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Ricoh GXR : couple capteur/optique au choix

10/11/2009 | Laurent Katz

10/11/2009 - Pour une surprise, c’est une surprise. On savait Ricoh capable de produire des compacts à rendre jaloux la concurrence, mais là, elle joue à plein le critère de l’originalité, avec des modules capteur/optique, interchangeables !

Les deux combinaisons du GXR
Originalité n’est pas synonyme d’inédit, car en 1998, Minolta avait lancé le Dimâge 1500, composé d’un module optique/capteur détachable, relié à un boîtier comportant électronique, LCD, carte et mémoire. Avec la promesse d’évolutions qui n’ont jamais eu lieu. Le projet GXR désigne pour l’instant à la fois l’appareil et le concept, fusion des appellations GX pour la série éponyme de compacts et XR, dénomination des anciens reflex argentiques de la marque. Le module de base GXR (459 €) est un peu plus petit que les compacts Micro 4/3 à objectifs interchangeables, arborant une très belle finition noire (magnésium et revêtement anticorrosion). L’ergonomie est soignée, reposant sur des molettes, des touches programmables, des configurations utilisateurs et des menus copieux, mais clairs. Le pavé assure le déplacement en huit directions, offrant en prise de vue les deux touches de fonctions configurables et des touches « + » et « - ». Le boîtier intègre un flash, ne servant hélas pas à piloter sans fil le nouveau flash TTL. Dommage, car la griffe risque d’être occupée par le viseur électronique (249 €) de 920 Kpxl, orientable verticalement. Un viseur qui présente une image grande et lumineuse, assurant 100 % de l’espace sRGB. On y trouve aussi la connectique (prises USB et HDMI), une batterie de forte capacité (1 700 mAh pour 3,8 V) et le processeur Smooth Image Engine bien sûr, ce dernier étant dupliqué dans le module de base. Le but du processeur dans le module interchangeable est de pouvoir adapter le type de traitement du bruit au capteur employé.

Vue de dos

Un système à glissière et un connecteur multibroche servent à y relier un module, nommé aussi unité. A ce jour, il en existe deux et un troisième est en chantier. Le premier (379 €) abrite un zoom 24-72 mm (éq. 24 x 36) et le petit capteur de 10 Mpxl déjà employé sur le GR III Digital, donc stabilisé. Ricoh a prévu des accessoires : deux convertisseurs (grand-angle et télé), un pare soleil et un bouchon à ouverture en corolle, comme sur le GX200. On obtient ainsi ce qu’aurait pu être un GX300, en plus gros et en plus cher (1 078 €). Et quand on voir que Ricoh est la plus douée en matière d’ergonomie, on regrette amèrement que ce GX300 potentiel n’ait pas été concrétisé.

Le deuxième module contient le capteur Cmos qui équipe le Nikon D90 et le Pentax K-x. On ne saurait faire un meilleur choix, même si curieusement la sensibilité ne monte qu’à 3 200 Iso. Cet imageur de 12 Mpxl fait face à une optique Macro F2,5/50 mm (éq. 24 x 36), le tout pour 670 €. Cher ! Un dernier module comportera un zoom transstandard montant assez haut en focale et un capteur de compact, de type Cmos haute-vitesse, pour saisir des rafales. Par la suite, une unité de prise de vue 3D est même envisagée. On note un avantage, le capteur est protégé de la poussière.

Vie de dessus du module de base
Ricoh indique que ces unités pourront être remplacées par un disque dur de sauvegarde, une mini imprimante ou une section de vidéoprojection. Et qu’un module avec un capteur plein format reste envisageable. Tout cela est très prometteur, mais des problèmes de cohérence apparaissent. Par exemple, en vidéo, le module 50 mm filme en 720p tandis que le 24-72 mm le fait en VGA (640 x 480)

On peut aussi s’interroger sur l’homogénéité d’une série de photos prise avec chaque unité, quand le rendu aux sensibilités élevées ne sera pas le même. On connaît les qualités des deux capteurs, mais un imageur de compact ne rivalise pas avec un capteur APS-C. Pourtant, Ricoh indique s’être penchée sur le problème pour « maintenir la même consistance d’imagerie entre les unités, tout en respectant la finesse, la reproduction des couleurs, et les nuances de tons. ».

Le prix également reste un problème, surtout quand le responsable japonais indique que le module APS-C n’est pas stabilisé pour des raisons d’encombrement. Mais que la stabilisation optique est une piste indique Ricoh… qui aura un coût, on l’imagine. Plus gênant, on s’interroge sur le module de base qui présente des lacunes : pas de pilotage sans fil d’un flash distant, pas de prise micro, télécommande ou accessoire. En l’absence de détails plus précis sur le bus informatique qui relie cette unité au module optique/capteur, on ne peut que supputer sur la possibilité d’intégrer une connectique supplémentaire à ce dernier.

Paradoxalement, le système ne peut se juger à l’aune de ce qu’il est, mais à l’aune de ce qu’il sera, si Ricoh laissait le choix, pour des focales identiques en équivalent 24 x 36, entre grand et petit capteurs. Cela permettrait d’offrir des appareils aux tarifs plus adaptés aux budgets de chacun, mais pour cela, il faut se projeter dans le futur, car seul un troisième module est annoncé pour le deuxième trimestre 2010.

Les arguments de Ricoh, pour justifier son concept, ne sont pas tous pertinents, notamment celui qui indique que le photographe pourra choisir le couple optique/capteur le plus approprié au type de prise de vue. Un EOS 7D ou un D300s seront toujours meilleur qu’un module avec un zoom télé et un capteur Cmos de compact, même pour la photo animalière. D’autant que l’autofocus à détection de contraste, pour ce que j’ai pu voir sur le modèle de pré-série, déjà doté du firmware 1.0, n’est pas engageant sur le critère de la rapidité.

Pour l’instant, si le concept GXR reste profondément original, séduisant et potentiellement intéressant, des interrogations subsistent : quelle clientèle pour un produit aussi hybride et polyvalent, quasi révolutionnaire.Tant qu’il n’y aura pas de jeux complets d’optiques, versants compact et reflex, il est difficile de répondre. En tout cas, c’est un sacré pari pour Ricoh.


- Réglages rapides

Comme sur les reflex, un menu, sollicité par la nouvelle touche Direct, vient se superposer à l’image, à la fois pour informer et pour ajuster les paramètres présentés.

- Molette ADJ

Cette molette cliquable donne accès à un maximum de quatre réglages à choisir dans la liste. En prise de vue, une fois le réglage choisi, la molette frontale en fait varier les valeurs.

- Touche de fonction

Chaque touche de fonction est ajustable, par exemple pour basculer l’enregistrement en Raw ou alterner entre autofocus et réglage prédéfini de la mise au point (Snap).



- Les menus

Voici successivement, les menus de configuration, de prise de vue, des modes Scènes et de personnalisation. A l’usage, la touche Direct permet de sauter d’un écran à l’autre.

JPEG - 744.8 ko
Galerie du bruit du module 24-72 mm (cliquer pour agrandir)
Le capteur de dix millions de pixels, identique à celui du GR Digital III, semble ici fournir des prestations satisfaisantes (il s’agit une version non finalisée du firmware).

Unité de base

Le module de base
- Protection du boîtier : -
- Format de fichier : Jpeg, Raw (DNG), AVI (M-Jpeg)
- Format d’image : 3/2, 4/3, 16/9 et 1/1
- Mise au point  : Automatique, automatique continu, manuelle, snap
- Mode d’exposition : PASM, modes Scènes (6)
- Exposition : multizone (256), pondérée centrale, ponctuelle
- Correction d’exposition : +/-4 IL par 1/3 ou 1/2 IL
- Bracketing d’exposition : +/-2 IL par 1/3 ou 1/2 IL
- Balance des blancs : Auto, Auto multizone, prédéfinie (5), manuel, bracketing
- Visée : Viseur électronique LCD optionnel 920 kpxl
- Moniteur : LCD TFT (3 pouces/920 kpxl)
- Stockage : SD, SDHC, mémoire 83 Mo
- Interfaces : Hi-speed USB/AV vidéo, mini HDMI


Unité S10 24-72 mm F2,5-4,4 VC


- Capteur : CCD 1/1/6e, 10,4 Mpxl, format 4/3
- Définitions : [4/3] 3 648 x 2 736, [3/2] 3 648 x 2 432, [16/9] 3 648 x 2 048 [1/1] 2 736 x 2 736
- Vidéo : VGA/30 im/s
- Vitesses : 180 s -1/2 000e
- Optique : F2,5-4,4/5,1-15,3 mm (24-72 mm éq. 24 x36), grossissement 1/2x, mise au point mini 1 cm
- Stabilisateur : capteur
- Sensibilité : 100-3 200 Iso
- Dimensions GXR + module/poids : 113,9 x 70,2 x 44,4 mm/393 g


Unité A12 50 mm F2,5 Macro


- Capteur : Cmos APS-C, 12,9 Mpxl, format 3/2
- Définitions : [3/2] 4 288 x 2 848, [4/3] 3 776 x 2 832, [16/9] 4 288 x 2 416 [1/] 2 848 x 2 848
- Vidéo : 720p/24 im/s
- Vitesses : 180 s -1/3 200e
- Optique : F2,5/35 mm (50 mm éq. 24 x36), map mini 7 cm, grossissement 1/2x
- Stabilisateur : -
- Sensibilité : 200-3 200 Iso
- Dimensions GXR + module/poids : 113,9 x 70,2 x 77,1 mm/491 g


Tarifs

Complément optique

- Unité GXR : 459 €
- Unité 50 mm : 670 €
- Unité 24-42 mm : 370 €
- Viseur VF-2 : 249 €
- Flash GF-1 : 269 €
- Accu DB-90 : 49 €
- Adaptateur/Pare-soleil HA-3pour 24-72 mm : 59 €
- Bouchon LC-2 pour 24-72 mm : 29 €
- Convertisseur grand-angle DW6 pour 24-72 mm : nc
-  Convertisseur téléobjectif TC1 pour 24-72 mm : nc

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    • Que voici un commentaire bien construit...

      Mais il est vrai que je comprends assez mal la logique qu’il y a à vendre en un bloc l’élément le plus durable (l’optique) et le plus "périmable" (le capteur) d’un appareil photo numérique. Enfin si, en termes marketing, je peux comprendre. Mais je pense à l’utilisateur de ce 50/2.5 macro qui, dans 10ans, pourra se dire... quelle belle optique... dommage que son Sony Cmos 12Mp APS-c soit tellement à la ramasse en dynamique et hauts iso par rapport au Xmos 350Mp 24x36 du dernier compact Sony vendu 80€... Et je ne parle même pas de la longévité de l’électronique...

      Allez, après les micro-montures 4:3, après ce concept Ricoh, place aux poids lourds du réflex... Que vont nous sortir Canon, Nikon et Sony sur ce segment ? Faites simple, Messieurs s’il vous plait... le tricorps est une formule éprouvée en moyen format. Alors pourquoi pas en "micro-format" ? En tant que consommateur, je peux être capable de choisir entre extrême compacité et modularité...

      D’ailleurs, c’est ce que je fais chaque fois en choisissant l’optique que je monte sur mon réflex. ;-)

    • Joli commentaire... Retournez faire du feu avec un silex.

    • Les photos de test sur dpreview sont pas mal du tout. Quant à garder 10 ans un appareil numérique, je crois que sur ce blog, personne n’y a même pas pensé une seule fois.
      Nous savons tous que nous sommes les victimes d’un business qui nous dépasse.
      Pourquoi Nikon n’a jamais sorti un full frame 24*36 à 1000 euros ? Parce qu’il sortira dans un ou deux ans et qu’en attendant on achètera un d700 à plus de 2000 euros qu’on changera dans deux ans. C’est sans fin.

    • Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...

      Quand les constructeurs se décideront-ils à faire un vrai compact semi-pro avec un bon capteur, une bonne électronique, un vrai viseur et une bonne réactivité au déclenchement ?
      Tout le monde n’a pas les moyens de se payer un M8, mais il doit avoir une alternative, non ?
      Patience et longueur de temps....

    • Parfaitement inutile.
      Un délire d’ingénieur qui n’a aucun intérêt pratique.
      Ou est l’originalité à l’usage ?

    • A l’usage, et c’est bien-là le plus important, le Ricoh GXR est excellent !

      Les news du GXR : http://ricoh-28mm.blogspot.com/

      @+

  • Cette idée me fait rêver à mon vieux Yashica mat24 et a sa poignée.
    Mr Ricoh, faites le même avec un capteur 24x36.
    Un viseur rond comme en font certaines marques de l’est.
    Une poignée décollée du bloc carré portant l’objectif et de forme plus cylindrique.
    Un flash latéral amovible sur la hauteur du boitier coté opposé à la poignée.
    Et surtout remplacez le bouchon actuel par un bouchon comme en font toutes les marques de reflex.
    cordialement

  • D’abord bravo à Ricoh pour l’originalité de la démarche. C’est audacieux.

    Je crains qu’ils n’aient pas la capacité à proposer suffisament d’unités pour que ca prenne vraiment. Ils auraient peut être dû trouver des partenaires qui s’associent à eux autour de cette norme.

    Comme l’a fait remarquer quelqu’un c’est dommage que le capteur (qui se périme vite) soit enfermé avec l’optique (quasi intemporelle). D’un autre coté ce module indémontable contient tout ce qui pose problème mécanique (centrage optique/capteur) et résoud le pb des poussières.

    Je suis surpris qu’ils aient sorti un petit capteur. Il me semble qu’il n’y a aucun marché pour un appareil de prix à objectif interchangeable avec les limitations des petits capteurs. Un compact comme le Canon G11 en tire déjà le meilleur pour moins cher. Mais en aps-c ou plus grand c’est séduisant.

  • Et si on voyait les aspects positifs ?

    Pour un peu plus de 1000 euros (kit aps-c + équivalent 50mm + viseur, tarif de la rue dans moins de 6 mois), on bénéficiera

    1/ d’un très bon capteur Aps-c, efficace jusqu’à 3200 iso

    2/ d’une focale incontournable (50mm), lumineuse et avec un bon piqué (macro)

    3/ d’une visée lumineuse et à 100% (ce qu’aucun reflex n’est capable d’offrir dans cette gamme de prix)

    4/ d’une compacité et d’un poids incomparablement plus adaptés à la photo de rue que mon reflex aps-c (malgré une focale 35mm vissée en permanence...)

    Vous en connaissez beaucoup des concurrents dans cette configuration ?

    Bon courage à Ricoh et merci de bousculer le marché !!

    • Effectivement, ce projet répond à quelques problèmes qui se posent à moi.

      En effet j’utilise un compact dans deux situations bien différentes qui demandent des qualités différentes
      - photos de paysages ou de reportage là un canon S90 ou un lumix LX3 feraient une excellente affaire.

      - photos de concerts demandant compacité, discretion haute sensibilité et longue focale un lunix tz7 correspond bien.

      mais l’ensemble coute la peau des fesses. Donc un système hybride efficace m’évitant d’acheter plusieurs appareils ferait mon affaire.

      A voir donc.....

    • Bonjour,
      Désolé de vous ramener dans la réalité, mais sur un plan purement financier, le couple TZ7/LX3 est bien moins onéreux qu’un couple GXR/optique transstandard et GXR/téléobjectif qui risque d’avoisiner les 1 300 € et ce, sans le viseur électronique.

      Laurent

    • Aspects positifs pas très convaincants de mon point de vue...
      OK pour le capteur et le viseur mais :
      Un 50mm pour la photo de rue, bof !
      De la macro avec un compact, re bof !

      Et au fait il déclenche au bout de combien de secondes ce petit joujou ? Car ça, c’est un vrai soucis pour la photo de rue !

  • Cher Laurent KATZ,
    Très bon article. Cette création de Ricoh montre bien que la modularité dans le compact est à l’ordre du jour ; même démarche qu’Olympus(Pen E1,E2) ou Panasonic. L’avenir serait donc un "Meccano", comme les argentiques en moyen-format. Malheureusement tout ça est un peu trop cher, notamment par rapport aux prix de reflex aussi performants,style amateur averti.
    Petite remarque en passant, qui vaut pour le site et pour la revue : le genre des noms de marque suit en principe le genre de l’objet concerné, le plus souvent masculin. C’est le cas des appareils photos. Dans toutes les revues et depuis toujours, Kodak, Fuji, Nikon, Leica, Canon, etc. sont masculins, sauf chez "LMDLP.com" . Pourquoi ?

  • Voilà qui devrait devenir un sacré bon plan.

    Attendons les fêtes et les promos. Pour un peu plus que le prix d’un bon caillou en 50mm, j’ai l’appareil avec !

    Les "optiques intemporelles"... faites-moi rire ! Les optiques anciennes sont superbes, mais elles font des reflets avec les capteurs numériques, et ne parlons pas de la mise au point...

    Un appareil que je peux avoir sur moi tout le temps, silencieux, qui n’en "jette" pas pour attirer les voleurs et où, en plus, je peux réellement changer d’optique quand je veux. (Je veux dire, au milieu d’un reportage, même s’il y a du vent parce que, sinon, je change à l’hôtel et c’est bon pour la journée.)

    Il est vrai que j’aurais préféré un 35mm. Mais ça viendra sans doute.

    • > Les optiques anciennes sont superbes, mais elles font des reflets avec les capteurs numériques

      Je n’ai jamais eu ce probleme (Leica M8 et M9 avec optiques M-rokkor 28, 40, Voigtlander 12, 15, 21, 1.9/28, 1.5/50, 2.5/75, Elmar-C 4/90, Jupiter 4/135 ; Nikon D200 avec micronikkor 2.8/55, Nikkor pre-AI 1.4/50 et 2.5/105, Jupiter 2.8/180 ; Pentax K20D avec Jupiter 1.5/85 ancien modele pre-Brejnev). Le seul souci a ete un focus shift avec le 1.5/50 sur le M8, souci disparu avec le M9.

      > et ne parlons pas de la mise au point.

      Effetivement, mon seul souci a ete un focus shift avec le 1.5/50 sur le M8, souci disparu avec le M9. Je n’ai pas d’experience de focus shift sur les reflex numeriques, mais c’est vrai que je n’utilise guere de grand-angle sur les reflex.

      Quant a l’absence d’AF sur les vieilles optiques, je ne suis pas un fan d’AF, sur Leica le pb ne se pose pas mais sur Nikon la frustration du mini-verre de visee est quasiment compensee par l’assistance a la mise au point. Ces vieilles optiques onctueuses, on les sent mieux et du coup on met au point a la main bien plus vite que sur les optiques AF tout plastique qui ont tellement de jeu que l’autofocus devient indispensable (c’est du bon marketing). Bon, pour certains types de photos l’AF rend bien service, mais l’imposer partout est une nuisance.

      >Un appareil que je peux avoir sur moi tout le temps, silencieux, qui n’en "jette" pas pour attirer les voleurs et où, en plus, je peux réellement changer d’optique quand je veux.

      Ah la je suis TOTALEMENT D’ACCORD ! La poussiere sur le capteur, quelle poisse. Et trimballer un leica (ou meme nikon) derriere chaque optique, ca fait cher !

      Pour repondre a un autre bloggeur, oui c’est vrai les optiques durent (en theorie) plus longtemps que les capteurs. Leica est un modele de compatibilite agricole ; Nikon s’est comporte honnetement (du moins avec les boitiers qui ont le petit doigt de couplage aux bagues AI) et les optiques de 1960 (1930 pour Leica) sont toujours operationnelles. Idem avec Pentax (et que de merveilles a vis dans les fonds de tiroir !) dont j’attends impatiemment un plein format. Mais les autres ? Minolta MD ? Pourquoi avoir (bien avant le numerique) change de baionnette, totalement incompatible, en passant aux Dynax ? Et Canon qui se debrouille pour programmer habilement l’obsolescence ? Et Olympus, dont les magnifiques optiques du PenF, parfaitement adaptees au capteur APS-C, sont universellement incompatibles ? Et les optiques OM que l’on ne peut utiliser qu’au quart de leur surface sur des boitiers 4/3 ? Et je ne dirai rien d’Exakta/Topcon.
      Bref, a part trois constructeurs (Leica, Nikon et Pentax) on nous entube bien avec la durabilite des optiques !

      Mais je m’eloigne du Ricoh GXR... j’attends avec impatience de voir le kombi APS-C + baionnette Leica ! Mais sera-ce bien commode d’ouvrir le diaph pour mettre au point puis de le fermer a la main avant de declencher, comme avant l’invention de la preselection ? J’attends les complaintes avec curiosite.