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Pixelmator Pro : il est enfin arrivé !

04/12/2017 | Laurent Katz

De l’armada des logiciels partit chasser sur les terres d’Adobe, Pixelmator Pro est le dernier en date, version bodybuildée du Pixelmator standard. Sans édulcorer ce qui suit, le logiciel met plus l’accent sur la phase créative que sur la gestion du flux de travail photographique.

Présentation 1

Pixelmator Pro est l’héritier d’un logiciel de traitement d’image et d’effet disponible sous iOS et sous MacOS. Cette version implique de travailler sous la dernière édition de macOS, à savoir High Sierra que les numérologues connaissent sous l’appellation OS X 10.13. L’intertitre d’une page Web du site consacré au logiciel indique « tout ce dont vous avez besoin pour créer des compositions étonnantes » résume bien ce qui caractérise le logiciel. Qui est proposé à un tarif très bas au vu de son étendue fonctionnelle : 64,99 €. Ce qui en fait un concurrent direct d’Affinity Photo qui lui aussi propose une belle collection d’outils créatifs. L’univers Windows n’est pas une cible immédiate, mais reste dans l’esprit des développeurs, qui travaillent à une version pour iPad qui sera de sortie l’année prochaine. Cela permet d’employer les technologies Apple (Metal 2, Core Image) ainsi qu’OpenGL, pour mettre à profit le processeur graphique.

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Pas de fioritures dans l’interface qui reste simple avec une copieuse barre d’outils, une zone de paramétrage et des rendus prédéfinis (cliquer pour agrandir)
(photo LK)

L’éditeur revendique aussi l’apprentissage issu de l’intelligence artificielle pour nommer automatiquement les calques selon leur contenu, redresser l’horizon, recréer l’arrière-plan avec l’outil de réparation et opérer des sélections automatiques. Parmi les outils de sélection, une commande assure donc un suivi automatique des contours sans toutefois proposer une étape d’amélioration de la frontière de la sélection comme le pratique son concurrent d’Adobe ou encore, mais dans une moindre mesure la version 11 de Capture One Pro.

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Les calques d’image peuvent être nommés automatiquement selon leur contenu - plusieurs propositions sont disponibles - et regroupés. Des styles (à droite) sont disponible,comme l’ajout d’une ombre (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

Comme tout manipulateur de photo, le traitement non destructif est de rigueur, avec une gestion des calques compatible avec les PSD de Photoshop. La première chose à mettre en avant est l’absence de tout outil de catalogage et même d’une visionneuse pour pratiquer un editing de base. Il est néanmoins possible de visualiser les données IPTC, de modifier les descriptions et d’ajouter des mots-clés. Le traitement des Raw, qui intéresse au premier chef le photographe, est compatible avec les calques, chacun d’entre eux pouvant recevoir un fichier brut et ses ajustements. Pixelmator n’a pas développé de moteur spécifique pour traiter les Raw, pas plus qu’il n’utilise des bibliothèques de conversion issues du monde du logiciel libre, comme dcRaw. Pixlemator Pro s’appuie sur la technologie qu’Apple amène avec macOS, y compris pour les corrections optiques et la réduction de bruit. Impossible d’influer sur ces paramètres, par exemple en cas d’usage d’une optique d’une marque donnée montée via un adaptateur sur un appareil d’une autre marque (par exemple du Leica M sur un hybride Fijifilm ou Sony). Ou pour tailler les ratios réduction du bruit de luminance/pertes des détails et réduction du bruit de chrominance/pertes de saturation.

Quelques fonctions illustrées

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Un histogramme montre la répartition des pixels selon huit plages de couleurs, chacune modifiable en teinte, saturation et luminosité (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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Le sélection rapide bénéficie d’un automatisme qui assure un suivi des contour et montre, en jaune, ce qui est automatiquement sélectionné, ici en mode Ajout à la sélection existante (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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Un outil de réparation corrige les défauts (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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Des retouches locales sont proposées, ici pour éclaircir avec une brosse pouvant agir sélectivement selon les plages de tonalités (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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Les effets sont nombreux et empilables (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

Présentation 2

La gestion des calques met de côté les calques d’ajustements, absents de la liste des calques elle-même, mais empilés dans la zone de réglages à mesure qu’ils sont ajoutés. Ce qui ne fournit pas une vue aussi globale que celle de Photoshop. Styles et modes de fusion (une vingtaine) sont présents, là aussi dissociés de la liste des calques. Les calques spécifiques s’enrichissent de texte et de formes géométriques.

L’aspect créatif est développé, avec le texte, le dessin vectoriel ou encore les outils de peinture. Ce qui, conjugué à la gestion des calques assortis de nombreux modes d’alignement et de fusion ouvre la porte à des photomontages sophistiqués. Quelques évolutions à court/moyen terme sont annoncées, comme la prise en compte de la Touch bar des MacBook Pro ou encore la préparation des images pour le Web, l’extension de la manipulation du texte et une commande Défaire (undo) fonctionnant même si la photo a été sauvegardée.

- Le site de Pixelmator Pro
- Le site de l’éditeur

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