17/06/2009 – C’est à Berlin que plusieurs centaines de journalistes se sont retrouvés, invités par Olympus, pour tester sa dernière production, le Pen E-P1. Qui s’avère le fer de lance stratégique de la marque, pour les prochaines années, sous la bannière du Micro 4/3.
Par où commencer ? Il y a tant de chose à dire et à montrer, surtout quand cette prise en mains initiale s’est effectuée avec un exemplaire doté du firmware 1.0, autant dire quasi final. Voici l’épisode numéro 2 (le premier se trouve ici), qui sera suivi par autres publications ces prochains jours. C’est notre feuilleton pré-estival.
Le bon nom
Donner un nom au concept correspondant à ce modèle est difficile, surtout si l’on veut échapper au « compact à optique interchangeable ». Un concept pas nouveau, car faut-il le rappeler, l’argentique à produit en grand nombre ce type d’appareil qui ne se résume pas à l’emblématique Leica. A commencer par les Olympus Pen, dont je vous montre l’une des déclinaisons les plus ambitieuses, que je peux lorgner du coin de l’œil gauche sur un meuble, pendant que le droit surveille mes doigts sur le clavier. Afin d’offrir un nom de baptême familier au premier modèle, le marketing européen a imaginé de baptiser l’appareil « Le Pen ». Et il a fallu toute la persuasion de l’antenne française pour expliquer la connotation négative, pour une grande majorité, de cette appellation sur notre territoire national ! Ce sera donc Olympus Pen.
Au premier regard, on remarque le décrochement supérieur du boîtier, signe qu’Olympus a voulu rendre hommage à ce reflex argentique, au format 18 x 24 mm. Comme elle l’a fait avec le reflex numérique E-420 qui, par la forme de sa protubérance prismatique, rappelle l’Olympus OM, qui a été le plus petit reflex argentique 24 x 36 mm du monde.
La similitude s’arrête là, signe d’une volonté symbolique d’accompagner le lancement de son premier compact Micro 4/3 par un clin d’œil au passé. D’ailleurs, et c’est de bonne guerre, Olympus nous a bien eus avec la maquette qui a hanté les salons depuis de nombreux mois. Plus destinée à évoquer le concept qu’à présenter une concrétisation esthétique. Normal face à la concurrence de Panasonic, de Samsung et de quelques autres à qui cela pourrait donner des idées.
La présentation initiale, orchestrée par le CEO d’Olympus Europe, Mr Nacho Abia et par le Président d’Olympus Imaging, Mr Okubo, a été suivie par une mise en vedette du boîtier. De la salle, plongée dans l’obscurité, émergeait un puits de lumière : l’Olympus Pen E-P1 placé sous une cloche de verre a été assailli par une foule de journalistes en furie, appareil photo en mains, comme si le sol s’était entrouvert et qu’une star hollywoodienne avait surgi pour s’exposer au public. Le petit moment d’hystérie collective estompé, il a fallu se précipiter dans un autre lieu pour, tenter de mettre la main sur l’objet. Le gros de la foule ayant assouvi son impatience, au bout d’une vingtaine de minutes, il fût enfin possible d’approcher l’appareil.
Pas vraiment compact, mais moins encombrant qu’un reflex. Avec un aspect agréable, soit en finition métal argenté soit en laque blanche, du plus bel effet. Et à la grande surprise d’Olympus, les hommes aiment aussi la version blanche, comme si le blanc était empreint de féminité ! J’ai eu vite fait de constater que le zoom très compact des photos de presse était placé en position de repos (un petit commutateur permet de le replier au maximum), mais qu’en usage normal, sa taille est bien plus importante. Et qu’il n’y a pas de pare-soleil.
Premier déclenchement, première remarque : l’obturateur mécanique n’est pas si discret que cela. Pour évaluer l’autofocus à détection de contraste, que l’on attendait au tournant vu les bonnes performances (avec réserve !) des DMC-G1 et DMC-GH1 de Panasonic, il fallait patienter. Il était impossible de juger de sa réactiivté, en raison d’un firmware non finalisé sur ces appareils de pure présentation. D’ailleurs, je me suis gentiment fait rabrouer par un démonstrateur lorsque j’ai essayé de monter un zoom Panasonic sur l’un d’entre eux. Le lendemain, lors de la prise en mains avec un appareil au microcode plus récent, j’aurais le droit, mais le moment était inopportun m’a-t-il semblé comprendre. Pas grave, il n’y avait que douze heures à patienter. Autre constatation l’appareil, muni de son viseur optique et de son optique 17 mm (34 mm en angle de champ 24 x 36) en jette vraiment.
Voilà, « c’est tout pour aujourd’hui » et rendez-vous à bientôt pour en savoir plus.
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