Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Sabine Weiss pour la liberté de la presse

25/12/2007 | Benjamin Favier

« Ses images paraissent, au premier abord, toutes benoîtes. Et bien, Messieurs Dames, c’est comme j’ai le bonheur de vous dire : vous êtes piégés, comme je l’ai été moi-même ! »

Cet aveu est signé Robert Doisneau. Il découvre les photos de Sabine Weiss en 1952, dans les locaux du magazine Vogue. Doisneau lui propose alors de rejoindre l’agence Rapho, dont il fait partie, la même année. En 1955, Edward Steichen sélectionne trois de ses clichés pour son exposition au Museum of Modern Art de New York, The Family of Man, travail sur la diversité de l’humanité. Un thème qui colle parfaitement avec la vision de Sabine Weiss. « Je photographie pour conserver l’éphémère, fixer le hasard, garder en image ce qui va disparaître : gestes, attitudes, objets qui sont les témoignages de notre passage. L’appareil les ramasse, les fige au moment même où ils disparaissent. » Ce numéro 26 de la collection 100 photos pour la liberté de la presse rassemble une sélection de clichés noir et blanc de Sabine Weiss, pris aux quatre coins du monde, de l’Inde à la Guadeloupe, aux Etats-Unis, en passant par la France…

Cette publication est également l’occasion pour Reporters sans frontières de rappeler quelques chiffres et faits, terrifiants, sur la situation de la presse à l’échelle de la planète. Ainsi, 24 journalistes sont toujours derrière les barreaux à Cuba. La presse a été bannie de l’Erythrée, dernier pays au classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. La Chine reste en tête des violations des droits de l’homme. Elle constitue la plus grande prison du monde pour les professionnels des médias. Pas de quoi se réjouir, à moins d’un an de l’ouverture des Jeux olympiques de Pékin…

Reporters sans frontières publie trois albums de photographies par an. Leur vente constitue la principale de ressource de l’organisation. Le prix de ce recueil est intégralement reversée à RSF pour mener ses actions en faveur de la liberté de la presse au jour le jour : assistance aux journalistes et à leurs familles ainsi qu’aux médias en difficulté, investigations sur le terrain afin de déterminer les responsabilités dans les cas d’assassinats, frais d’avocats dans les procès impliquant des journalistes…

- 100 photos de Sabines Weiss pour la liberté de la presse
- Reporters sans frontières
- 144 pages
- 9,90 €
- Le site de Reporters sans frontières

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Messages

  • Madame Weiss,
    Savez-vous qu’il existe en Belgique un hebdomadaire satirique un peu comparable au "Canard Ebchainé". Son titre "Père Ubu". Son rédacteur en chef, Rudy Bogaerts est décédé le 23 octobre 2007 à 62 ans. Il a été harcelé par un parti corrompu de Belgique qui n’a cessé de le harceler.
    De très nombreuses attaques en justice ont eu raison de sa résistance. Etes-vous au courant ? Ce triste cas vous interesse-t-il ?
    Merci de votre attention et meilleurs voeux pour 2008.
    Michel Lebrun.

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