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Sally Bibawy et Matthias Fiegl, cofondateur de Lomography : « Avec le Diana Instant Square, nous avons voulu revenir aux origines du Diana »

05/07/2018 | Sandrine Dippa

Il aura fallu moins de 24 heures pour que le Diana Instant Square de Lomography soit entièrement financé sur Kickstarter avec -à ce jour- plus de 207 000 € récoltés. Sally Bibawy et Matthias Fiegl, les cofondateurs de la marque, lancée au début des années 90, nous parlent de ce projet.

Nous vous en parlions la semaine dernière. Lomography vient de lancer une campagne de financement participatif destinée à produire le Diana Instant Square, une version "instantané" du Diana. Pour l’occasion, Sally Bibawy et Matthias Fiegl, dont l’interview réalisée il y a deux ans peut aussi être lue sur le site de MDLP, nous en disent plus sur le boîtier.

Le Monde de la Photo : Racontez-nous l’histoire du Diana
Sally Bibawy : Le Diana est un appareil plein de surprises et imprévisible : on ne sait jamais quel résultat – souvent unique – il va produire ce qui est la définition même du « Lo-Fi ». Le boîtier a été créé par la Great Wall Plastic Factory à Hong Kong au début des années 1960, même si ses origines exactes sont assez floues. Cette part de mystère participe d’ailleurs à son statut d’icône. Dans les années 1970, l’approche de la photographie étant devenue plus structurelle et conventionnelle, sa production a été arrêtée jusqu’à ce qu’un exemplaire tombe entre nos mains et qu’en 2007 nous lancions le Diana+. Sur cette ’’version Lomographique’’, nous avons ajouté la possibilité de faire des poses longues, des expositions multiples illimitées et une fonction « pinhole » pour l’utiliser sans objectif tout en conservant les couleurs saturées et le vignettage initiaux. Par la suite, nous avons sorti un Diana Mini fonctionnant avec des films 35 mm et un Diana Baby adapté au 110 mm. Aujourd’hui, nous poursuivons les déclinaisons avec le Diana Instant Square.


Le Monde de la Photo : Qu’est-ce que le Diana Instant Square ?

Sally Bibawy : En 2009 nous nous sommes lancés dans l’aventure de l’instantané avec un dos instantané pour le Diana+ et pour Lomo LC-A+ et Belair. Elle s’est poursuivie en 2014 avec le Lomo’Instant, notre premier vrai appareil instantané. Avec le Diana Instant Square, nous avons voulu revenir aux origines du Diana. Il s’agit d’un appareil instantané permettant de bénéficier de l’esthétique du Diana sur les films Instax au format carré de Fujifilm. Il permet de conjuguer la photo instantanée et analogique, car c’est le premier boîtier à proposer des optiques interchangeables ainsi qu’une griffe hot-shoe pour le connecter à différents flashs. Le Diana Instant Square dispose de la même optique que le Diana des débuts ainsi que celles développées pour la Dina F+ (super grand-angle 38 mm, un fisheye 20 mm et un grand-angle 55 mm…). Nous le considérons comme un véritable hommage à la photographie.


Le Monde de la Photo : Pourquoi avez-vous décidé de produire un nouvel appareil et non juste un dos instantané compatible, par exemple ?

Matthias Fiegl : Lors du développement de l’appareil, nous nous sommes rendu compte que les coûts de production d’un nouveau dos instantané étaient identiques
à ceux de la production d’un nouvel appareil. Nous voulions aussi sorti un boîtier ayant une taille optimisée et des fonctionnalités sur mesure. Enfin, avec un dos instantané, nous aurions dû produire de nouvelles optiques et adapter les viseurs. Alors que ce nouveau Diana, comme évoqué plus haut, nous permet de garder la compatibilité avec toutes les lentilles développées pour le Diana F+ tout en agrandissant la famille Diana.


Le Monde de la Photo : Quels sont les accessoires prévus avec le boîtier ?

Matthias Fiegl : Une grande partie des accessoires existe déjà puisqu’il s’agit de ceux créés pour le Diana F+. Il pourra aussi être utilisé avec ceux du Lomo’Instant Square. Parmi les accessoires nous pouvons donc citer le flash du Diana F+, un adaptateur hot-shoe, des filtres (rouge, jaune, bleu, orange, filtre à densité neutre), un objectif grand-angle pour Lomo’Instant Square, une optique pour les portraits ou encore un Splitzer.

Le Monde de la Photo : Avec plus de 200 000 €, vous avez largement dépassé les 85 000 € initialement requis pour que le projet aboutisse. Quelles sont les améliorations prévues ?
Sally Bibawy : Pour le moment nous avons tenu à ajouter une fonctionnalité « pinhole ». D’autres modifications sont prévues tout au long de la campagne en fonction des retours que nous aurons de notre communauté et des testeurs.

- Le Diana Instant Quatre sur Kickstarter
- Le site de Lomography

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