Publié le : 08/02/2012
Par : Laurent Katz

Olympus OM-D E-M5 : de la technologie à revendre

Après les NEX-7 et X-Pro1, le E-M5 s’inscrit dans la veine des hybrides experts, prêts à concurrencer certains reflex ambitieux. Avec des atouts qui étonnent étant donné le prix annoncé.

Présentation générale

Les « anciens » se souviennent de la lignée des reflex argentiques Olympus OM, qui ont battu en leur temps des records de compacité, coiffée par l’OM-4 Ti et son mode de mesure multi-ponctuelle. Comme elle l’a fait au lancement de sa gamme d’hybrides, en revendiquant une parenté, plus esthétique qu’opérationnelle, avec les reflex Pen argentiques (des demi-formats 18 x 24 mm), Olympus inaugure la nouvelle gamme d’hybrides OM-D. Inspirée, par la taille et l’aspect, des OM d’antan. Le premier de la famille, le E-M5 s’inscrit dans la catégorie experte. Avec de nombreuses évolutions technologiques sur le Pen E-P3 et une innovation toutes catégories d’appareils confondues : le stabilisateur multidirectionnel.

Par où commencer ?

Un bref portrait montre que l’E-M5 dispose d’un capteur LiveMos, stabilisé face à cinq types de mouvements, pour photographier en 16 Mpxl et filmer en Full HD. Son petit boîtier, fabriqué en alliage de magnésium et tropicalisé, dispose d’un afficheur Amoled de 3 pouces/640 kpts, tactile et orientable, et d’un mini viseur LCD de 1,44 Mpts. L’ergonomie repose sur deux molettes— qui empruntent au NEX-7 de Sony certains atouts —, sur des touches de fonctions et sur la tactilité. Voilà donc une fiche alléchante qu’il convient de détailler, car cet hybride augure de profondes transformations dans le paysage matériel des années à venir.

L’ambition est affichée : convaincre les amateurs experts et les pros par des caractéristiques alléchantes, tirant les leçons d’une certaine frilosité technique d’un Pen E-P3. Donc intégrer le viseur électronique, passer à la génération 16 Mpxl et proposer un appareil capable d’affronter les aléas climatiques. Ce dernier point n‘a rien de surprenant, car il était inscrit en filigrane dans les gènes du zoom 12-50 mm, muni de joints faisant barrage à la poussière et à l’humidité. Qui du coup devient le transstandard de base de l’E-M5. Olympus précise aussi que des bagues adaptatrices avec joints d’étanchéité, pour monter des optiques en monture 4/3 ou OM seront développées. Et j’ajouterai — le rêve étant permis — que je serais preneur d’un transstandard bien plus compact, d’amplitude modérée comme un 24-48 mm ou un 28-56 mm ouvrant à f/4, afin de conserver un encombrement raisonnable.

Depuis l’origine, les hybrides Olympus intègrent un capteur stabilisé, comme la série E des reflex. Ici, c’est la révolution puisque tous les types de mouvements, rotations et translations, sont détectés et compensés. Enfin presque, puisque les déplacements avant/arrière échappent encore à l’analyse. Mais Olympus a fait singulièrement progresser la technique. L’imageur est toujours protégé par le système de dépoussiérage ultrasonique, qu’elle a introduit sur ses reflex 4/3 et qui a inspiré ses concurrents. On est impatient de voir ce que ce capteur a dans le ventre, notamment en matière de bruit et de dynamique, ce critère progressant de 0,3 IL sur la précédente génération.

Bien que la vocation experte de l’E-M5 soit marquée, Olympus n’a pas cherché à le limiter à une frange réduite d’utilisateurs. On y trouve, outre l’exposition prioritaire, programmée ou manuelle, les modes i-Auto, les modes Scènes (23 en tout, dont la pseudo-3D) et les filtres artistiques. Plus des commandes de surimpression, l’ensemble permettant à chacun d’explorer les veines esthétiques de son choix. Seul le panorama par balayage (plus efficace que le mode Panorama habituel d’Olympus) fait défaut, alors qu’il a été introduit sur le compact SH-21 en ce début d’année. Un autre point qui méritera une évaluation lors du test concerne les rafales qui présentent deux facettes. Soit une cadence rapide, à 9 im/s, mais sans stabilisation ni autofocus continu, soit une vitesse moyenne de 4,2 im/s, avec AF continu et suivi du sujet.

La pléthore de réglages et de types de fonctionnement, dont la vidéo en Full HD, s’appuie par une interface protéiforme et surtout finement configurable. C’est dire si certains réglages passent par des touches, par le menu rapide, les menus standards ou par un tableau de bord. Et les deux molettes offrent un mode inspiré par ce que propose le NEX-7 de Sony. Cette richesse et cette complexité expliquent pourquoi la touche Menu ouvre la porte à une nuée d’écrans de paramétrage. L’E-M5 s’avère donc être un modèle aussi ambitieux et original que l’a été l’OM-4 Ti en son temps, même si les approches ergonomiques des deux appareils sont fort dissemblables.

En détail

Construction tropicalisée. Olympus est en train de bâtir un vrai système expert, voire professionnel, autour de la famille OM-D. C’est donc avec force joints protecteurs qu’elle prémunit son hybride de l’intrusion des poussières et de l’humidité. La marque revendique un statut anti-éclaboussure, indiquant que le niveau de protection est le même que celui des reflex de la série E. Comme on se souvient d’une présentation presse où un représentant de la marque n’avait pas hésité à vider une bouteille d’eau sur un E-3, gageons que l’E-M5 saura, lui aussi, « chanter sous la pluie ».
Le stabilisateur à cinq axes. L’absence de stabilité se traduit par des mouvements différents. Des translations verticales et horizontales dans le plan du capteur. Des mouvements de rotation selon les trois axes de l’appareil : le tangage (pitch), le lacet (yaw) et le roulis (roll). L’E-M5 est capable de les compenser tous. C’est le seul à ce jour, en raison d’un capteur capable de pivoter et de glisser grâce à un système électromagnétique piloté par trois capteurs. Deux de type gyroscopique pour les rotations, un de type accéléromètre pour les translations. Les tenants de la stabilisation optique revendiquent une visée sans tressautements, à juste titre et dans les limites de l’efficacité du mécanisme. Avec le E-M5, c’est aussi le cas à condition d’enfoncer le déclencheur à mi-course.
Le diaporama des filtres. Il y a maintenant onze filtres artistiques, certains cumulables entre eux et modulables en intensité. Au chapitre des nouveautés : Feutre qui procure un effet bande dessinée et Sépia que l’on n’a pas besoin d’expliquer. L’appareil introduit aussi un bracketing pour obtenir plusieurs rendus à l’issue d’un seul déclenchement.
Images en devenir. Deux fonctions bénéficient d’un mode de prise de vue facilitant l’obtention du résultat escompté. Ainsi, la commande de surimpression, déjà disponible sur des modèles antérieurs, est complétée par un mode accessible en prise de vue qui estompe la photo qui vient d’être prise dans la visée pour que l’on puisse cadrer et ajuster au mieux la position de la seconde image. Autre possibilité, la faculté en pose B, de voir à intervalle régulier se composer l’image dans le viseur ou sur l’écran. Une initiative qu’apprécieront ceux qui aiment photographier les feux d’artifice ou pratiquer le light painting.
Courbe de niveaux. La fonction est inattendue sur un appareil photo. À y bien réfléchir, agir comme dans un logiciel pour moduler le rendu des basses et hautes lumières est une bonne idée. A l’aide des deux molettes, vous agissez sur les deux sections de la courbe, sans toutefois pouvoir moduler le point d’inflexion.
L’autofocus Fast. Le système de mise au point automatique FAST donne sa pleine mesure avec les optiques de type MSC (Movie & Still Compatible). Il s’appuie sur la vitesse de transmission du capteur LiveMOS, sollicité à 120 im/s en AF ponctuel et à 240 im/s en AF continu. Il utilise trente-cinq collimateurs couvrant la majeure partie du cadre de prise de vue. Des points AF que le photographe peut privilégier manuellement, soit individuellement soit sur la base d’un groupe de 3 x 3 points. Avec la facilité qu’apporte l’afficheur tactile pour désigner la zone où s’active la mise au point. Cet AF, en suivi continu du sujet, s’appuie sur la reconnaissance faciale, la couleur et la trame du sujet.

Les accessoires

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La gamme des optiques et accessoires (cliquer pour agrandir)
Un grip en deux sections. Sony a montré que l’on pouvait renouveler un genre dont la conception semblait gravée dans le marbre, avec un grip présentant un décrochement déplaçant le centre de gravité. Olympus, dans un autre registre, lance le HLD-6, un grip en deux sections. L’HLD-6G apporte simplement une meilleure prise en main en mode Paysage, qui prend tout son sens avec un zoom télé. En vissant dessous l’HLD-6P, certaines commandes sont doublées (notamment une molette et deux touches de fonctions dorsales). Et on y place une batterie venant doubler la capacité énergétique de l’appareil. On note que le profil des grips n’est pas très anatomique. On verra à l’usage si les doigts s’y sentent à l’aise.
Un flash à Led. Le FL-600R est le nouveau fer de lance de la gamme des flashs cobras. Affichant un nombre-guide de 50 à 200 Iso, il assure la couverture, en éq. 24 x 36, d’un 24 mm, et même d’un 16 mm avec son diffuseur. Il se comporte comme un contrôleur de flash sans fil, et fonctionne aussi en mode Esclave, piloté par exemple par le petit flash amovible fourni avec l’E-M5. On remarque qu’il présente une Led en façade, offrant un niveau d’éclairement de 100 Lux à un mètre. Un appoint appréciable en vidéo, non pas pour éclairer une scène en grande largeur, mais pour amener un surcroit de luminosité dans un filmage de proximité, comme un entretien.
Extension de la gamme optique. Après le 12-50 mm, Olympus développe pour ce printemps deux optiques. Un petit télé très lumineux, un 75 mm f/1,8 doté d’une mise au point minimale de 80 cm, et un objectif macro. Ce dernier, avec 60 mm de focale (120 mm en couverture 24 x 36) procure le rapport 1/1 à 19 cm, sa distance de mise au point minimale. Il offre d’ailleurs un commutateur pour contraindre l’AF à des plages spécifiques : 19 cm, 19 – 40 cm, 40 cm – infini ou 19 cm – infini. Par ailleurs, ces deux modèles sont motorisés MSC, synonyme de mise au point rapide et silencieuse.

Premier avis

L’E-M5 s’avère séduisant en diable. Il faudra bien sûr voir comment il se comporte aux sensibilités élevées. Mais les dernières réalisations d’Olympus et de Panasonic montrent une progression qualitative due aux évolutions techniques des capteurs et aux traitements logiciels, même si le format APS-C conserve de l’avance en ce domaine.

L’attrait du E-M5 ne vient pas de son esthétique, un peu taillée à la serpe et manquant de subtilité, mais des technologies insufflées par Olympus. La tropicalisation du boîtier et des accessoires (zoom, grip, flash, adaptateur d’objectif), absentes des hybrides actuels, est devenue une réalité. Ensuite, le développement d’un stabilisateur compensant cinq sortes de mouvement et son incorporation pour que toutes les optiques en bénéficient est un atout incontestable. Ajoutez à cela une visée électronique intégrée, un afficheur tactile et orientable, des commandes de personnalisation foisonnantes et les filtres artistiques, pas indispensables mais amusants, et vous comprendrez combien ce modèle nous rend impatients de l’avoir en mains dans sa version finalisée.

Le dernier point, et non des moindres, est un prix qui devrait s’établir, nu à moins de 1 000 €. Une addition qui va vite monter si l’on préfère au transstandard de base, le 14-42 mm MSC, le plus attractif 12-50 mm MSC capable d’affronter les éléments. Face au Sony NEX-7, affilié à la classe experte, le E-M5 offre des atouts plus pertinents que le capteur et le viseur plus définis du Sony (24 Mpxl contre 16 Mpxl ; 2,37 kpts contre 1,44 kpts). La bagarre de l’hybride pour concurrencer le reflex expert ne fait que commencer.

Fiche technique

  • Capteur : LiveMos 4/3, 17 x 13 mm, 16,9 Mpxl effectifs
  • Format : 4/3, compatible 3/2,16/9, 1/1 et 3/4
  • Définitions : [4/3] 4 608 x 3 456 [16/9] 4 608 x 2 592 [3/2] 4 608 x 3 456 [1/1] 3 456 x 3 456 [3/4] 2 592 x 3 456 pixels
  • Vidéo : 1080i (60 im/s, H.264)
  • Stabilisateur : Électromagnétique cinq mouvements en photo (max. 5 IL)
  • Nettoyage du capteur : Oui
  • Protection du boîtier : Joints d’étanchéité
  • Sensibilité : 200-25 600 Iso
  • Bracketing sensibilité : Oui
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw (ORF, 12 bits), AVI (vidéo), MPO (3D)
  • Espace de couleurs : AdobeRGB, sRVB
  • Monture : Micro 4/3
  • Coefficient multiplicateur : 2x
  • Mise au point auto. : TTL détection de contraste
  • Zones de mise au point : 35 (auto ou manuel), zones 3x3, détection de visage, détection d’œil, suivi
  • Illuminateur AF : Oui
  • Mise au point  : Automatique, automatique continu, manuelle
  • Mode d’exposition : PASM, modes Scènes, filtres artistiques, iAuto
  • Mesure de l’exposition : TTL
  • Plage d’exposition : IL 0 à 20
  • Type de mesure : Évaluative multizone (324), pondérée centrale, ponctuelle (1 %)
  • Histogramme : Visée et consultation
  • Compensation d’exposition : +/-3 IL par 1/3, 1/2 ou 1 IL
  • Bracketing d’exposition : 2, 3, 5 vues sur +/- 3 Il (par 1/3, 2/3 ou 1 IL)
  • Vitesse : 1/4 000 à 60 s
  • Vitesse de synchro X : 1/250 s à 1/180 s selon flash, Super FP avec flash externe (1/125-1/4000)
  • Rafale : 4,2 im/s (17 Raw, selon carte en Jpeg), 9 im/s sans AF ni stabilisation (11 Raw, 17Jpeg)
  • Retardateur : 2 s et 12 s
  • Balance des blancs : Auto, préréglée (7), mesurée (2), correction +/-7 sur axes rouge/bleu et vert/magenta, 2 000 K - 14 000 K
  • Bracketing balance des blancs  : 3 vues sur +/-2, 4 ou 6 mireds
  • Réglages divers : Contraste, saturation, accentuation, mode N&B (4 filtres et 5 tonalités), gradation tonale, filtre bruit, filtres artistiques, surimpression
  • Prise flash : Griffe
  • Contrôle du flash : TTL Auto, Auto, Manuel, FP TTL Auto, FP Manuel, TTL sans fil
  • Flash intégré : FL-FM2 externe (fourni) NG 10 (200 Iso)
  • Compensation d’exposition au flash : +/-3 IL par 1/3, 1/2 ou 1 IL
  • Flash sans fil : Oui
  • Commentaires sonores : 30 s
  • Visée : Viseur électronique LCD 1,44 Mpxl
  • Moniteur : Amoled tactile orientable horiz. (3 pouces/610 kpts)
  • Écran LCD de contrôle : -
  • Visée sur le LCD : Prévisualisation de l’exposition, grille de composition, loupes 5x, 7x,10x et 14x histogramme
  • Affichage en lecture : 2x-14x, index (4, 9, 25 ou 100), accès calendaire, diaporama, hautes/basses lumières
  • Stockage : SD, SDHC, SDXC, Eye-Fi
  • Interfaces : Hi-speed USB/AV vidéo, mini HDMI, port accessoire
  • Configurations : 4
  • Mémoire à l’allumage : -
  • Personnalisation : 5 touches, 2 molettes, 4 configurations
  • Divers : Filtres artistiques, SAT (ajustement des ombres), surimpression, indicateur de niveau biaxial, convertisseur numérique 2x, conversion Raw
  • Télécommande : -
  • Logiciels : Olympus Viewer 2, iB
  • Accessoires fournis : Accu et chargeur/adaptateur secteur, bandoulière, flash FL-LM2, câble USB/AV
  • Alimentation : Accu Li-Ion 7,4 V/1 020 mAh
  • Dimensions : 121 x 89,6 x 41,9 mm
  • Poids : 425 g (avec SD et accu)

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Messages

  • je trouve l’idée très bonne il est à la fois compact et tropicalisé (y compris l’optique) donc parfait pour la randonnée en conditions difficiles...
    et utilisable comme un reflex grace aux accessoirs (poignées, viseur, etc...) du tout bon...

  • Bonjours
    On ne va pas cracher sur des progrès techniques, qui, si les annonces se trouvent réalisées, seront bienvenus, mais il faut voir les essais et les prix, et espérer que les menus seront enfin accessibles sans prise de tête et crise de nerf.
    Par contre, la nostalgie, ça va cinq minutes, et décalquer le look des défunts OM n’est peut-être pas la meilleure solution.
    Pour ma part, j’aurai nettement préféré un viseur décalé sur le coté gauche, comme sur le Nex7, ou, pour rester chez Olympus, le E-330, ou le Lumix LX1 Pana à prisme de Poro. Le confort de visée aurait été optimal, avec, pourquoi pas, comme il semble que ce viseur soit le VF2 des Pen, une possibilité de le faire pivoter dans le plan vertical vers le haut.
    Par contre, par contre, le détail qui tue : pourquoi avoir conservé cette ânerie (et je reste poli !) de connexion USB au format propriétaire ?????? rien que pour ça, il mériterait de rester sur les bras de M. Olympus !
    Enfin, ne nous plaignons pas trop, l’objectif macro est enfin au rendez vous ( si on le voit un jour...)

  • On se demande bien pourqui OLYMPUS a abandonné le vrai et simple réflex (E 5 ; E 30, etc.) .
    Avec un capteur amélioré, et toujours en 4/3 s’ était très jouable .Un bon viseur éléctronique, ce n’ est pas encore aussi bien que la visée optique réflex .
    A moins peut-être de faire comme SONY ? Et pourquoi pas comme le Pellix de Canon ? (mirroir fixe, semi transparent ) . Le problème des salissures sur le capteur serait résolu .
    Je persiste à penser qu’ un réflex comme l’ E 630 (?) n’aurat pas été bien cher à fabriquer et pouvait bien se vendre . Avec l’ avantage que toutes les optiques existaient déjà, et avec des grandes ouvertures .

    La stratégie d’ OLYMPUS n’ a pas toujours été la meilleure et d’ ailleurs certains de ses dirigeants sont soupçonnés de corruption et d’ "abus de biens sociaux ", pour parler le langage français .

    Espérons que ce nouvel appareil rencontre le succès .

  • @Laurent Katz

    On aime bien la presse mais je peux vous dire qu’il y en a qui tiquent à l’idée de comparer l’OM-D (ou l’E-M5 ???) à un OM4 -Ti !!!

    Vocation expert ? Mouais, en se forçant un peu parce que l’AF présente des caractéristiques intéressantes,etc...

    Pour la clientèle pro, vous me permettrez d’avoir des doutes compte tenu du revirement stratégique FT => MFT !

    • Vous aimez bien la presse, alors lisez-là bien. En écrivant que la parenté revendiquée avec l’OM4-Ti était "plus esthétique qu’opérationnelle" j’abondais dans votre sens. Je rêve d’un numérique avec l’ergonomie et la simplicité d’un OM 4 Ti. La vocation experte est indéniable, mais chacun peut en penser ce qu’il veut et en débattre vainement sur les forums. Quant à l’usage par des pros, il mérite d’être considéré, même si à l’évidence le boîtier n’a rien à voir avec un Canon ou un Nikon Pro. Reste à définir ce qu’est un photographe professionnel, celui qui utilise un boîtier à 3 000 ou 5 000 €, ou celui qui vend des photos. Il est sûr que couvrir un match de foot ou de rugby avec un E-M5 n’a pas de sens en raison des fortes limitations des rafales et de la visée, voire de l’AF. A l’inverse, faire de la photo sociale au flash sans fil n’implique pas d’avoir un D4 ou un EOS 1D Mark IV entre les mains (pas des grosses mains !).

      Plus que le passage du 4/3 au Micro 4/3, après tout, le capteur ne change pas, c’est plutôt l’absence de vraie bague de mise au point, la visée purement électronique, le modes rafales anémiques en mise au point continue... qui posent problème. La fiabilité doit faire aussi ses preuves. Mais là encore, l’E-M5 doit être considéré comme un complément d’un boîtier pro, mais pas comme l’appareil principal. Et s’il fallait regretter l’abandon de la lignée 4/3, ce serait surtout pour la déshérence qui s’abat sur la gamme optique qu’a développée Olympus (dont un fabuleux 150 mm f/2).

      Laurent

    • A vous lire je vais garder mes boitiers e62o et epl2 avec mes optiques

    • Bonjour tous,

      J’interviens un peu tardivement car le sujet date mais l’OM-D E-M5 est maintenant sorti, a été testé un peu partout pour révéler des tas de qualités (réactivité, qualité globale des images, bonne compacité...) et quelques défauts (bruit permanent du stabilisateur, ergonomie toujours aussi approximative, traitement jpeg maison qui passe mal les hautes résolutions...). La question de l’appareil simple, ergonomique tels que l’étaient ceux de la gamme OM reste ouverte ; je me trompe peut-être mais je ne vois pas dans l’éventail de ce qui est disponible en ce moment, un appareil compact fait pour le snapshot (à un prix décent j’entends), même si les GX1 et le petit dernier d’Olympus s’en rapprochent. A quand un appareil compact, réactif, ergonomique, équipé d’un viseur superlatif... et sobre (c’est à dire débarrassé de la plupart des filtres intégrés et autres modes scènes qui sont plus gadgets qu’utiles) ? Panasonic ne pourrait-il pas penser à mettre la stabilisation sur le capteur de son GX1 ?
      Cordialement,
      PB

  • Juste une réflexion au passage. Ce n’est pas Sony qui a innové avec le décrochement dans le grip additionnel pour PdV verticale, mais Minolta avec la vc 9 du Dynax 9 en 1998 (ceci dit, je n’ai jamais apprécié personnellement car pas très naturel à mon goût d’aller chercher le déclencheur ailleurs qu’en haut du grip. D’ailleurs, ça n’a jamais été repris par les autres, Canon ou Nikon. C’est qu’il devait y avoir une bonne raison ergonomique).

    Autre chose, ces grips en deux parties ont été déjà proposés à la fin des années 70 par Canon pour ses boitiers F1 et New F1.

    Quoi qu’il en soit, cet Olympus est très alléchant et je pense que l’étude de son dessin n’y est pas pour rien !

    • Je reste definitivement convaincu par l’OMD :
      + Stabilisation extremement efficace + objectifs legers et non stabilises
      + Velocite et precision de l’AF
      + Gestion du bruit en forts iso top / tout ce que j’ai vu jusqu’aux APS-C
      + Discretion de declenchement
      + Gestion Batterie tres correcte
      + Moins encombrant
      + Anti-ruissellement
      + Ecran OLED bien mieux que le G3

      - Ergonomie discutable tant materielle que logicielle, mais vu tous les avantages, j’en fais aisemment le deuil.

      J’avais auparavent un Canon EOS40D, puis ensuite un Panasonic DMC G3.
      Franchement l’OMD est de tres loin le meilleur que j’ai jamais eu entre les mains.
      Je ne suis pas sur que d’un pt de vue technologique les progres soient aussi spectaculaires a l’avenir.

  • Pour moi, l’Olympus E-M5 est tout simplement une révélation, un coup de tonnerre dans le monde de la photographie digitale. Sans doute est-ce un aboutissement des caméras de la série PEN mais à partir d’aujourd’hui acheter un pen avec un viseur en option n’a plus de sens, le E-M5 est une caméra exceptionnelle qui mérite les meilleures optiques du système micro quatre tiers.
    Maintenant que je l’ai paramétré à mon gout et avec ses molettes ( 5 avec le grip) il est très facile à gérer. Question qualité d’image, c’est bluffant, en haut iso un peu meilleur en tout cas que mon canon 600d, il me reste maintenant à le comparer au Canon 5d mark 2 (même, je le sais par avance, je n’aurais jamais le bokeh du plein format)

    Avantages

    Petite taille, petit poids, mais superbe qualité de construction, enfin un boitier en métal, beau et élégant !
    Qualité d’image remarquable même à haut ISO.
    Étanche, résistant aux intempéries et aux éclaboussures.
    écran AR pivotant et tactile.
    Mise au point AF hyper rapide.
    Stabilisation du capteur AHURISSANTE, j’ai pris des photos nettes au 1/4 de seconde !
    Qualité vidéo HD.
    Prise en main géniale avec le grip.
    Boitier paramétrable à sa main.
    Grand choix d’optiques de qualité du système M 4/3 dont certains objectifs OLympus sont top
    Mode macro du 12/50 du kit.
    Accès à des milliers d’optiques anciennes avec les bagues adaptables.

    Moins
    On repart sur une nouvelle gamme optique et il faut reprendre des habitudes, zut...
    Pas de flash intégré. ( mais flash NG 12 livré avec 3 bouts de plastique que l’on va vite perdre !)
    Petit pour les grandes mains. Quelques boutons sont mal placés.
    Plus cher que les reflex APS C. ( mais la différence de prix est justifiée)
    Grip INDISPENSABLE, 300 € de plus...
    Quelques JPEG surex.
    Menus trop complexes, voire fouillis, on est loin de la commodité des onglets Canon... Pas fait pour un néophyte donc.
    N’aura jamais le bokeh du plein format avec son plus petit capteur.

    En conclusion l’Olympus E-M5 mérite largement 5 étoiles. Il ne remplacera pas un D3S ni aucun boitier pro mais en revanche il a l’avantage de ne pas démonter les vertèbres en balade (j’ai là une pensée pour les porteurs de Canon ou Nikon avec le 70 200 f2.8). Son AF est ultra rapide, la stabilisation étonnante, il est vraiment bon en haut ISO et en plus c’est un bel objet qui me rappelle mon OM2...

    • oui, ma colonne vertébrale se porte mieux, en effet j étais équipe d’un canon 70 200 pour la ballade ! depuis l em5 est une révolution, c est comme un porte cle, en mieux !
      je confirme que l’intuition pour la gestion des programme est a oublier, il faut fouiller,...La prise en main technique est un peu déroutante, mais cote ergonomie avec le grip c ’est du bonheur. les deux molettes sont parfois déroutantes, mais bon...l écran tactile est bluffant, il va plus vite que l’oeil...le déclenchement est aussi plus rapide sur l’écran tactile que sur le déclencheur !
      la discrétion de lem5 est un atout pour les reportages et photo de rue, c est plus discret qu’un 70 200 et plus efficace, la mise au point est extrêmement rapide et le stabilisateur fait un super boulot, presque impossible de rater "l’imprévu" !!!
      conclusion, je revends le 70 200 et le reflex canon...une nouvelle ère commence !

  • Bonjour à tous,

    Je viens de recevoir mon EM-5, après un mois d’attente. Mes premières impressions sont excellentes. Contrairement à mes craintes, venant du monde numérique NIkon, je n’ai pas trop de mal à m’habituer aux menus. Bref tout roule pour l’instant, mais une question me titille tout de même. J’ai pris l’habitude de répartir en voyage mes photos fans plusieurs dossiers sur la même carte. Je n’arrive pas à mettre la main sur cette fonction, est qu’elle existe ?

    En vous remerciant d’avance

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