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Sony A9 : un nouveau cap

19/04/2017 | Benjamin Favier

Avec ce modèle, Sony entend ni plus ni moins concurrencer les bolides que sont les Canon EOS-1D X Mark II et Nikon D5. Et au vu des caractéristiques de cet A9, elle pourrait bien se faire un place dans le giron des boîtiers à optiques interchangeables professionnels…

Présentation

Ce n’était qu’une question de temps. La baisse tarifaire des A7R II et A7S II, la semaine passée, laissait entrevoir une arrivée imminente. À l’automne dernier, Sony avait lancé un A99 II, certes convaincant, sorte de condensé du savoir-faire de la marque observé sur plusieurs modèles, mais pas forcément espéré. Mais c’est surtout sur le versant hybride que nous attendions le géant nippon. Jusqu’ici, la gamme A7 satisfaisait les vidéastes (A7S II), les photographes ayant besoin d’une définition élevée (A7R II), sans négliger les besoins les plus courants (A7 II). Mais aucun de ces modèles n’était en mesure de rivaliser avec les meilleurs reflex, dès lors qu’il s’agissait de figer une action rapide. C’est là qu’intervient l’A9.

Capteur plein format empilé

Commençons par la base de tout boîtier numérique, le capteur. L’A9 abrite un Cmos Exmor R plein format de 24 Mpxl stacked. Ce qui signifie que l’on trouve, sous le capteur, une mémoire tampon intégrée et un circuit de traitement du signal ultra-rapide, le tout empilé donc. Cela ne vous rappelle rien ? Sony a en quelque sorte livré un teaser avec le RX100 V et son Cmos Exmor RS de 1 pouce, reposant sur le même principe, dans le but de soutenir une cadence très élevée : 24 im/s sur le compact, et 20 im/s sur l’A9 ! On retrouve d’ailleurs le duo de processeurs Bionz X, également à l’œuvre dans l’A99 II. La plage de sensibilités s’étend de 100 à 51 200 Iso (50-204 800 Iso en mode étendu). Le capteur délivre des Raw sur 14 bits, avec la possibilité de les compresser. Dans la lignée des A7 de seconde génération, le capteur de l’A9 est stabilisé, sur cinq axes.

Cadence de 20 im/s

Avec une cadence de 20 im/s (12 im/s en Raw non compressé) en AF continu, à pleine définition, le Sony A9 a clairement les mastodontes du marché en ligne de mire : les Canon EOS-1D X Mark II et Nikon D5. Avec la capacité annoncée d’engranger 362 Jpeg ou 241 Raw ou 222 Raw + Jpeg, Sony compte bien séduire des photographes pros et s’inviter au bord des terrains de sport. Pour cela, elle mise aussi sur le système autofocus hybride de l’A9, qui repose sur 693 collimateurs (sensibilité de - 3 IL au niveau du collimateur central) en détection de phase (25 en détection de contraste), couvrant 93 % de la zone de l’image. Un argument important face aux reflex plein format, dont les systèmes AF offrent une couverture restreinte. Sony annonce que la mise au point et l’exposition automatiques (modes AF et AE) seraient calculées jusqu’à soixante fois par seconde, de façon ininterrompue, de la composition de l’image jusqu’au déclenchement. Nous reviendrons en détail sur cet aspect, ainsi que sur le mode de mise au point automatique Eye AF (détection des yeux) lors de notre test.

Au dos du boîtier, figure un joystick, destiné à piloter les collimateurs. Mais il sera – ô surprise ! – également possible de les sélectionner par le biais de l’écran LCD de 3 pouces et 1,44 Mpts (inclinable à 107° vers le haut, 41° vers le bas). Oui, vous avez bien lu. Après nous avoir asséné à l’envi que cette technologie n’avait pas sa place sur des boîtiers pros (les A7), Sony a changé d’avis. Ce revirement devrait aussi être apprécié par les amateurs de vidéo.

Autre mode de visée, l’EVF, évidemment, qui franchit un cap par rapport à la série A7. La dalle Oled offre une définition de 3,68 Mpts, à l’instar de celle du Panasonic GH5, et un grossissement de 0,78x. Surtout, Sony annonce un taux de rafraîchissement de 120 im/s, qui devrait améliorer le confort et rendre plus fluide le suivi d’un sujet se déplaçant à grande vitesse en mode Rafale.

Et la vidéo ? Sans surprise, Sony ne donne pas dans la surenchère dans ce domaine. Probablement pour laisser un peu de place à un éventuel successeur de l’A7S II. Ainsi, l’A9 filme-t-il en 4K UHD (3840 x 3160 pixels) à 25 im/s, avec un débit de 100 Mbps en XAVC S. En 1080p, il tourne à 100 im/s. Le micro intégré capte un son monophonique. Une panoplie de réglages sont disponibles (focus peaking, zébra, vu-mètre) et l’écran tactile et orientable constituera un plus en reportage.

Construction robuste

Conçu en alliage de magnésium (capots supérieurs, avant et arrière, ainsi que les éléments internes), le boîtier est également protégé contre la poussière et l’humidité. Il pèse 673 g, accu et cartes (au nombre de deux) comprises. L’obturateur mécanique plafonne à 1/8000s et atteint 1/32000s en mode électronique. Pas de flash intégré, comme nous pouvions nous y attendre, puisqu’aucun A7 n’en est pourvu. En revanche, une prise permet de brancher un flash de studio (vitesse de synchro X de 1/250s). Côté connectique, on trouve aussi une prise Ethernet pour effectuer des transferts FTP via une borne de réseau local (il sera également possible d’utiliser le mode WiFi NFC et le Bluetooth pour commander ou accéder au boîtier à distance). Des prises micro et casque de 3,5 mm, une prise micro HDMI (type D) et une prise micro USB, au standard obsolète qu’est l’USB 2.

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La poignée optionnelle accueille un accu supplémentaire.

L’A9 est le premier hybride Sony à embarquer deux compartiments pour carte mémoire. Le premier est compatible avec des SD UHS-II, tandis que le second accueille des SD UHS-I ou des Memory Stick. Et l’autonomie dans tout cela ? Bonne nouvelle, Sony a tiré un trait sur la batterie de l’A7, la NP-FW50, à la capacité largement insuffisante.

Place à la NP-FZ100, avec à la clé des données loin d’être extraordinaires : environ 480 vues avec le viseur et 650 avec l’écran LCD (norme CIPA). Par contre, carton rouge, le chargeur de batterie BC-QZ1 est optionnel. Il existe aussi le NPA-MQZ1K, un modèle de course, capable de traiter quatre accus à la fois et de servir d’alimentation externe ! Sinon, il faut passer par un câble USB pour recharger l’accu de l’A9.

Il faudra encore patienter, jusqu’au mois de juillet, pour mettre la main sur l’A9. Le prix du boîtier nu s’élève à 5 300 €. Dans le même temps, un 100-400 mm en monture FE a été annoncé. Il fera l’objet d’un article dans les heures à venir.

- Le site de Sony

Premier avis

Après nous avoir surpris avec un capteur plein format rétro-éclairé sur l’A7R II, Sony récidive avec un Cmos empilé sur l’A9. En attendant de jauger des performances de ce boîtier et de la qualité des images délivrées, nous nous réjouissons d’emblée de la définition modérée choisie par Sony : certaines optiques, dont le 70-200 mm f/2,8, dernier objectif FE en date testé dans le magazine, ont en effet affiché leurs limites sur le capteur de l’A7R II. Reste une grosse interrogation : l’A9 sera-t-il en mesure de rivaliser avec les EOS-1D X Mark II et D5 ? La fiche technique augure du meilleur, mais il nous tarde de mettre le fleuron de la gamme hybride de Sony à l’épreuve du terrain.

Au-delà des performances, nous sommes curieux de voir comment se comporte ce boîtier avec de lourds télés, comme le 100-400 mm tout juste annoncé. C’est, à notre avis, un point faible de la série hybride 24 x 36 de Sony : le déséquilibre entre le boîtier, léger, et certaines optiques, qui, à l’instar du FE 24-70 mm, sont aussi imposantes que celles dédiées aux reflex plein format à miroir. Le grip d’alimentation optionnel ne sera pas de trop.

Sony la joue plutôt modeste dans le domaine de la vidéo, certainement pour ne pas faire d’ombre à la série A7S. On peut difficilement lui reprocher. En l’état, l’A9 paraît suffisamment armé pour lutter avec les boîtiers pros Canon et Nikon en matière de tournage. Vivement le test, car l’A9 est incontestablement l’un des boîtiers les plus excitants annoncés ces dernières années. Et il se pourrait bien qu’il assombrisse un peu plus l’avenir des reflex…

Fiche technique

  • Capteur : Cmos Exmor RS 23,8 x 35,6 mm de 24 Mpxl
  • Définition maximale : [3/2] 6000 x 4000 pixels
  • Monture/Coefficient : Sony FE (1x)
  • Sensibilités : 100-51 200 Iso (50 - 204 800 Iso en mode étendu)
  • Vidéo : 4K UHD 3840 x 3160 pixels à 25 im/s (100 Mbps)
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw, XAVC S, AVCHD, MP4
  • Protection du boîtier : oui
  • Stabilisateur : oui (cinq axes)
  • Visée : Oled 3,68 Mpts, grossissement 0,78x, dégagement oculaire de 23 mm, taux de rafraîchissement 120 im/s
  • Moniteur : 7,5 cm, 1,44 Mpts, tactile et orientable (107° vers le haut, 41° vers le bas)
  • Flash intégré : -
  • WiFi/Bluetooth/GPS : Oui (NFC)/Oui (norme v. 4.1)/-
  • Autofocus : 693 points (détection de phase), 25 points (détection de contraste) ; sensibilité à - 3 IL sur le collimateur central
  • Vitesses : 1/8 000s à 30 sec (obturateur mécanique) ; 1/32 000s à 30 sec (obturateur électronique) ; synchro X à 1/250s
  • Rafales : 20 im/s (362 Jpeg, 241 Raw, 222 Raw + Jpeg)
  • Balance des blancs : Auto / Lumineux / Ombragé / Nuageux / Incandescent / Fluorescent (Blanc chaud / Blanc froid / Blanc lumineux / Lumière du jour) / Flash / Sous-marin. Température de couleurs (2 500 à 9 900 K) et filtre de couleurs (G7 à M7 (57 paliers), A7 à B7 (29 paliers)) / Personnalisé
  • Stockage : Port 1, emplacement pour carte mémoire SD (UHS-I/II) ; Port 2 : Memory Stick Duo ou SD (compatible UHS-I)
  • Interfaces : Micro USB (high-speed), micro 3,5 mm, casque 3,5 mm, synchro flash, micro HDMI (type D), port Ethernet
  • Alimentation : NP-FZ100 (environ 480 vues avec viseur, 650 avec écran, norme CIPA)
  • Accessoires : Cordon d’alimentation, adaptateur secteur, accu NP-FZ100, protecteur de câble, œilleton de visée, câble micro USB, cache griffe porte-accessoire, bandoulière, capuchon de protection
  • Dimensions/Poids : 126,9 x 95,6 x 63 mm / 673 g (avec accu et cartes mémoire)

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  • 5300 boules avec une recharge USB. Mesquin..

  • Cher pour un avantage dans des situations vraiment très particulières. Il faudra tester la résistance à la surchauffe dans ce type d’utilisation. Le joystick de MAP serait une excellente idée s’il était placé directement sur le déclencheur, réagissant à un léger mouvement latéral du doigt.

  • C’est un boîtier qui est avant tout destiné aux photographes professionnels et certains amateurs exigeants.
    Donc, non, pas trop cher car les Nikon D5 et canon 1 D-X Mk II sont encore plus chers !
    Reste à vérifier tous les avantages revendiqués par Sony sur le terrain...

    C’est clairement un coup dur pour Canikon qui va devoir partager désormais le marché professionnel jusque là monopolisé par les 2 marques. Reste que canikon s’attendaient à ce type de boîtier et qu’ils ne tarderont pas trop à réagir.
    Comment ?
    Le reflex a tout de même quelques arguments à faire valoir :

    *Le confort de la visée optique (quoiqu’on dise !)
    *L’automnomie des batteries (en particulier chez Nikon apparemment...)
    *Une gamme optique qui est complète (ce qui est loin d’être le cas chez Sony même avec ses bagues d’adaptation )
    *Des zooms "pros" encore perfectibles (pour autant que ce que j’ai pu voir du 70-200/2.8 GM par exemple)
    *La possibilité éventuelle de réaliser un viseur optique "hybride" (ce qui relativiserait l’avantage des rafales "Haute Vitesse" des boîtiers Sony (On a vu des brevets chez Canon en particulier...)
    *La visée optique n’économise-t-elle pas davantage le capteur ? Les reflex ne produisent-ils pas moins de bruit thermique sur les images ?
    *Aux dernières nouvelles, les responsables canon ne s’affolaient pas sur la montée apparente du mirrorless et restaient optimistes quant au fait de savoir quel type d’appareil couvrira les prochains JO de Tokyo dans 3 ans...

  • Félicitations aux ingénieurs de Sony qui ont fait un travail remarquable pour rattraper, au moins sur le papier, les reflex dans la photographie de sport professionnel.

    (Couverture AF, précision et vitesse, viseur,...) presque 9 ans après la sortie du Panasonic G1...

    On attend les tests avec impatience !

  • Quel intérêt d’un si petit boitier avec de si grosses optiques ? La prise en main d’un gros reflex monobloc est bien meilleure avec des objectifs de 20cm et 1.5kg. C’est une vitrine technologique qui va intéresser les geeks fortunés.

  • "Après nous avoir asséné à l’envie" non ! On écrit à l’envi. Rien à voir avec une envie.
    ceci dit, Sony parvient toujours à nous surprendre mais le chemin est encore long comme le dit Eric p avant que Canonikon soient vraiment en danger, en tout cas pas dans ce créneau de prix. 5300 euros est quand même une somme élevée compte tenu du fait qu’un mirrorrless coûte bien moins cher à produire qu’un reflex....

  • Pour concurrencer vraiment Canon et Nikon , il faudrait vraiment que l’autonomie évolue ( regardez celles du D5 et du 1DX MARK2 ) sans parler d’une vraie gamme optique pro . Les pros ont besoin de tout cela et aussi d’une certaine stabilité dans les modèles sans parler d’un service client à la hauteur . Pour moi , le seul avantage des SONY C’est leurs capteurs et seulement ça .

  • Un appareil qui fait tout et sans « caractère ». Pas pour moi (au delà du prix prohibitif).

  • Un bon viseur avec une haute définition, du plein format (24x36) , un obtu silencieux (électronique), pour moi, c’est pas mal du tout. Reste le prix, cher quand même, mais dans cette gamme, rien de surprenant. Reste les objos : il me manquerait un transstandard de qualité, type 24x100 ou mieux 24x120, à f4. J’aimerais mieux un d’origine plutôt que d’en adapter un d’une autre marque avec une bague. Sony va t-il le faire ? Pour moi, c’est la clé de l’achat, car pas intéressé par les longues focales.

  • Un boîtier à vocation pro , cela signifie aussi mettre à la disposition des utilisateurs un vrai service pro SAV. Qu’en dit Sony ? Les échos que j’ai de différents pays serait que les appareils Sony sont envoyés là où on répare les PlayStation..... Canon et nikon ont une longue expérience en ce domaine et c’est là, plus que dans les performances pures, qu’à mon avis la différence va se faire....

    mon avis

  • @11
    Sauf que Canon France (exemple) n’a pas les moyens de remonter correctement (sans poussières) des objectifs qui plus est "L" qu’on leur confie car ils n’ont pas de chambre blanche...

  • Pour ma part je vois dans ce boitier l’avance inexorable de l’hybride, même s’il a encore quelques lacunes.
    L’A9 a vraiment beaucoup de qualités, tant en photo qu’en vidéo ou en connectique.
    Les "2 autres" ont quelques décennies de recul, ou d’avance, comme l’on veut. Mais Sony, comme tout bon japonais, avance à petit pas : lentement mais sûrement.
    L’inertie de ses 2 concurrents en matière d’hybride m’intrigue.
    C’est un peu comme Kodak qui a pris trop timidement le virage du numérique pour en arriver là où l’on sait. Car Il faudra bientôt beaucoup de talent à ces 2 marques pour rattraper Sony sur son terrain, qui semble être une tendance lourde si l’on en croit les parts de marché de ces marques aux USA par exemple.
    Ce fut la même chose en automobile pour Audi vs BMW et Mercedes. Audi a couru après ses concurrents (qui le snobaient gentiment) durant 30 ans. Aujourd’hui c’est le contraire...
    Bravo à Sony.
    La balle est désormais dans le camp de Canon et Nikon s’ils ne veulent pas bientôt jouer les 2nd rôles.
    La compétition ne fait que commencer.
    Tant mieux pour les clients que nous sommes.

  • @Chorus et autres : A lire les supporters de l’hybride, tout le monde veut filmer en 4K. Mais quel enfumage de première classe ! Quand à la visée électronique, si elle avait un impact sur la qualité de la photo, ça se saurait.
    On est proche de l’hystérie collective, non ?
    Et puis pourquoi vouloir imposer vos choix "hybrides" à d’autres ? Quel est l’ intérêt ?

  • @EOS-M3
    Pour information je n’ai pas de boitier hybride.
    Je ne cherche pas non plus à faire du prosélytisme pour Sony, marque que j’ai quitté il y a quelques temps. Du reste mon pseudo n’est pas Alpha-M3...
    Enfin, je n’ai jamais aimé la vidéo, ni en camescope, ni sur un boitier.
    En revanche je tente de regarder les choses avec objectivité, ce qui n’est jamais facile je l’avoue.
    Et de mon point de vue l’A9 est une très belle réussite. Je veux dire par là que ce boitier dispose de tout ce dont un photographe passionné peut rêver. Enfin : de tout ce dont JE peux rêver en tant que photographe passionné depuis une quarantaine d’années. On voit bien ici que la passion l’emporte sur la raison. Je suis comme ça !
    Je voudrais simplement rappeler que l’on peut aimer tout autant les reflex, les compacts, les smartphones, l’argentique, les polaroïdes et les hybrides, notamment parce qu’ils ont tous un domaine où ils sont meilleurs que les autres. Chez moi, pas de guerre de religion, je suis très oecuménique.

    Etrangement, ce n’est pas la 1ère fois que je croise des réactions épidermiques venant de propriétaires de la marque rouge lorsque l’on parle des hybrides...
    Agacés par le succès grandissant le Sony ou par le manque de créativité de leur marque fétiche ??
    Bonnes photos à tous.