Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Présentation

01/04/2008 | Sébastien ABRIC

Découvrez ce logiciel, mal connu, mais terriblement efficace pour le photographe nostalgique des développements en chambre noire. Par S. Abric.


Fig.1 - Les Alpes : Couple Eos 20D - 17/40. Traité avec Lightzone et un preset "Infrarouge"

Le 15 mars 2006, Light Craft, société californienne basée à Palo Alto, annonce la sortie officielle de son premier (et unique…) logiciel de traitement numérique : Lightzone.
Fabio Riccardi (actuellement DG) pense à cette époque que les logiciels occupant ce segment sont ou trop ou pas assez complets et que leur prise en main est souvent difficile et bien trop éloignée du laboratoire argentique. C’est décidé, il va proposer sa vision des choses en s’appuyant sur le Zone System d’Ansel Adams ; procédé bien connu en argentique.
Outre-Atlantique, la philosophie particulière de Lightzone (LZ pour les intimes) fait rapidement parler d’elle, mais elle lui vaut aussi la réticence des professionnels, sevrés au Photoshop… Heureusement, courant février 2007, Adobe lance Lightroom. Même si le petit dernier est bien né, il lui manque au moins une chose… les retouches localisées. Quelle chance, LZ le propose et s’intègre parfaitement à Lightroom en tant qu’éditeur externe ! Associez à ça, la possibilité d’utiliser le logiciel sous Linux et vous trouverez une publicité toute faite.

ZoneMapper et ZoneFinder


La véritable révolution introduite par LZ vient de son approche du traitement numérique. Oubliez ce que vous avez appris sur les courbes de tonalité et la rigueur binaire qu’offrent les logiciels que vous avez connu jusqu’à présent. Place à l’approximation, à la créativité et à la subjectivité.
Pour analyser vos images, Lightzone fait appel à un outil appelé ZoneFinder qui supprime les textures présentes sur la photo et en propose une version noir et blanc, basée sur la luminosité des éléments qui la composent. Je le conçois, expliqué comme ça, ce n’est pas forcément à facile à imaginer…
Chaque segment de gris, visualisable et modulable à l’aide du ZoneMapper, représente une latitude d’½ IL, soit une plage (théorique…) de 8 IL. C’est à partir de ces outils que vous allez modeler le rendu des photos. Dès lors, on ne parlera plus de courbes ou d’histogramme, mais de ZoneMapper et de ZoneFinder.

Ci-dessous à droite, l’interprétation de l’image de gauche par le ZoneFinder

De prime abord, la fonction vous semblera déroutante, mais avec un peu de persévérance, son intuitivité aura raison de vos réticences.

La retouche sélective


L’un des atouts du logiciel, et non l’un des moindres, tient dans sa faculté à proposer deux outils de sélections locales, combinables entre eux : Region et Color Selection. L’un agit sur une zone, alors que l’autre effectue une sélection sur les caractéristiques colorimétriques et/ou lumineuses. C’est réellement l’un des points forts de LightZone. Là encore, leur utilisation est particulièrement intuitive.

Les calques de réglages


Quand Photoshop demande plusieurs manipulations, ici, la simple activation d’un outil de correction crée automatiquement un calque de réglage. Cette fonction est très importante. Imaginez que vous ayez le plan définitif de votre maison sous les yeux. Vous voulez y apporter des retouches sans détériorer l’original. Vous allez prendre un calque pour y apporter vos retouches. Si nécessaire, vous recommencez l’opération avec une autre feuille que vous empilerez au-dessus de la première. Au besoin, vous les intervertirez ou vous en supprimerez... Pour obtenir un seul et unique document, il suffira alors de faire une photocopie de l’ensemble. Attention, cette analogie est très schématique !
C’est exactement ce que propose LZ. Mis à part qu’après enregistrement (photocopie…) tous les calques restent présents et lisibles par LZ, modifiables à loisir tout en laissant le fichier Tiff ou Jpeg accessible par des applications tierces.

Ajoutez à cela en espace de travail linéaire*(gama 1.0, permet de limiter les artefacts et autres halos lors d’un post-traitement musclé sur les couleurs) et large (ProPhoto) sur 16 bits, la gestion des couleurs à l’export et à l’impression, l’enregistrement de presets, le traitement par lots (version Full de LZ), l’interpolation, l’association aux logiciels tiers (DPP, Lightroom, Expression Media…) et vous obtiendrez un ensemble cohérent et particulièrement performant à la disposition de votre créativité.

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