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Premiers pas avec le Pentax K-7

11/06/2009 | Laurent Katz

11/06/2009 – Un K-7 de présérie est arrivé à la rédaction, avec le nouveau 18-55 mm. Plus le F4/15 mm pancake et le F1,4/55 mm SDM. 


S’il y a un appareil que j’étais impatient de voir, c’est bien le K-7. D’une part parce que j’ai été frustré de ne pas avoir pu le manipuler pour la sortie du numéro 16 du Monde de la Photo, d’autre part parce que ma curiosité insatisfaite commençait à devenir pesante. Surtout quand les rumeurs bruissaient de partout et que j’avais ma petite idée sur la teneur des caractéristiques. Mais notre axe éditorial est de ne parler des produits qu’à partir de l’annonce officielle. Ce qui est frustrant pour nos lecteurs. Mais c’est ainsi, pour éviter tout problème par rapport aux engagements de confidentialité que nous signons et qui nous permettent d’avoir des informations en amont du jour J, pour préparer des mises en ligne et parfois même d’effectuer une prise en mains anticipée.

Premiers contacts positifs

Lorsque le livreur a déposé le paquet, je dois admettre ne pas l’avoir ouvert « de manière civilisée ». Un second colis abritant le F4/15 mm et le F1,4/55 mm, plus un K20D était arrivé quelque temps auparavant. Soyons clairs, ce qui suit n’est pas un banc d’essai, qu’il serait malhonnête de réaliser, vu qu’il s’agit d’un modèle de présérie. Même si dans la pratique, les défauts constatés sur ces versions de pré-production se retrouvent souvent sur la mouture définitive.

Je dérogerais pourtant à cette règle, avec un point sur lequel le K-7 était attendu au tournant, celui de l’autofocus. Étant utilisateur d’un K20D, je suis souvent énervé par les défaillances de son autofocus, même avec les optiques SDM. J’ai heureusement constaté, après avoir visé des sujets identiques, quasiment au même moment, avec le K-7 et avec le K20D, munis du 50 mm SDM et du nouveau 18-55 mm, que c’était le jour et là nuit. Quand, sur des sujets peu contrastés, l’autofocus du K20D patine lamentablement, celui du K-7 accroche la mise au point, et ce même en basse lumière. Il faudra le vérifier avec un téléobjectif comme le 200 mm SDM, mais c’est plus qu’encourageant. C’est un véritable renouveau.

Ce qui frappe aussi est le bruit de déclenchement, qui a perdu la sécheresse et le niveau sonore qui accompagne chaque prise de vue avec le K20D. C’est un excellent point. La visée est large, à 100 %, et convient à peu près aux porteurs de lunettes. L’ergonomie est agréable, la navigation dans les menus facilitée par l’usage des molettes avant et arrière, pour passer d’un écran à l’autre ou pour balayer les options. Et des options, il y en a tant, que l’on regrette qu’il n’y ait qu’une seule configuration utilisateur, que l’on ne puisse sauvegarder des jeux de fonctions de personnalisation et que l’on ne puisse composer un menu personnel, avec ses réglages préférentiels (comme chez Canon et Nikon). Pour le reste, l’étendue des commandes et réglages est suffisante pour un usage expert.

La prise en mains est satisfaisante, mais il n’aurait pas fallu que Pentax réduise d’un millimètre la hauteur du grip. Entendez par là qu’avec un centimètre en plus, la tenue aurait été bien meilleure ! En tout cas, la combinaison : déclenchement relativement discret + usage d’une optique pancake + niveau à bulle électronique visible sur le LCD de contrôle supérieur, sont la promesse d’un reflex enviable pour la photo de rue.

Voilà pour le pan fonctionnel, que je complète par une abondante iconographie sur les menus. Pour ce qui est des résultats qualitatifs, rendez-vous dans notre numéro d’été. Et pour plus d’informations techniques, voir l’article publié à la sortie.

Les principales nouveautés par l’image


- Affichage des réglages : bien qu’il y ait un LCD monochrome sur le dessus, le K-7 présente, à la demande, un écran informatif sur les réglages en cours. Affichage qui bascule en mode Portrait quand l’appareil est tenu verticalement.

- Configuration des molettes : ce n’est pas une nouveauté, mais j’apprécie toujours le paramétrage des molettes, différencié pour chacun des modes d’exposition.

- Ajustements rapides : bien qu’accessibles par les menus, les réglages proposés sont plus immédiats et viennent, en grande partie, compenser l’absence d’un menu utilisateur pour y regrouper ses propres commandes. On y trouve le réglage de la sensibilité, les corrections optiques, les filtres numériques à la prise de vue, l’ajustement des ombres, le choix du mode créatif…

- Les modes créatifs : très évolué, cette version à la sauce Pentax des styles d’images permet d’agir sur la saturation, la teinte, le contraste, l’accentuation et maintenant sur la luminosité, avec un distinguo entre les hautes et basses lumières.

- Données de copyright : le photographe précise son nom et le détenteur du copyright qui iront se placer dans les données IPTC de chaque photo.

- Correction des défauts optiques : facultatives, elles agissent sur la distorsion et/ou sur les aberrations chromatiques.

- Gestion de la dynamique : elle concerne les hautes lumières, avec un seul niveau d’intervention, et/ou les basses lumières, avec dans ce cas trois graduations.

- Visée sur le LCD : on constate une grande amélioration par rapport au K20D, les paramètres d’exposition sont ajustables. Notez, en haut à droite, un petit barographe vert qui indique que l’horizontalité (dans le plan du capteur) est assurée. Le LCD supérieur reprend ce niveau à bulle virtuel.

- Réglages de la visée sur LCD : on y spécifie ce qui doit être affiché, à savoir les données d’exposition, la grille de composition, l’histogramme, le clignotement des ombres et hautes lumières hors plage dynamique. Plus la zone de mise au point, incluant la détection de visages.

- Déplacement du capteur : la commande est originale, car elle consiste à déplacer le capteur, grâce au système de stabilisation, dans les quatre directions. Quel intérêt ? Celui d’agir, à minima, sur le cadrage quand l’appareil est immobilisé sur un trépied et que la tête ou la rotule ne sont pas d’une précision suffisante pour recadrer au poil de millimètre !

- Prise de vue vidéo : en vidéo, le correcteur d’exposition reste disponible, comme le niveau électronique. La mise au point n’est pas continue, mais se fait à la demande.

- Réglages de la vidéo : parmi les réglages celui de la stabilisation fait appel à une technique numérique, plus silencieuse que le décalage en temps réel du capteur, qui générerait un bruit qui viendrait se superposer au son enregistré.

- Menu de lecture : il est réduit à sa plus simple expression, l’essentiel des fonctions étant accessible via la touche inférieure pavé directionnel quand une photo est affichée plein écran.

Les menus et les fonctions de retouche



- Menus de configuration : ils regroupent des paramètres liés au boîtier. La date et l’heure, la langue des menus, les réglages du LCD et des connecteurs USB ou HDMI, les fonctions liées au capteur comme la détection des pixels morts, l’antipoussière, plus des commandes concernant la carte mémoire (nom de fichier et de dossier, formatage).



- Menus de personnalisation : comme le K-7 est en version préliminaire, on remarque que le code de couleurs distinguant les catégories de fonctions personnalisées n’a pas encore été implanté. On trouve ici trente-sept réglages fins, qui font l’objet d’un texte explicatif lorsque l’on ajuste l’un d’entre eux.



- Menus de prise de vue : nombre de réglages présents dans ces menus sont accessibles plus ou moins directement par des touches ou par le menu de réglage rapide. Le deuxième écran, par Ligne de programme, présente un paramétrage de l’exposition programmée (ce n’est pas une nouveauté) qui permet de dire au K-7 s’il doit privilégier la profondeur de champ, la vitesse ou encore la plage d’ouverture optimisant la réponse optique de l’objectif. On y trouve aussi des commandes qui auraient pu se trouver dans les réglages de configuration : mémorisation de l’unique configuration utilisateur, action de la touche Raw, conservation de quelques réglages d’une mise sous tension à l’autre.



-Fonctions d’affichage et de retouche : Le K-7 est sans conteste le plus riche en fonctions… plus ou moins utiles. Oui pour la conversion Raw-Jpeg, le recadrage, les corrections colorimétriques, la comparaison de deux photos. Mais que penser de la réelle utilité sur un appareil aussi expert de l’étirement/élargissement ou du filtre Négatif ?

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