gauche les Collections et à droite la liste des mots-clés (cliquer pour agrandir).

À l’origine, le logiciel correspondait au regroupement de plusieurs plug-ins organisés autour d’une visionneuse. Petit à petit, sa structure a muté vers l’intégration totale. L’onglet Edit regroupe maintenant ce qui était autrefois Develop et Effects, sans oublier Layers. Ce que montre la disparition de l’onglet des calques, ceux-ci accessibles en permanence pour le photomontage, avec masque et mode de fusion. Il reste cependant visible en mode Browse, qui correspond à la visionneuse et aux outils de catalogage. Ici, point de calques de réglages, les interventions étant non destructives. Et, bien que l’ajout de blocs de texte, modifiables en permanence, soit possible depuis cette édition 2019, ces derniers ne participent pas à la mise en calque. Enfin, une procédure d’alignement, fondée sur le contenu, assure l’auto-alignement de calques résultant de plusieurs prises de vues à main levée.

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La palette de calques, accessible dans le mode Edit propose de nombreux modes de fusion (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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L’affectation d’un filtre passe par cette boîte de dialogue explicative.

Les fonctions d’empilement, concernant jusqu’alors la fusion panoramique ou HDR, s’ouvrent vers le focus stacking, pour obtenir une image nette à partir d’un bracketing de mise au point manuel, ou automatique comme le proposent par exemple Olympus et Fujifilm sur certains de leurs hybrides.

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L’empilement de mise au point prend en charge plusieurs photos, chacune avec une zone floue (illustration du haut) et les empile pour obtenir une image parfaitement nette. Une commande d’alignement doit être activée, sinon le risque d’obtenir un rendu déplaisant (image centrale) n’est pas négligeable.

Les évolutions ne s’arrêtent pas là, voici quelques autres apports de cette version :

  • Une liste globale des mots-clés est introduite, associée à la recherche, l’édition, la suppression et l’affectation.
  • Un panneau d’outils liés à la retouche de portrait est introduit, regroupant des outils existants mis en scène par la détection de visages. La reconnaissance n’est pas au menu du logiciel.
  • Les ajustements locaux utilisent les données Raw pour maximiser le rendu tonal.
  • Les filtres sont accessibles via une interface qui en montre les effets, explique en quoi ils consistent et dispose d’une fonction de recherche fondée sur des mots-clés. Ils s’enrichissent du grain, des courbes de tonalité et d’interventions sur les couleurs.
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    La simulation du grain de certains films argentiques est introduite (cliquer pour agrandir).
    (photo LK)

Sur le plan organisationnel, l’import d’une photothèque Lightroom est de la partie, avec la hiérarchie des Collections du logiciel Adobe qui se transforme en hiérarchie d’Albums, avec récupération des étoiles, des étiquettes de couleurs, des mots-clés et, grâce à une procédure fondée sur l’intelligence artificielle, des retouches opérées par Lightroom Classic CC. Les Albums dynamiques sont exclus de la procédure qui ne fonctionne qu’une fois, car il n’est pas possible, après une première récupération à partir de LR d’en lancer une autre si l’on a continué à alimenter la photothèque de ce dernier. La récupération est lancée depuis LR Classic CC, via le menu Fichier>Module externe – Extras>ON1 Photo Raw 2019>Migrate Catalog to ON1 Photo et s’avère assez longue, composée de deux étapes, l’une pour transférer la structure en Albums et mettre les liens vers l’image d’origine dans la base de ON1 Photo Raw, l’autre pour faire migrer les métadonnées et les corrections, si leur interprétation a été demandée.

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À gauche, des Collections LR Classic CC, à droite, les mêmes au milieu des Albums de ON1 Photo Raw 2019, après importation.

Avec tous ces apports, le logiciel est passé dans une autre dimension et ce n’est pas fini. Une mise à jour est déjà annoncée d’ici la fin de l’année et le passé conduit à penser que 2019 sera prolixe en évolutions. Et c’est aussi en février, dans le supplément Workflow du numéro 113 du Monde de la Photo, qu’est prévue la publication d’un banc d’essai du logiciel.

ON1 Photo Raw 2018 est vendu 119,99 $ (95,99 $ en mise à jour d’une version antérieure), pour cinq activations sous macOS (10.11 ou plus) ou sous Windows (7, 8 et 10, avec des mises à jour en 64 bits seulement) et une carte graphique compatible OpenGL 3.3 ou supérieur. La version plug-in s’intègre à Photoshop CS6 ou CC, Photoshop Elements 14 au minimum, Lightroom 6 ou Classic CC et Apple Photos. Ces prix promotionnels, indiqués TTC — les prix sur le site de l’éditeur sont fournis HT — devraient respectivement passer à 139,99 $ et 95 ,99 $. Une version d’essai est accessible gratuitement pour une durée de trente jours.

- Le site d’ON1

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Messages

  • Bonjour,
    D’abord merci à LMDP pour votre information continue.
    Si vous testez ce logiciel, pourrez-vous faire un focus sur le développement de X-trans Fuji 24 Mp(X-T2 pour ma part) en haute sensibilité. Mon expérience de ON1 (que j’ai acquis en version 2018) est l’arrivée d’Artefacts peu agréables en haute sensibilité. Y-a-t-il des précautions à prendre, des astuces, Mon autre expérience est que ces fichiers sont tout de même difficiles à développer quelque soit le logiciel par rapport aux fichiers en matrice de bayer(Ex : Nikon D300, D700, Canon G1XMkII). La version 2019 amène-t-elle des améliorations sur ce plan ? autant de question qui peuvent aussi intéresser ceux qui pratiquent le raw fuji x-Trans et ON1 (ou pas).
    Cdlt

  • Merci également pour l’info continue quand celle-ci est pertinente comme aujourd’hui.
    Je vais tester cette nouvelle mouture...
    Par contre, abandonnez le politiquement correct, les "culs entre 2 chaises" et la censure aussi puérile que les messages effacés.
    Un humanité lisse c’est sans intérêts et triste.

  • Ce logiciel est en anglais, une traduction dans la langue de Molière serait la bienvenue ... pour moi c’est la première condition pour que j’envisage de la tester .

  • Est-il au niveau quant à la récupération des hautes lumières ? (la version 2018 pas top)
    Les performances accrues, c’est de la théorie, mais en pratique ? Car ce logiciel recalcule sans arrêt ce qui est affiché,
    dès qu’on zoom, dès qu’on fait le moindre déplacement dans le photo etc... J’ai trouvé dans la version 2018 des performances lamentables (attendre 10/20 secondes un zoom ou dézoom etc...) et ceux dès qu’on "empile" quelques filtres avec du masquage.

  • Pas de version en français, c’est rédhibitoire pour moi.
    DXO, Luminar, etc. + PS ça me va déjà bien.

  • @4
    Votre configuration informatique est-elle suffisamment puissante (processeur, mémoire, carte graphique de préférence QUADRO) ?

  • je l’ai téléchargé pour un essai de 30 jours.
    Le fait qu’il ne soit pas francisé est gênant mais s’il avait été si intéressant, j’aurai persisté !
    De mon point de vue mais je peux me tromper, évidemment, c’est jeune, bafouillant et l’ergonomie singe LR sans l’égaler.
    je le dis sans mépris car j’aurais aimé quitter définitivement LR ne supportant plus leur politique commerciale.

  • @7 : "j’aurais aimé quitter définitivement LR ne supportant plus leur politique commerciale."
    Moi aussi ; je me penche pour l’instant sur Darktable (j’ai téléchargé l’intégralité des tutoriels de carafife, sur Youtube) et j’attends une période de congé pour m’immerger dans ce programme qui est d’un abord complexe, mais qui semble prometteur..