Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Sigma SD1 : tous les détails

21/05/2011 | LAURENT KATZ

Il va donc arriver, avec un prix qui en fait frémir plus d’un. 7 000 €. Plus que celui des reflex pros, mais moins que celui des moyen-formats avec lesquels Sigma souhaite le confronter. En tout cas, les forums s’étonnent du tarif himalayen.


45 millions de pixels ou 15 millions ? L’interrogation est justifiée devant ce reflex muni d’un capteur inhabituel, qui se comporte comme une pellicule argentique composée de couches sensibles aux différentes plages de couleurs. L’imageur Cmos Foveon X3 présente trois couches analysant respectivement le bleu, le vert et le rouge à mesure que la lumière s’enfonce dans les strates du silicium. Le dématriçage à la sauce Bayer, comme dans un capteur ordinaire, n’a plus lieu d’être, pas plus que le filtre passe-bas. À tout pixel de l’image correspond un photosite composé de trois photodiodes. Chaque couche en comportant plus de 15,3 millions, Sigma revendique les 45 millions de pixels. En réalité, quel que soit le capteur, il faudrait distinguer les pixels des points. Un capteur standard, par exemple celui d’un EOS 7D de Canon devrait en fait être qualifié comme un « 18 Mpts/18 Mpxl interpolés », tandis que celui du SD1 serait un « 46 Mpts/15,3 Mpxl réel ». Vous imaginez le problème sur les fiches techniques, sans parler du message confus à transmettre aux clients qui a d’autres chats à fouetter que de perdre son latin technique.

JPEG - 41.3 ko
Le mode d’acquisition des couleurs du capteur Foveon X3


En tout cas, le SD1 est un « vrai » 15,3 Mpxl. Ce qui se traduit par une finesse d’image importante et une colorimétrie attirante, si l’on en juge la qualité des photos qui transparaît lorsque l’on télécharge la (brochure commerciale->http://www.sigma-sd.com/SD1/pdf/SD1_Catalog2011_EN.pdf] dans sa version haute résolution. Sur le SD15, le capteur APS-C était plus petit qu’à l’accoutumée, se traduisant par un facteur multiplicatif de 1,7x. Ce n’est plus le cas du nouvel imageur qui, avec quelques millimètres de plus, fait passer cette valeur à 1,5x.

Pour traiter les données, Sigma a eu recours à un double processeur True II, permettant l’enregistrement simultané du Raw (format X3F) et du Jpeg. On note toutefois, à la vitesse des rafales (5 im/s) et à leur longueur (7 photos seulement), que l’armement informatique reste juste. Quelques points font même tiquer pour un boîtier à 7 000 €. Qu’il n’y ait pas de vidéo, passe encore, ce n’est pas un atout indispensable. Il n’y a pas de visée sur LCD, pas plus qu’une sortie HDMI pour employer un moniteur de contrôle des photos prises dans le cadre d’un studio. Où cet appareil a naturellement sa place. Le LCD lui-même, avec 460 kpts, contre 921 kpts sur tous les reflex experts et pros, date un peu. Et l’on s’étonne de la visée à 98 %, de l’absence d’un double lecteur de CompactFlash ou d’un petit afficheur de contrôle sur le dessus. À 7 000 €, on est en droit d’avoir des exigences.

Heureusement, la construction sur la base d’un châssis en magnésium et l’emploi de joints pour éviter l’intrusion de poussières et de l’humidité est appréciée. En matière d’ergonomie, outre les trois configurations, directement accessible sur le sélecteur de modes d’exposition, on retrouve la touche QS, chère à Sigma. Qui amène deux menus de réglages rapides, l’un pour les Iso, le flash, le mode de mesure et l’autofocus, l’autre pour la balance des blancs, la qualité et la définition, le mode couleur. Et pour clore le portrait, il ne faudrait pas oublier l’impressionnante famille d’objectifs, car Sigma est avant tout un opticien, qui a fait l’objet d’une montée qualitative impressionnante ces derniers temps, comme pour préparer la venue du SD1.

Fiche technique

- Capteur : Foveon Cmos X3 23,5 x 15,7 mm, 3 x 15,4 Mpxl
- Protection du boîtier : Joints antipoussière et antiruissèlement
- Stabilisateur : Non
- Antipoussière : Filtre avec joint recouvrant le capteur
- Définition : [3/2] 4 704 × 3 136 pixels
- Vidéo : Non
- Sensibilité : 100-6 400 Iso
- Bracketing sensibilité : Non
- Formats de fichiers : Jpeg, X3F (12 bits)
- Espace de couleurs : NC
- Monture : Sigma SA, coeff. 1,5x
- Mise au point auto. : Auto simple, continu, prédictif, sur 1 ou 11 zones
- Illuminateur AF : Oui
- Mode d’exposition : PASM
- Mesure de l’exposition : évaluative (77 zones), centrée (10 %), pondérée centrale, ponctuelle (1 %)
- Plage d’exposition : 1-20 IL
- Compensation d’exposition : +/- 3 IL par 1/3 IL
- Bracketing d’exposition : 3 (+/- 3 IL) ou 5 vues (+/- 1,7 IL), par 1/3 IL
- Vitesse : 30 s-1/8000e s
- Vitesse de synchro X : 1/180e
- Rafale : 5 im/s (7 images)
- Retardateur : 2s, 10 s
- Balance des blancs : Auto, prédéfinie (6), personnalisée (1)
- Bracketing balance des blancs  : Non
- Réglages divers : Modes Couleurs
- Prise flash : Oui
- Contrôle du flash : S-TTL
- Flash intégré : NG 11 (couverture 17 mm)
- Compensation d’exposition au flash : +/- 3 IL par 1/3 IL
- Commentaires sonores : Non
- Visée : reflex par pentaprisme, 98 %, 0,95x, 18 mm
- Moniteur : 3 pouces/460 kpts
- Écran LCD de contrôle : Non
-  LiveView : Non
- Modes d’affichage : Zoom, Index (9 vues), hautes lumières, histogramme
- Stockage : CF compatible UDMA 6
- Interfaces : Hi-speed USB, vidéo composite, prise alimentation, prise télécommande, récepteur télécommande IR
- Personnalisation : 3 configurations
- Divers : -
- Télécommande : NC
- Logiciels : SIGMA Photo Pro 5.
- Accessoires fournis : Accu, chargeur, câbles
- Alimentation : Accu Li-Ion
- Dimensions : 145,5 x 113,5 x 80 mm
- Poids : 700 g (sans accu ni carte)

- Le site consacré au SD1
- La présentation du SD1
- Le site de Sigma France

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



FUJIFILM

Archives Le monde de la photo

NOUVEAUTE : Vous recherchez un article, un test ?

Accédez aux archives MDLP

CEWE