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Sony A7 III : un A7R III réduit en pixels

27/02/2018 | Laurent Katz

On l’attendait. Il est venu. Petit frère de l’A7R III, il en reprend la structure et les fonctions, avec pour différences un capteur de 24 Mpxl contre 42, un autofocus revisité et un tarif que l’on jugerait presque doux comparé à celui de son ainé.

Présentation

De loin, la confrontation entre les A7R III et le nouveau venu, hormis la référence du boîtier en façade, montre des appareils indifférentiables. D’ailleurs un saut vers leurs fiches techniques respectives permet de constater des dimensions identiques au dixième de millimètre près. Alors, quelles sont les véritables différences entre ces hybrides plein format, quand l’un vaut 3 500 € et l’autre 2 300 € ? Tout d’abord un capteur Cmos rétroéclairé qui passe de 42 Mpxl à 24 Mpxl effectifs. Pas de quoi pleurer sauf usage spécifique, pour photographier des peintures ou réaliser des photos publicitaires ultra-définies. Entre parenthèses, Sony ne propose pas de fonction pour capturer une image à plus haute définition en profitant de la mobilité de l’imageur grâce à son stabilisateur 5 axes, comme le pratique par exemple Pentax sur le K1 Mark II.

La vidéo reste sur l’échelon UHD de la 4K, c’est-à-dire 3 840 x 2 160 pixels, en 30p au maximum, quand en Full HD, les 120p et 100p offrent des ralentis 5x. L’acquisition utilise la pleine largeur du capteur, ce qui fait que l’angle de champ ne varie pas entre les modes Photo et Vidéo. Prises micro et casque sont bien là. On regrette quand même que la sortie vidéo, au travers de l’HDMI, reste en 8 bits quand 10 serait plus approprié. Un mode HDR instantané, pour que les téléviseurs qu’ils soient HDR ou pas, mais acceptant l’HLG, puissent retranscrire des vidéos 4K HDR, en en tirant plus ou moins les bénéfices. Par ailleurs, les courbes gamma S-Log2 et S-Log3 sont toujours de la partie.

Si, extérieurement, rien n’a changé, il y a quand même des différences. La finesse de visualisation est un cran au-dessous de l’état de l’art. Le viseur Oled est toujours calé sur 2,4 Mpts (3,69 Mpts sur l’A7R III) et le LCD descend de 1,44 Mpts à 0,93 Mpts. Tout en restant orientable verticalement. Heureusement, le gain sur l’A7 II, tant en ergonomie qu’en performances est largement à la hausse. Le capteur, à définition identique, est nouveau, donné pour une dynamique atteignant les 15 IL. Conjugué au processeur, il flirte maintenant avec les 204 800 Iso en sensibilité. On retiendra qu’il participe au nouvel autofocus dont la couverture est exceptionnelle : 693 points pour la détection de phase en plein format, soit 93 % du cadre, bien loin de ce qu’offrent les reflex.

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Les carrés verts représentent les collimateurs dédiés à la détection de phase, tandis que la zone bleutée montre la couverture de la détection de contraste.

En mode APS-C avec une optique FE (plein format) c’est 299 points (détection de phase AF), valeur passant à 221 points avec un objectif APS-C. La détection de contraste est évaluée sur 425 points. Tout cela est gérable par zone, le joystick arrière ou l’écran tactile facilitant le choix des collimateurs. La technologie 4D de Sony est de la partie, évaluant les déplacements dans les trois dimensions avec une anticipation de la position en fonction du temps. La détection des visages et de la position des yeux est mise à contribution quand le photographe en éprouve le besoin.

Cet autofocus de course trouve sa pleine justification en mode Rafale. Ici, pas question de chasser sur les terres de l’A9->13502] et ses 20 im/s. Reste que les 10 im/s sont plus que respectables, d’autant qu’ils sont offerts avec l’autofocus continu en obturation mécanique ou électronique. Mais, avec la visée en temps réel, passer de cette valeur à un 8 im/s reste des plus décents. L’ergonomie bénéficie maintenant de la faculté d’activer les menus, la touches Fn, le mode Lecture pour y pratiquer un petit editing avec l’attribution d’étoiles avant même que toutes les photos soient inscrites sur la carte. La capture d’image s’appuie d’un système anti-scintillement, pour réduire ou éradiquer les effets néfastes de certains éclairages artificiels quand des vitesses élevées sont employées.

En matière d’intendance, la batterie NP-FZ100 offre 530 vues avec le viseur selon la norme Cipa. Pas encore l’endurance d’un reflex, mais c’est une valeur correcte. La connectique USB est au gout du jour, avec une prise USB-C, à la norme USB 3.1 Gen1. Pour les cartes SDXC, ce sont deux lecteurs qui sont proposés, un seul étant d’obédience UHS-II.

- Le site de Sony

Premier avis

Voilà un appareil qui pourrait légitimement taper dans l’œil de tous ceux qui rechignent à investir dans un A7R III. Même si le prix de 2 300 € boîtier nu (2 500 € avec le 28-70 mm f/2,8), n’est pas anodin et fournit une occasion de râler sur la définition du LCD et surtout de l’afficheur qui n’ont pas été mis au goût du jour. Cependant, Sony vient de concocter un autre hybride polyvalent, avec des rafales d’un bon niveau, un autofocus qui, sur le papier, est séduisant notamment par sa couverture importante du cadre de visée. Sans parler d’une ergonomie matérielle satisfaisante : double molette, joystick pour les collimateurs, écrans tactile, touches configurables (11 pour un total de 81 réglages) et menu personnalisable. Sans parler de la résistance à la poussière et à l’humidité. L’utilisateur de Windows appréciera la fourniture de la suite logicielle Imaging Edge qui outre la visualisation et le développement Raw, assure la prise de vue connectée.

Fiche technique

  • Capteur : Cmos BSI 23,8 x 35,6 mm de 24,2 Mpxl effectifs
  • Définition maximale : [3/2] 6 000 x 4 000 pixels
  • Monture/Coefficient : Sony FE (1x)
  • Sensibilités : 100-51 200 Iso (50 – 204 800 Iso en mode étendu)
  • Vidéo : 4K UHD 3840 x 3160 pixels en (100 ou 60 Mbps), Full HD en 120p, 100p, 60p, 50p, 30p, 25p ou 24 p
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw, XAVC S, AVCHD, MP4
  • Protection du boîtier : oui
  • Stabilisateur : oui (cinq axes)
  • Visée : Oled 2,4 Mpts, grossissement 0,78x, dégagement oculaire de 23 mm
  • Moniteur : 7,5 cm, 921 kpts, tactile et orientable (107° vers le haut, 41° vers le bas)
  • Flash intégré : -
  • WiFi/Bluetooth/GPS : IEEE 802.11b/g/n (NFC)/Oui (norme v. 4.1)/-
  • Exposition : modes PASM ; mesure sur 1200 zones ; -3 à +20 IL ; +/- 5 IL
  • Autofocus : 693 points (détection de phase), 425 points (détection de contraste) ; AF visages et yeux ; sensibilité à - 3 IL sur le collimateur central
  • Vitesses : 1/8 000s à 30s (obturateur mécanique ou électronique) ; synchro X à 1/250s
  • Rafales : 10 im/s (87/49 Raw compressés ou pas, 79/36 Raw compressés ou pas + Jpeg, 163 Jpeg)
  • Balance des blancs : Auto , prédéfinies (10) ; 2 500 à 9 900 K ; décalage de couleurs (G7 à M7, A7 à B7) ; personnalisé
  • Réglages et fonctions diverses : styles créatifs, profils d’image vidéo, effets spéciaux, HDR
  • Stockage : fente 1, SDXC (UHS-II) ; fente 2, Memory Stick Duo ou SDXC (UHS-I)
  • Interfaces : USB (Type-C), micro 3,5 mm, casque 3,5 mm, synchro flash, micro HDMI (type D)
  • Alimentation : NP-FZ100 (530 vues avec viseur, 650 avec écran, norme CIPA)
  • Accessoires : Cordon d’alimentation, adaptateur secteur, accu NP-FZ100, protecteur de câble, œilleton de visée, câble micro USB, cache griffe porte-accessoire, bandoulière, capuchon de protection
  • Dimensions/Poids : 126,9 x 95,6 x 73,7 mm / 650 g (avec accu et cartes mémoire)

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  • Vous présentez le modèle iii comme un riii réduit en quelque sorte mais’ ne faudrait il pas plutôt le voir comme le successeur logique du 7ii étant donné le programme Sony cohérent :
    - 12 megapixels : serie S
    - 24 megapixels : serie 7 II puis III
    - 36 ou plus : serie R
    poirquoi voir cela en négatif et pas en positif ?

  • Le A7m3 est plus proche du A7rm3 et du A9 que du A7M2 en terme d’ergonomie, batterie, autofocus... Ce qui est très flatteur vu le prix.

  • Quel l’interet d’un hybride plein format ?
    j’avais cru comprendre que l’un des objectifs poursuivis était une compacité et un poids moindre, limites au boîtier dans le cas d’un hybride
    si on compare cet appareil au D750 de Nikon, il est près de 50% plus cher, l’autonomie est divisée par 2,5, le risque poussière est accru, mais le boîtier est plus léger de 200gr
    Je pense que Fuji est dans le vrai : il faut se limiter au format Aps pour gagner également en poids sur les objectifs, à condition d’accepeter de perdre en profondeur de champ

  • @bernard, l’hybride APS-C est une solide réponse au manque d’intérêt de Canon et Nikon de ne pas proposer des fixes lumineux et de proposer.

    L’hybride Plein Format a surtout les avantages liés à l’absence de miroir : déclenchement totalement silencieux, absence normalement de front et back-focus, run AF normalement plus performant en vidéo (et Sony a son intérêt en tant qu’électronicien), meilleure prise en main pour les petites mains (surtout si associés avec des objectifs f1.8).
    Dans le domaine des capteurs de plus de 40MP, les Sony sont bcp plus légers que leurs homologues reflex avec une stabilisation par capteur en plus.
    Les sigma, par ex, donneront de meilleurs résultats en extérieur grâce à la stab.

    Autre avantage du fait de l’EVF, proposer des appareils type range-finder à objectifs interchangeable, mais Sony n’exploite pas pour le FF seulement sur l’APS-C.

    Comparer le A7r3 avec le D750, qui a plus de 3 ans et demi. On peut aussi comparer le A7 à moins de 1000€, mais non les fonctionnalités sont différentes entre tous les modèles du marché. A chacun sa préférence : AF différent, viseur différent, 4k ou non, stabilisation par capteur....

  • Par rapport au A7rIII, le A7 a l’air d’en offrir beaucoup pour son prix, du moins comparé à celui du A7rIII. Avant son annonce, je pensais faire le pas pour le A7rIII, mais du coup, je m’interroge, car la différence de prix est importante.

    Je peine à me rendre compte si la différence entre le viseur de 2.4 mpts du A7III et celui de 3.69 mpts du A7rIII sera vraiment significative, ou si on est plus dans la nuance. Avis bienvenus, merci.

    Et pour la résolution, je ne peux m’empêcher de me dire que 42 mpxl sans filtre pass-bas offre d’énormes possibilités en post-traitement, idéal dans des cas spécifiques. Le souci, c’est que dans la plupart du temps, une résolution plus basse suffirait, et il ne me semble pas que l’on puisse définir des RAW plus petits, non ?

  • Après usage, je trouve les 42Mpx de mon A7rII excessifs, ce boîtier me paraît beaucoup plus intéressant.
    Mais bon, ça n’est que mon avis.

  • @6, merci, c’est un peu la réflexion que je me fais, liée au fait de ne pas avoir d’option pour des RAW plus petits.

    Et je m’interroge aussi sur la taille respective des RAW du A7III et du A7rIII, dont je ne trouve pas d’information.

    Et sur les possibilités de compression, avec ou sans perte et son influence, car j’ai lu qu’elle modifiait le fichier en 12 bits, avec une perte entre autres de dynamique peut-être. Merci d’avance pour vos retours d’expérience.

  • Ce boîtier est à 2000$ aux USA soit un peu plus de 1600€ auxquels il faut ajouter la tva de 20%, soit 2000€. On est loin des 2300€ annonces.
    je mettais habitue à des prix en euros et en dollars identiques
    cela ne semble plus être le cas chez Sony

  • Et je m’interroge aussi sur la taille respective des RAW du A7III et du A7rIII, dont je ne trouve pas d’information.

    Les fichiers RAW du A7iii font 48mo en uncompressed (14 bits), et 24mo en compressed (12 bits).
    Pour ce qui est du A7Riii, ils font 85mo en uncompressed (14 bits), et 43mo en compressed (12bits).