25/06/2009 – Après les festivités du lancement et leurs inévitables futilités, les choses sérieuses déboulent avec la prise en mains de l’appareil au cours d’une virée berlinoise, ponctuées par des pauses photographiques, plus ou moins mises en scènes.
Voir les épisodes précédents ici et là.
Dès huit heures du matin, distribution générale avant le petit déjeuner. Chacun reçoit un Pen E-P1 (il sera rendu dans l’après-midi), en version silver ou argentée, avec son zoom 14-42 mm. Et la certitude, sur le terrain, que nos accompagnateurs officiels auront un sac à dos chargé de matériel : accus de rechange (pas inutile, on le verra), pancake 17 mm et son viseur optique, flash FL14 et adaptateur pour monter un objectif 4/3. La traversée de Berlin montre une ville dont le charme ne sa manifeste pas au travers de la vitre d’un bus. Étendue, reconstruite, riche en espaces verts et en grands ensembles immobiliers, le contraste est rude avec Paris. Le charme se manifeste plus en déambulant et en humant l’ambiance. Quoiqu’il en soit, le 14-42 mm d’Olympus a eu vite fait de regagner un pochon protecteur, pour faire place au 7-14 mm et 14-140 mm de Panasonic. Pour user d’une plage de focales plus importante. Pour vérifier la compatibilité d’optiques tierces avec l’E-P1. En l’occurrence, les deux zooms n’ont posé aucun problème au boîtier… y compris quand le stabilisateur optique du zoom 14-140 et celui du boîtier, mécanique, sont restés activés un instant par inadvertance.
L’aspect rétro de l’appareil incite à viser « à l’ancienne ». Plusieurs fois, je me suis senti bêtement porter le LCD à l’œil. Et cela a été le cas d’une grande majorité des journalistes du groupe français, y compris ceux qui travaillaient pour la presse grand public. Des personnes sans doute pas aussi passionnées par la photo, mais qui apprécient beaucoup ce loisir.
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Le premier contact est positif, le Pen E-P1 ayant l’aura des boîtiers que l’on adopte d’emblée. Question réglages, c’est Byzance. On est au niveau d’un reflex expert, voire professionnel. Mais celui qui aurait délaissé son compact tout simplet au profit de ce modèle de course ne devrait en aucun cas se laisser impressionner par la richesse des menus. Mieux vaut même qu’il n’y glisse pas le moindre doigt de pieds, cela lui ferait le même effet qu’une baignade en Bretagne en plein hiver. Pour lui, les modes Scènes sont bien suffisants et les six filtres Artistiques seront sources de plaisir. Il faut dire que Stenopé et Film granuleux, même s’ils immobilisent l’appareil quelques secondes à l’issue du déclenchement, le temps que le processeur mouline les calculs, sont assez réussis. La grande question, que l’on soit débutant ou confirmé, reste l’autofocus par détection de contraste. Alors que les modèles présentés le soir du lancement officiel étaient plus que lymphatiques, les P-E1 qui nous ont été remis, en situation de production avec un firmware modifié, montraient beaucoup plus de réactivité, sans toutefois être satisfaisant sur ce critère. Panasonic a une longueur d’avance sur Olympus, mais l’appareil reste plus prompt que les reflex actuels employés en visée sur LCD (Sony exceptée).
L’accu s’avère juste pour photographier une journée entière. Dans la pratique, entre 9 h et 15 h, j’ai du prendre 250 photos environ, avec un fort usage du LCD (réglage, visée, prise de vue et examen). Chacune enregistrée en Raw et Jpeg. Et cela a épuisé deux batteries, sachant que ces dernières ayant été fournis par Olympus, il a été impossible de savoir si leur charge était complète et si la recharge initiale avait été faite dans les régles de l’art.
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En matière de bruit, même si les 6 400 Iso sont présents, il faudra se faire une raison, un D5000 de Nikon l’emporte haut la main. Cependant, on peut sans crainte fixer la sensibilité courante à 400 Iso et opérer des incursions à 800 ou 1600 Iso au besoin. Et aller au-delà si ramener une photo bruitée et désaturée est mieux que rien. On vous laisse juge, au vu des quelques extraits de photos présentés ici, sachant que le niveau de bruit acceptable dépend de quatre critères : la nature du grain, la subjectivité du photographe, la taille de visualisation (écran ou tirage papier) et le traitement logiciel (automatique dans l’appareil ou à la main à partir du Raw). Pour moi, les critères à tà améliorer restent prioritairement ceux de l’autofocus… et de la visée à hauteur d’œil. Mais Olympus y travaille, j’en parlerais lors du prochain épisode, avec un compte-rendu de l’entretien collectif, auquel Mr Akira Watanabe, Responsable planning Japon, et Mr Heino Hilbig, Responsable communication d’Olympus Europe, ont participé, répondant au feu roulant de questions de l’ensemble des journalistes français.
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