Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Sigma 14-24 mm f/2,8 DG DN Art : grand-angle en montures L et E 24 x 36

11/07/2019 | Benjamin Favier

Le 14-24 mm f/2,8 DG DN Art débarque en montures Leica L et Sony FE. Avec un poids considérablement réduit par rapport à la précédente version.

Présentation

Des optiques Sigma pour hybrides 24 x 36, il en existe déjà, puisque les focales fixes Art ont été adaptées pour la monture Sony E. Les mêmes, prévues pour être proposées en monture L, dans le cadre de la triple alliance avec Leica et Panasonic. En revanche, c’est la première fois que des modèles DN sont conçus spécifiquement pour des hybrides 24 x 36, en montures E et L, en l’occurrence.

Nous connaissons le 14-24 mm f/2,8 Art, disponible pour les reflex Canon, Nikon et Sigma. Et adaptable sur les hybrides Sony plein format, via la bague MC-11. Le voici décliné en montures Leica L et Sony E. De 1150 g, le poids passe à 795 g. La formule optique diffère, avec dix-huit lentilles (dont un élément FLD, cinq SLD et trois asphériques) réparties en treize groupes, contre dix-sept éléments en onze groupes sur le modèle conçu pour les reflex Canon et Nikon.

Un nouveau traitement NPC (Nano Porous Coating), repose sur de la silice poreuse, comme matériau de revêtement. Sigma définit ainsi son champ d’action : « La couche de silice poreuse présente des trous de taille nanométrique avec de l’air à l’intérieur. La présence de trous de cette taille permet de réduire considérablement l’indice de réfraction, abaissant d’autant la réflectance de façon plus importante que les revêtements antireflet conventionnels. En conséquence, la lumière réfléchie provoquant les flares et les images fantômes est fortement réduite, ce qui permet d’obtenir une qualité d’image optimale. »

La construction est supposée résister à l’intrusion de poussière et aux éclaboussures, tandis que la lentille avant bénéficie d’un traitement anti-déperlant. La distance minimale de mise au point est de 28 cm à toutes les focales (sur la version dédiée aux reflex Canon et Nikon, elle est de 26 cm à 14 mm, et de 28 cm à 24 mm). Le diaphragme circulaire comporte onze lamelles (neuf sur le précédent 14-24 mm Art). Le pare-soleil est intégré, mais il sera possible d’utiliser des filtres gélatines au niveau de la baïonnette.

Le zoom sera disponible courant août. Le prix n’est pas encore connu.

- Le site de Sigma

Fiche technique 14-24 mm f/2,8 DG DN Art (pour la monture L)

  • Prix : NC
  • Type : zoom compatible 24 x 36
  • Montures : Leica L et Sony FE
  • Focales : 14-24 mm
  • Ouverture maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 18 lentilles en 13 groupes
  • Protection : Oui
  • Zooming : mécanique
  • Motorisation : oui
  • Stabilisation : -
  • Diaphragme : circulaire à 11 lamelles
  • Distance minimale de mise au point : 28 cm
  • Grandissement maximal : 1:7,3
  • Accessoires : étui et bouchon fournis, pare-soleil intégré
  • Diamètre du filtre : porte-filtre à l’arrière
  • Dimensions (L x ø) : 131 mm x 85 mm
  • Poids : 795 g

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages

  • Hem ! On s’attendait à plus léger (autour de 700g ) pour ce nouveau Sigma.
    Avec ce "remake" du désormais "grand classique" de Nikon (14-24/2.8 AFS de 2007), Sigma joue clairement la carte des hautes performances aux dépens du poids. Celà prouve une fois encore que le critère poids/encombrement claironné par tous les acteurs des petits formats n’est pas si important que ça.
    Avec 18 lentilles (vs 17 sur le 14-24/2.8 DG reflex), on s’attendait en effet à trouver moins de lentilles (l’effet rétrofocus est moins important qu’en reflex).
    Avec 795g, Sigma joue dans le mëme registre que Canon et son 16-35/2.8 L III (790g).
    On reste donc largement en dessous de la barre "fatidique" du Kilogramme qui fait fuir, paraït-il, tous les photographes...

    Au niveau des performances optiques, Sigma revendique les plus hautes performances jamais obtenues sur un
    14mm (en particulier) ou sur l’ensemble du range.
    Nikon est prévenu, ils auront du mal à faire mieux sur ce critère.

    On peut néanmoins trouver quelques "défauts" à ce zoom :

    - Il n’y a pas de filtre avant comme sur certains zooms récents (15-35/2.8 LIS RF, 10-18 Laowa, 15/2 Laowa, etc...),
    un choix délibéré de Sigma qui joue la carte des perfs optiques "à donf".

    - Pas de stabilisation optique comme chez certains (Tamy 15-30/2.8, Canon 15-35/2.8 LIS RF,,...)

    - Pas de fenêtre de lecture des distances/PDC comme pour le 14-24/2.8 S Nikkor.

    Accessoirement, ce zoom prouve une fois de plus que le poids des zooms GA f/2.8 n’est pas aussi terrifiant que ce que suggére les propagandistes des petits formats veulent bien nous faire croire :

    Le 14-24/2.8 DG DN pèse 260g de plus qu’un 7-14/2.8 MZD , champion du MFT, soit 49% de plus, pas 300% qu’on nous laisse imaginer.
    Le 14-24/2.8 DN DG pèse...10g de moins (!) que le champion des zooms GA APSC, le 8-16/2.8 XF !!!

    Quant au tarif, il est annoncé au Japon autour de 148000 JPY TTC dans une certaine officine, soit autour de 1500 €.
    C’est 20% de plus que le "roi des Zuiko" et c’est moins que le fuji...

  • Je pense qu’une fois de plus vous n’analysez pas correctement la problématique du poids.
    en effet, Sur une « grosse » optique pesant 1,500 kg, 260 gr ne représentent pas une énorme différence , par contre si vous comparez une optique de 500 gr et que l’autre fait 260 gr de plus, là la différence de poids devient problématique .
    Mais dans l’absolu, espérons quand même que la plupart des gens essayent une optique avant de l’acheter et dès lors , ces problèmes de poids sont tout à fait secondaires : les gens sont bien plus malins et analysent la tenue en main, la qualité optique et quelques détails comme la possibilité de visser un filtre.
    Et de nouveau, ça n’a pas beaucoup de sens de comparer un 7-14 (donc déjà un range différent) mft à une optique FF. Comparez la au nikon 14-24 , là on vous suivra. Le reste relève de votre sempiternel discours sur les m43 et n’est donc pas pertinent ici.

  • @2
    Si je suis aussi virulent contre le MFT voire l’APSC, c’est que les arguments marketing, généralement avancés par les promoteurs de ces formats, sont faux en pratique.
    Dans le cas du MFT (le cas le plus caricatural ), on pouvait "logiquement" s’attendre à ce que les optiques du MFT
    soient systématiquement 2x plus petites, 4x plus légères et 4x moins chères que de "l’équivalence supposée" en 24x36
    Or, dans le cas présent, voire dans la plupart des cas, ce n’est pas du tout ce qu’on constate.
    Je rappelle une fois encore que dans "l’imaginaire collectif" des fans du MFT, un 7-14/2.8 en MFT est équivalent
    à un 14-28/2.8 en FF ...ce qui est "faux" dans la réalité (sauf la complexité de la formule optique dans les 2 cas ).
    C’est précisément cette ambiguïté que les artisans du MFT/APSC utilisent pour abuser leur clientèle.

    Pour ce qui est du choix des photographes en faveur du MFT, comme je vous l’ai dit, leur choix est basé sur un présupposé totalement faux.Ils ne font pas autant attention que ce vous voudriez croire, précisément parce que ce sont généralement des ignorants en optique !
    Heureusement, de plus en plus de photographes finissent par "ouvrir les yeux" et les PDM du FF s’accroissent d’année en année malgré les différences de coûts importantes (en apparence) d’un boïtier FF...

  • Encore une petite info sur les objectifs DG DN & DC DN :
    Contrairement aux objectifs destinés aux reflex, Sigma est beaucoup moins loquace sur les valeurs de distorsion et de vignettage de ses objectifs destinés aux boîtiers mirrorless.
    Celà suggère que les boîtiers Canon/Nikon/Sony prennent également en charge la correction automatique de ces paramètres pour ces marques indépendantes.