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Pentax K-7 + DA 18-55mm f/3,5-5,6 AL WR

21/07/2009 | Jean-Marie Sépulchre

Avec le nouveau K7, Pentax a joué la carte de la légèreté et du prix modéré en y associant en kit une nouvelle version du petit 18-5 d’entrée de gamme, la version WR tropicalisée avec l’implantation de six joints d’étanchéité internes. Ainsi l’ensemble est annoncé comme résistant à la pluie et aux pires conditions de la photo baroudeuse.

Le Pentax 18-55 mm cadre comme un 27-82,5 mm avec un capteur de 16 × 24 mm ce qui semble un peu court comparé aux offres « expert » des autres marques, mais il est aussi plus léger ! Il adopte une finition soignée, mais la construction est assez basique (pas de motorisation interne) malgré une monture en métal (avec un joint anti-pluie rouge). Il est livré avec un joli parasoleil tulipe. Tous les reflex Pentax actuels étant équipés d’un stabilisateur, l’objectif n’en est naturellement pas équipé.

Caractéristiques


- Formule optique : 11 lentilles en 8 groupes

- Distance minimale de mise au point : 25 cm

- Filtre : 52 mm

- Motorisation : non

- Stabilisateur : non

- Joints d’étanchéité : oui

- Dimensions : 68,5 x 67,5 mm

- Poids : 230 g

- Accessoires : bouchons, parasoleil

- Origine : Vietnam

1.Le piqué



Le capteur du K7 atteint une résolution optique de 100 paires de lignes au millimètre, ce qi est très élevé, et le petit zoom Pentax s’en sort avec les honneurs au centre de l’image à toutes les focales, souvent en fermant le diaphragme d’un cran ou deux. Entre 24 et 43 mm le niveau est même excellent jusque sur les bords, du moment que l’on choisisse une ouverture de f/8 ou f/11. A 55 mm le rendement baisse un peu. A toutes les focales les angles sont en retrait, surtout à 18 et 55 mm, notamment du fait d’un décentrage léger que démontrent les mesures d’aberration chromatique. On peut se demander si une construction un peu plus onéreuse avec plus de métal n’améliorerait pas cette situation ? En tout état de cause, le paysagiste pourra être déçu de ne pas profiter sur la totalité du champ de la très haute définition du capteur, qui n’est pas en cause puisque des focales fixes atteignent l’excellence sur la totalité du champ.

- 18 mm :



On notera qu’à 18 mm il faut « visser » jusqu’à f/11 pour que les fins détails arrivent au niveau très bon dans les angles, mais le centre de l’image et la zone des tiers est toujours de très bonne qualité.

- 24 mm :



A partir de f/5,6 l’image sera assez homogène, et d’un très bon niveau de piqué, pour tout usage généraliste.

- 35 mm :



A partir de f /5,6 le piqué est excellent sur la plus grande partie du champ à 35 mm, le paysagiste préférera la qualité maximale obtenue à f/11.

- 43 mm :



Le rendement baisse à 43 mm par rapport à la position 35 mm, car il faut désormais choisir plutôt f/8 pour obtenir une haute qualité d’image sur la plus grande partie du champ.

- 55 mm :



A sa focale maximale de 55 mm (valeur pourtant en deçà de ce que propose la concurrence en gamme expert) le piqué est insuffisant à f/5,6 et ne sera jamais très bon dans les coins de l’image.


Le boîtier peut-il être en cause ?
Tout essai d’un nouveau modèle amène son lot d’interrogations, et après quelques essais, en l’absence de mode « standard » dans le menu, j’ai choisi les JPG « paysage » pour les mesures de piqué, tous les kits experts du comparatif ayant été mesurés en JPG. Les résultats des zooms de base tropicalisés (18-55 et 50-200) montrant un piqué un peu décevant à certaines focales, je me suis interrogé sur l’autofocus, très rapide mais parfois un peu rapide justement, alors que plusieurs mesures de suite montrent que l’on peut atteindre parfois une meilleure précision lors d’un essai complémentaire. La mise au point avec le live-view par détection de contraste n’est par contre pas un réel atout, le système SAFOX classique semble meilleur. Après divers ajustements pour être certain que la mise au point était bonne à f/4, les mesures du magnifique 55 mm f/1,4 donnent la réponse : le K7 est capable en JPG d’un niveau de piqué superlatif sur tout le champ…avec les meilleurs objectifs de la marque !


Ci-dessus : Essai de piqué du 55 mm f/1,4

2. Les défauts optiques





Le vignetage est très bien maîtrisé avec 0,5 IL à 18 mm (mais des traces d’assombrissement des coins subsistent jusqu’à f/8) et surtout d’excellentes valeurs de 24 à 55 mm, de 0,4 à 0,2 Il aux pleines ouvertures. La distorsion est un point très fort de l’objectif, puisqu’elle est modérée à 18 mm (0,89 % en barillet) mais surtout que son inversion en coussinet à partir de 35 mm est quasiment invisible, atteignant au maximum – 0,23 % à 55 mm, et ceci sans correction logicielle.
Par contre nous étions impatients de découvrir l’efficacité de la dite correction interne au boîtier pour l’aberration chromatique, le K7 étant le premier modèle de la marque à proposer cette option : ce réglage, qui retarde notablement l’affichage des images, n’est pas totalement satisfaisant puisque les franges subsistent dans les coins à 18 mm avec un niveau trop élevé de 2,6 pixel. Aux autres focales l’aberration chromatique dépasse toujours 1 pixel, qui est la limite au-delà de laquelle les déformations lumineuses peuvent se voir sur un A3. Il est à noter qu’à 18 mm le défaut affecte le bas de l’image, et autres focales le haut, ce qui prouve un centrage imparfait de l’exemplaire essayé

3. Notre verdict



La plage de focale est trop restreinte et la qualité optique en retrait des qualités du capteur, le prix, la légèreté et la tropicalisation pourront cependant séduire beaucoup.

On aime :
- tropicalisation et légéreté
- peu de distorsion

On aime moins :
- piqué en retrait sur les bords et à grande ouverture
- aberration chromatique résistant à la correction interne du boîtier

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