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Réflexions capitales sur la photographie

04/02/2009 | Benjamin Favier

04/02/2009- Christian Bouqueret est collectionneur et historien. Deux activités complémentaires, comme le prouve l’ouvrage Paris, capitale photographique 1920/1940.

Le titre ne trahit pas l’ensemble du contenu. Paris, capitale photographique, 1920/1940 porte bien sur cette période méconnue de l’entre-deux-guerres, durant laquelle la capitale française devient un espace privilégié d’échanges entre de nombreux photographes de tous pays. Et pas des moindres : Man Ray, Gisèle Freund, André Kertész, Brassaï, Henri Cartier-Bresson…
Le livre offre ainsi un foisonnement de clichés pris par ces illustres photographes, mais aussi par des artistes moins connus (120 photographies noir et blanc et en couleur). Ils sont répartis autour de quatre thèmes : Paris, L’Objet, Une autre réalité l’objet et La figure humaine. Les amoureux de Paris et plus particulièrement de cette époque seront aux anges.

L’art de collectionner

Mais il serait dommage de se limiter aux images. Car ce livre pose de vraies questions sur l’usage et notamment la conservation de la photographie à l’ère numérique. Collectionneur et historien, Christian Bouqueret, qui dévoile ici une partie de sa monumentale collection personnelle, livre un témoignage passionnant sur sa propre expérience. Il débute sa collecte dans les années 70. Et se retrouve rapidement face à un dilemme :

« Il y a un moment où apparaissent les faiblesses de l’ensemble ; c’est alors que l’historien prend le pas sur le collectionneur afin de constituer une œuvre en soi, un tout homogène et cohérent où les photos doivent faire sens entre elles. »

Un paradoxe ô combien intéressant. L’assemblage d’objets est une entreprise infiniment personnelle. Mais elle ne prend réellement sens qu’une fois mise à la disposition de la collectivité. L’entretien, brillamment mené par Marta Gili, directrice du Jeu de Paume (musée qui accueillera l’exposition éponyme à partir du 10 février), fait jaillir de nombreuses questions, et nous ramène à une époque où la photographie cherchait à s’affirmer en tant qu’art à part entière. C’était il n’y a pas si longtemps.

- Le livre
- Paris, capitale photographique 1920/1940
- Éditions de la Martinière
- 192 pages
- 19 x 24 cm
- 35 €

- L’exposition
- Paris, capitale photographique 1920/1940
- Jeu de Paume/Hôtel de Sully
- du 10 février au 24 mai 2009
- Voir le site dédié

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