COMPARATIF : Canon EOS 40D versus NIKON D300  


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Qualité de construction : avantage Nikon

jeudi 24 janvier 2008, par Michel Lion


Canon EOS 40D :Avec ses épaules plus larges, il pèse 740 g et fait plus costaud que ses prédécesseurs les EOS 20D et 30D, qui étaient toutefois réputés pour leur fiabilité (je n’ai jamais eu à m’en plaindre). La coque est toujours en alliage de magnésium, Canon a légèrement amélioré l’étanchéité du boîtier en ajoutant des protections en mousse à la trappe de la carte, à celle de la batterie. La griffe porte flash est compatible avec la protection étanche des flashs Canon récents. Pourtant, tout cela reste assez symbolique et n’atteint pas le label tropicalisé du Nikon 300D, ni celui de l’Olympus E3. Mais est-ce finalement si gênant ? D’autant que cette économie contribue certainement à adoucir le prix de vente… Certes, on me répondra qu’un appareil comme le Pentax K10D est lui complètement tropicalisé, tout en restant très bon marché.

Nikon D300 :Il est également fait d’alliage de magnésium, mais il est lui 100% tropicalisé… Son obturateur est supposé résister à 300.000 déclenchements alors que celui du Canon est donné pour 100.000 (ce qui n’est déjà pas négligeable). La construction et la finition sont impeccables, c’est un sans-faute. Reste qu’à 825 g sans sa batterie, il est un peu plus lourd que le Canon. Un peu plus volumineux également avec 8 petits millimètres de plus en hauteur.

Avantage : Nikon l’emporte, mais l’importance de la tropicalisation est à pondérer en fonction de l’utilisation que vous faites de votre boîtier ! On peut d’ailleurs s’interroger : qui a vraiment besoin de la tropicalisation ? Mis à part les photographes travaillant en mer ou en montagne, assez peu de personnes sont réellement concernées… Moi-même qui rencontre parfois des conditions difficiles (jungles, déserts, neige…), je n’ai jamais été gêné par l’absence de tropicalisation des ancêtres du Canon EOS 40D. À relativiser donc ! Pour des gens qui n’ont jamais voyagé, la tropicalisation touche souvent au fantasme. Un peu comme ces citadins transportant systématiquement leur couteau suisse et roulant en 4x4 par sécurité, ou pour mieux monter sur les trottoirs ! Alors qu’il est possible de traverser le Sahara en 404…

Deux boutons pour formater la carte au plus vite, sans passer par les menus. Voilà un bon exemple du "style Nikon", très apprécié des experts et des professionnels...

Même pas peur ! La tropicalisation, ça rassure, on peut même frimer un peu, en posant son boîtier dans la neige pour faire une belle image. J’ai tenté aussi l’expérience avec mon propre EOS 40D… Qui a évidemment survécu !
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3 Messages de forum

  • Qualité de construction : avantage Nikon

    19 janvier 2008 11:58, par bernut

    rectificatif : sur son site, Nikon france himself, parle de 300 000 déclenchements possibles pour l’obturateur du ... D3, grâce entre autres, à l’emploi de kevlar, mais il ne s’agit pas de celui du D300. En consultant attentivement sa brochure pdf , on lit que l’obturateur du D300 est donné pour 150 000 cycles ( c’est d’ailleurs ce chiffre que reprend la presse papier spécialisée dans son ensemble), mais il est curieux de constater que Nikon n’en fait pas un argument marketing de 1er plan ( ça ne figure pas dans les "points forts" de la page de présentation du produit ) par comparaison aux 300 000 cycles de l’obturateur du D3, ainsi que ( je me souviens lors de son lancement ) les 100 000 cycles de celui du D200. L’avantage théorique du D300 par rapport au Canon 40D est encore avéré, mais moins large.

    Ceci dit, je suis perplexe sur la com’ que font les grandes marques à propos de la longévité de leurs obturateurs. Il me semble que c’était un argument de poids qui valait pour les appareils argentiques, mais pour les réflexes numériques, le maillon faible n’est il pas plutôt le cher capteur ( oxydation due à l’humidité qui pénètre quand même malgré les progrès de fabrication, risque de vieillissement prématuré par la surchauffe si utilisé souvent en poses longues de nuit ...) ? Ne conviendrait il pas plutôt qu’elles nous causent de la durée de vie estimée de leurs CCD ou CMOS ?

    Par ailleurs, quand on voit à la fréquence à laquelle les gammes des réflexes numériques se renouvellent, les grandes marques continuent à fabriquer les pièces détachées combien de temps après l’arrêt de fabrication d’un modèle ? On parlait de 10 ans pour les argentiques, qu’en est il pour les réflexes numériques ? Si j’ai une panne sérieuse sur mon D300 dans 5 ans, sur un autre organe que l’obturateur, pourrai je encore le faire réparer ? En tant qu’ "amateur expert", si je fais 3000 déclenchements par an, c’est déjà beaucoup. 150 000 / 3000 , ça fait 50 ans de marge. Il s’agit de comparer 50 ans et 5 ans ( dans 50 ans, je ne serai plus là pour témoigner de rien ). Le nombre maximum de cycles pour un obturateur de boîtier "expert", plus destiné à une clientèle d’amateur exigeant que pro, à bien y réfléchir, c’est un peu comme la vitesse maximum possible pour une berline sportive, ça fait un peu "gling gling" pour reprendre une expression à la mode.

    Si mon D300 me plaît ( je veux dire, s’il a atteint mes critères de qualité personnels pour son rendu d’image ), je peux décider de le garder des décennies, sans rien changer non plus à ma suite informatique actuelle, pourvu qu’elle ne me trahisse pas, histoire de ne pas devenir "high tech dépendant", car ça devient vite une ruine pour l’amateur. Après tout, j’utilise toujours mon vieux FE avec plaisir quand j’ai l’opportunité d’ emprunter un coolscan. Je suis hélas tributaire de la politique de Nikon pour la fabrication de ses pièces détachées, à la première panne venue. Il en est de même pour mon parc d’objectifs. Ce qui m’inquiète, c’est qu’avec le virage du numérique, les grandes marques ont bien compris qu’elles avaient intérêt à nous pousser à acheter leurs nouveaux produits toujours meilleurs, sûres qu’elles sont de notre dépendance à vouloir faire des images toujours plus belles ; c’est là le piège.

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    • Merci pour cette précision... 19 janvier 2008 19:08, par Jean-François Vibert

      J’avais pourtant vérifié (je crois que c’est lors d’une présentation Nikon ou les D3 et D300 étaient présentés ensemble que je me suis fait eut) ! On fini par se noyer sous des tonnes de doc techniques...

      Mais 150.000, c’est déjà fort... Par ailleurs la suite de votre remarque est très intéressante, merci !

      Voir en ligne : Vibert / Macandphoto.com

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  • Y en a un pote qui a fait 350 000 déclenchement avec un ..... 350d !

    C’est une question de chance et de précaution. J’en ai vu un roll royce en panne dans l’autoroute !! pas pris le photo dommage ça ferait des boules à cette entreprise !

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Déclencheur est le lien entre la passion pour la photo de Benoît Marchal et son enthousiasme pour le Web 2.0. MDLP*(Monde De La Photo) est heureux d’accueillir Benoît, l’auteur de ce podcast très réussi et plein de bon sens.
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