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Skylum Luminar 3 : le catalogage est arrivé

06/12/2018 | Laurent Katz

Exit Luminar 2018 et bienvenu à, non pas Luminar 2019 mais à Luminar 3. Visionnage et catalogage sont introduits, fonctionnellement incomplets pour concurrencer Lightroom Classic CC, mais l’état d’esprit du logiciel, en partie fondé sur l’IA, laisse augurer de développements prometteurs.

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Plusieurs environnements de retouche (prédéfinis ou utilisateur) sont proposés dans un menu déroulant à droite. Au bas, des rendus prédéfinis (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

Comme DxO PhotoLab 2, Luminar s’ouvre au visionnage et au catalogage. Le logiciel que l’on présente, encore à tort, comme un concurrent de Lightroom Classic CC, s’appuie sur une philosophie différente. D’abord tarifaire puisque seule une version perpétuelle est proposée, à un prix ridiculement bas, soit 59 € jusqu’au 18 décembre, date du lancement officiel, et de 69 € ensuite. La mise à jour depuis Luminar 2018 est gratuite. Depuis une version plus ancienne ou un autre logiciel de Skylum (ex. Macphun), il en coûte 49 € et une version d’essai gratuite sera téléchargeable au lancement. Le logiciel, en version autonome ou plug-in, est activable sur cinq postes, sous macOS (10.11 et au-delà), comme sous Windows (7 au minimum, 64 bits obligatoires).

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Dans la visionneuse, le menu contextuel présente les actions possibles pour une photo (cliquer pour agrandir).
(photos LK)

Le catalogage repose sur la déclaration au logiciel de dossiers (y compris ceux qui sont synchronisés dans un nuage informatique), pas vraiment par une procédure d’importation, car il n’est pas possible à ce niveau de renommer des fichiers, de les sauvegarder, de leur appliquer un traitement ou une mise en album. Luminar 3 scrute ces dossiers et, si des images sont ajoutées ou supprimées, il en tiendra compte ultérieurement. Il établit aussi un visionnage calendaire et propose de créer des albums statiques. Pour les albums dynamiques, il faudra attendre des évolutions ou une future version.

La visionneuse s’inspire de ce que l’on trouve sur les équipements mobiles, avec des vignettes jointives et peu informatives à l’exception des étoiles, des balises colorées et de l’indicateur de rejet/acceptation. Mais rien concernant le nom de fichier ou les Exif de prise de vue… sauf à afficher le panneau Info. La Bibliothèque présente donc la vue calendaire, les photos marquées comme acceptées, celles qui ont été ajoutées récemment ou modifiées (ce jour, la veille, dans la semaine ou le mois précédent). Suivie de la liste des Albums et des Dossiers gérés. Un affichage filtré est à disposition (avec les étoiles comme critère par exemple, mais pas les Exif… ce qui est prévu dans les six mois à venir), ainsi que des options de tri. Mais rien pour empiler des images ou en afficher quelques-unes pour les confronter avec zoom et déplacement synchronisés). La visionneuse laisse aussi effectuer la synchronisation des ajustements opérés sur une photo vers d’autres… sur un mode tout ou rien, car on ne peut encore, à l’instar d’un Lightroom, définir lesquels seront appliqués.

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L’affichage est sélectif, selon différents critères (cliquer pour agrandir).
(photos LK)

D’un point de vue retouche, pas grand-chose de nouveau n’est introduit. On y retrouve toujours le mélange d’outils manuels pour convertir les Raw, améliorer les images ou y appliquer quelques filtres et effets, cela avec une gestion de calques, des outils automatiques et des Looks, correspondant à des rendus établis par Luminar et que vous pouvez compléter par les vôtres ou télécharger.

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L’espace de travail " Rapide et impressionnant " présente des ajustements, certains fondés sur l’IA, pour améliorer une image en quelques actions souris (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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L’espace de travail "Professionnel " offre les réglages habituels pour convertir les Raw (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

Comme ON1 Photo Raw 2019 pour lequel on peut se faire une idée des évolutions à court et moyen terme, Luminar 3 bénéficie d’une feuille de route qui montre certaines orientations pour le premier semestre 2019. On découvre ainsi que le regroupement Raw+Jpeg, visualisé comme une image unique, mais laissant travailler sur l’un ou l’autre format, va faciliter le travail. Que des copies virtuelles seront introduites pour conserver plusieurs versions d’une photo avec des rendus différents (couleur ou N&B par exemple), Que les IPTC seront gérés, pour créer des jeux de données et les synchroniser sur plusieurs photos. À l’instar de la correction du ciel, des techniques reposant sur l’intelligence artificielle sont en cours de développement pour améliorer les portraits, les photos d’architecture, la suppression d’objets et de défauts, le masquage. Un outil de migration depuis Lightroom mijote, ainsi qu’une recherche intelligente reposant sur les données Exif, les noms de fichiers et des mots-clés. Vaste chantier !

- Le site de Skylum
- Le site de Luminar

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