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24 janvier 2008
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Performances de l’autofocus : avantage Nikon

Canon EOS 40D : Grâce à son collimateur central doublé d’une seconde croix inclinée à 45° et à ses neuf collimateurs en croix, l’EOS 40D a beaucoup progressé rattrapant quasiment l’avance prise à l’époque par le Nikon D200... C’est notamment en basse lumière que l’on sent les progrès. Avec les innombrables objectifs EF et EF-S à motorisation Ultrasonic, cet EOS est devenu une formidable machine à faire le point.

Nikon D300 : Le Nikon D300 dispose de 51 collimateurs, dont 15 en croix… Au lieu de 11 en tout sur le D200. Le système AF Multi-CAM3500DX est aidé par la mesure matricielle dans ses choix, grâce à des informations de lumière et de couleur qui contribuent à identifier le sujet à mettre au point... Nikon va beaucoup plus loin que Canon au niveau de la personnalisation fine de l’autofocus. Presque trop pour certains, qui se sentent un peu perdus face à toutes ces options ! Pour les exploiter, il faut se plonger dans le mode d’emploi (ce qui n’est pas anormal sur un appareil professionnel)… Il est même possible d’affiner les réglages usine de l’Autofocus (il fallait précédemment passer au SAV). Une option professionnelle que seuls les EOS 1D Mark III proposent chez Canon et dans laquelle on doit se lancer prudemment. Cela se fait, soit de façon globale (si le boîtier lui-même était décalé)… Soit optique par optique, ce qui est plus indiqué (pour finir un reportage avec un objectif ayant subit un choc par exemple). Le mode Live View, affiché à 200% dans Camera Control est le plus indiqué pour comparer la mise au point manuelle, avec celle de l’autofocus… On touche ici à de hautes sphères !

Avantage : L’autofocus du Nikon D300 distance celui de l’EOS 40D. Un avantage qui me semble plus décisif encore que le nombre de megapixels (nous allons y venir)… Mais qu’il convient de relativiser en fonction de l’utilisation que vous avez de votre boîtier ! Un photographe paysagiste n’a que faire de 51 collimateurs… Toujours est-il que Canon ne devrait pas s’endormir trop longtemps sur ses lauriers, car la concurrence s’agite aussi du côté d’Olympus qui livre un E-3 à l’autofocus très efficace. Reste qu’Olympus pas plus que Sony ne peuvent actuellement concurrencer Canon et Nikon sur le terrain des gammes optiques à motorisation Ultra Sonic… Offrir une poignée d’optiques professionnelles à presque 2000 € est une chose. Mais satisfaire les besoins des amateurs experts avec des gammes Ultrasonic entre 500 et 1500 € en est une autre !

Le Canon EOS 40D a bien progressé dans le suivi des sujets en mouvements. Mais dans ce domaine le Nikon fait encore mieux, grâce à ses 51 collimateurs.

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Les commentaires liés à cet article

4 Messages de forum

  • vu tes commentaires, tu expliques plus longuement sur nikon que sur canon !

    t’es pas pro nikon par hasard ?

    L’USM fait office comme les 51 collimateur ! les objectifs USM sont beaucoup plus rapides que les montures Nikon.

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    • ben non !

      L’expérience montre bien que les résultats sont très proches... et que le Nikon bat dans certaines circonstances le Canon.

      La plupart des test publiés dans la presse l’ont montré !

      Par ailleurs les moteur SWM (Silent Wave Motor) de Nikon sont exactement l’équivalent de l’USM Canon...

      Qui a d’ailleurs été développé à partir d’un brevet Nikon à la fin des années 80 !

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  • ... et diaboliquement efficace sur le terrain ; on a rien sans rien. Ceci dit l’impression de complexité est moindre pour l’habitué de la marque, car il a eu le temps de l’apprivoiser petit à petit avec des appareils moins sophistiqués dans la marque auparavant. Et quand il acquiert un D300, il a déjà fait une partie du chemin technique.

    D’expérience, j’affirme que la rapidité et la justesse de l’AF du D300 pour des sujets en mouvement ( même rapide ) à la fois dans l’axe optique et perpendiculaire à l’axe ( combinaison des deux en somme ), mouvement prévisible ou aléatoire, est impressionnante et le taux de réussite l’est de même, pour peu d’avoir fait les bons choix de paramètrage avant la prise de vue.

    Personnellement, que ce soit pour figer mon sujet ou faire un filé ( la seule différence est le choix de la vitesse choisie en automatique S, et avec le VR ou pas ), j’utilise le mode autofocus "AF-C" ( l’équivalent de l’AI servo pour Canon ), le sélecteur de zone AF "dynamique" ( le capteur interroge les voisins si le sujet sort du collimateur actif choisi au départ pour reprendre le point ), la fonction a1 est en priorité "mise au point" si je ne fais qu’une vue et priorité "déclenchement" si je travaille au moteur, la fonction a8 sur 51 ( pour que tous collimateurs soient dispos pour l’ajustage latéral de l’AF AF et non seulement 11 qui sont plus éparpillés dans le champ de l’image ), la fonction a3 est sur "51 capteurs" ou "51 capteurs 3D" qui prend en compte une discrimination de couleur ( ça veut dire que le D300 peut interroger tous les capteurs pour le déplacement latéral si le sujet sort du capteur initial, et non seulement les 9 ou 21 adjacents à celui choisi au départ avec le pad arrière . L’option 21 capteurs peut suffire cependant, mais le top, c’est 51 3D ). Pour soulager un peu la bête, surtout si je travaille au moteur, j’oublie le raw 14 bit, et je me contente du 12 bit. Préfèrer pour l’exposition le mode S avec une vitesse choisie pour le figé ou pour le filé.

    Ensuite, l’essentiel est de ne pas se laisser surprendre par son sujet en mouvement, bien anticiper le déclenchement en le suivant de loin l’oeil derrière le viseur, pour mieux le cueillir au vol tel le chasseur canard sauvage. Pour le filé, il faut le suivre par rotation autour du bassin et non des épaules. Pour le déclenchement, il ne faut pas se précipiter sur le déclencheur, il faut "prendre le temps d’aller vite" comme dit la pub de la SCNF sur le TGV, à savoir j’appuie gentiment à mi course sur le déclencheur pour laisser au D300 le temps d’analyser la scène, puis tranquillement dans la foulée je déclenche à fond pour la prise, tout en faisant tourner mon buste autour du bassin avec la délicatesse et la souplesse d’un coup de pinceau laissé sur un mur, pour bien adhérer au mouvement de mon sujet, et je continue la rotation après la prise. Avec un D300, un D3 ou D700, cette méthode marche à tous les coups, c’en est presque décevant tellement c’est efficace.

    Pour les sujets statiques ou peu mobiles, l’AF-S est un bon choix, et le sélecteur de zone AF choisi en "sélectif" plutôt que dynamique. Pour le portrait par exemple, j’utilise un des 15 capteurs centraux en croix ( plus sensibles ) , le central par exemple , et je fais le point sur les yeux en appuyant à mi course. Un bip sonore m’indique que la MAP est faite et mémorisée. Puis, le déclencheur toujours à i course, je décadre pour satisfaire la composition d’image, enfin j’appuie gentiment à fond pour faire la vue. La fonction a2 a été paramètrée en priorité "mise au point" au départ. Ici aussi, il faut "prendre le temps d’aller vite"

    Enfin, pour le paysage, rien n’est mieux que la bonne vieille mise au point manuelle. En automatique A pour l’exposition, j’ouvre le diaphragme à la bonne valeur probable, puis je fais le point manuellement en appuyant sur le test de profondeur de champ, pour comparer avec ce que je souhaite. Si ça ne vas pas, je modifie le point et / ou le diaph jusqu’à satisfaction. Pas grave, en principe, j’ai tout mon temps.

    Pour la macro, je préfère la MAP manuelle également et je procède de la même manière que pour le paysage, la seule différence étant qu’aux forts grossissements la profondeur de champ es infime, j’ajuste la netteté par basculement AV/AR de mon corps avant de déclencher.Je fais la netteté sur les yeux de la bestiole ou les étamines de la fleur.

    Dans pratiquement tous les cas de figure, je mesure la lumière en matriciel, avec l’active D lighting sur "léger" ( celui qui préserve le mieux les très hautes lumières ) ; on pourra revenir dessus en post traitement dans Capture NX ou NX2. Si il y a un fort contraste avec des très hautes lumières et des ombres marquées, j’applique une sous exposition pouvant aller jusqu’à 1EV.Là aussi, on ajustera finement au post traitement, et on débruitera localement les ombres s’il le faut.

    Voir en ligne : http://www.flickr.com/photos/851297...

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    • Trop bien l’explication !!! Mais tu as raison.. Même si je n’ai qu’un sigma SD14 à 5 collimateurs.. lol

      Ceci dit, je bosse toujours en fixant le collimateur central, je préshoot et je recadre après, puis je déclenche.. j’ai pris cette habitude qui ne me semble pas débile, car en auto, j’ai peur des erreurs d’AF qui capture l’arrière plan ou autre chose que mon sujet. (évidment je parle ici de sujet presque statique.. Quelqu’un qui danse.. tu le considères static ou pas ? AFS ou AFC ? :D

      Ceci dit, je vais essayer un D300, j’ai une copine qui en a un.. l’essentiel de mon boulot est en discothèque et l’AF me fait parfois C... lol Du coup Je bosse de plus en plus sans AF, Obj 15mm, F8 et réglage focus à 1,2m, je bloque le tout (je sais le faire sur mon Obj) de cette manière, je suis net de 70 cm à 60m lol.

      Enfin, voilà, je cherchais un boitier dont l’AF est efficace en basse lumière, vous dites Nikon, je m’en doutais déjà un peu.. :D

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