Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Sony FE 100-400 mm f/4,5-5,6 FM OSS : catégorie poids lourd

20/04/2017 | Benjamin Favier

Ce zoom comble un manque en longues focales dans la gamme optique Sony E. Il est annoncé en même temps que l’athlète A9… mais il séduira tout autant les possesseurs d’un A6500.

Présentation

Aspirer à rivaliser avec Canon et Nikon sur les terrains sportifs ou animaliers, avec un bolide comme l’A9, est une chose. Encore faut-il disposer d’optiques capables de soutenir la comparaison. Et jusque-là, bien que Sony fournisse d’incontestables efforts pour agrandir sa gamme E, dédiée à ses boîtiers hybrides, on constate une offre très limitée en matière de longues focales. L’annonce du FE 100-400 mm f/4,5-5,6 FM OSS est donc forcément une bonne nouvelle. Et pas que pour les futurs acquéreurs de l’A9 : équivalent à un 150-600 mm en 24 x 36, une fois monté sur un A6500, il constitue un outil de choix en APS-C.

Mais avant d’aborder plus en détail les caractéristiques de ce modèle, parlons d’un sujet qui fâche, quand on parle des hybrides 24 x 36 Sony : le poids des optiques. En partant du principe qu’une des principales raisons d’exister des appareils à optiques interchangeables dotés d’un viseur tient dans leur compacité et leur légèreté accrues par rapport aux reflex, nous sommes souvent circonspects sur ce point, en regardant de près la gamme Sony E. Ainsi, sommes nous tentés de comparer ce FE 100-400 mm f/4,5-5,6 FM OSS avec le 70-400 mm f/4-5,6 G SSM II en monture A, conçu pour les reflex et boîtiers SLT de la firme nippone. Ce dernier pèse 1 500 g, mesure 196 mm de long et 94,5 mm de large. Le nouveau 100-400 mm FE pour sa part, accuse 1 395 g sur la balance, mesure 205 mm de long et 93,9 mm de large. Le gain paraît minime en termes de ratio poids/encombrement. Prenons un zoom équivalent chez une autre marque : le Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6L IS USM II pèse 1,59 kg, mesure 193,04 mm de long et 94 mm de large. Là encore, nous sommes un brin sceptiques quant aux bienfaits des hybrides 24 x 36 sur l’allègement du fourre-tout.

En attendant nos essais (pas avant le mois de juin), voici ce que nous savons de ce modèle G Master, la série haut de gamme parmi les familles d’optiques Sony E. Il bénéficie de composants en alliage de magnésium et dispose de nombreux joints d’étanchéité. La formule optique comprend vingt-deux éléments (deux verres ED, un Super ED) répartis en seize groupes. Le diaphragme de type circulaire, compte neuf lamelles, et la distance minimale de mise au point est de 98 cm à toutes les focales. Le collier de pied, amovible, est fourni. Le pare-soleil possède une fenêtre pour accéder à un filtre de 77 mm de diamètre. Enfin, ce 100-400 mm sera compatible avec les convertisseurs SEL14TC et SEL20TC. Pour finir, un mot du prix, qui nous semble particulièrement élevé : 2 900 €. Il n’incitera pas JMS à faire preuve de clémence lors du banc d’essai…

- Le site de Sony

Fiche technique

  • Type : Zoom
  • Focales : 100-400 mm (150-600 mm sur les hybrides E APS-C en éq. 24 x 36)
  • Monture : Sony E
  • Formule optique : 22 lentilles en 16 groupes
  • Bague de mise au point : oui
  • Protection tout temps : oui
  • Motorisation : oui
  • Stabilisation : oui
  • Ouvertures maximales : f/4,5-5,6
  • Ouvertures minimales : f/32-40
  • Diaphragme : 9 lamelles (circulaire)
  • Distance minimale de mise au point : 98 cm
  • Pare-soleil : oui (ALC-SH151)
  • Diamètre du filtre : 77 mm
  • Dimensions (L x ø)  : 205 x 93,9 mm
  • Poids : 1 395 g

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages

  • "Là encore, nous sommes un brin sceptiques quant aux bienfaits des hybrides 24 x 36 sur l’allègement du fourre-tout."
    C’est ce que je me tue à répéter à qui veut l’entendre : Les gains en matière de poids/encombrement sur les téléobjectifs ou zooms télés sont NULS par rapport aux reflex ; ils sont même (théoriquement !) légèrement désavantagés à cause du tirage mécanique
    plus court des mirrorless ( 18mm ) sur les reflex ( 44mm ).
    L’encombrement total d’un téléobjectif (c’est à dire par rapport au plan focal !) est à peu près constant à FOV et ouverture identique quelle que soit la marque ET à technologies employées identiques.
    Une marque donnée peut réduire l’encombrement d’un téléobjectif mais celà se fait au détriment des performances optiques. Or la pixelrace incite plutôt les ingénieurs à réaliser des optiques plus performantes et donc plus encombrantes / lourdes.
    Pour gagner en poids /encombrement sur un téléobjectif, il faut utiliser des technologies "exotiques" (DO, BR, asphériques) qui commencent à donner des résultats tangibles sur les focales fixes (400 DO II Canon ou 300 PF Nikkor)
    mais ce n’est pas encore tout à fait ça. Ces technologies n’ont pas encore démontrées leur efficacité sur les zooms
    (La seule tentative de Canon est encore perfectible sur ce point).

    En ce qui concerne les objectifs transtandards, standards, GA, le problème est assez comparable et les gains constatés sont "relativement" modestes jusqu’à présent.

    À noter toutefois que Laowa est parvenu à proposer un 15/2 pour Sony A7 pesant 500g (certes sans AF) Vs
    1180g pour le récent 14/1.8 DG Art Sigma.

    Les avantages du mirrorless sont ailleurs et l’annonce de l’Alpha 9 risque fort de bousculer le marché photo dans l’esprit des consommateurs.

    Chez canikon, on se pose de sérieuses questions quant à l’opportunité de présenter un mirrorless 24x36...

  • Les 100-400 f/4,5 - 5,6 ça a jamais été mon truc. Les nets sont bien nets mais les flous sont pas bien flous : ça fait plutôt salade de pixels sauce cata. On verra sur les tests si celui là fait mieux ou n’est qu’une adaptation pour monture E.

  • L’article m’a l’air carrément subjectif par rapport aux hybrides.
    Histoire de faire le point :
    Le poids est UN des avantages (pas avec le 100-400) mais quand tu met un 50 ca change un peu. Et bizarrement il y a plus de photographe qui utilisent un 50 qu’un 100 400
    Autres avantages
    on voit dans le viseur le résultat de la photo avant de la prendre avec la bonne luminosité
    pas de vibration à la remontée du miroir
    100% de l’image dans le viseur
    compatibilité avec plus d’objectifs
    visée en faible lumière qui peut être éclaircie si on le souhaite

    Alors arrêtez ce type d’article à charge contre les hybrides et soyez un peu
    plus objectifs dans vos analyses.

  • @1
    canon et nikon se posent de sérieuses questions.... oulala , ils’peuvent se poser les questions au vu de la dégringolade des ventes et la prise de position 2 par Sony, précédé il y a 2 mois par nikon.
    Le,problème de l’investissement dans le,Mirrorrless n’est pas qu’un problème de poids. C’est un peu réducteur.
    Je crois qu’il,ne faut pas opposer deux systèmes qui se complètent. C’est ridicule. C’est comme,si vous opposiez in Toyota rav 4 à une BMW 320.
    Quand Canonikon verront progresser dangereusement Sony, alors ils,changeront d’avis. Ce n,est pas le,poids qui va les motiver, ce sont les chiffres de vente ... ou de mévente.

  • Argh... le guerre reflex/hybride redémarre. Ce duel visée reflex/hybride n’est qu’une question de goût sur la visée. Ca ne change strictement rien dans la qualité de la photo produite. Où alors je n’ai rien compris ?
    A titre personnel, j’ai un reflex et un hybride. Ils sont complémentaires.
    @3 Les Reflex ont aussi un mode live view. Alors évitez de nous sortir l’avantage de l’absence de la remontée du miroir..
    Par contre, l’autonomie des hybrides, comment dire... avec mon reflex, je fais plus de 800 photos avec une batterie.
    @4 La dégringolade des ventes des reflex n’est pas causé par les hybrides Sony mais par l’utilisation des smartphones.
    Je n’ai pas le sentiment que Panasonic soit dans une excellente santé financière. Ils ne vendent pourtant aucun reflex. Allez comprendre :p

  • @4
    Le recul des ventes des reflex a vraisemblablement (ce n’est que mon humble avis) plusieurs causes :

    - Au moment de la transition argentique/numérique, les gens ont eu tendance à remplacer leur matériel argentique par du numérique plus économique (moins de dépenses sur les consommables)

    - À celà il faut ajouter les effets de la "mondialisation" et la nouvelle croissance des "pays émergeants"

    Les "analyses" prévoyaient vers 2010 une hausse continue des ventes de reflex...y compris en France
    alors qu’on vendait déjà environ 550.000 reflex (je cite de mémoire).
    Vers l’an 2000, les ventes de reflex étaient de l’ordre de 280.000 boîtiers par an.
    Pourtant les "cabinets d’experts" prévoyaient toujours une hausse des ventes pour les "années suivantes" et ce,
    malgré la crise des subprimes de l’époque.

    Résultat des courses : les ventes de reflex se sont tassées non seulement à cause de la récession économique mondiale (Les républicains se sont d’ailleurs fait virer en novembre 2008 aux USA)
    mais peut-être aussi (c’est ce que j’ai tendance à penser ) parce que le marché était saturé.

    La montée des ventes de smartphones et autres produits "geekoïques" a sans doute bien eu pour effet d’assécher les
    finances des photographes mais celà a d’abord affecté les ventes de compacts/bridges.

    Le marché reflex 24x36 ou hybride FF est celui qui résiste le mieux alors que le marché reflex APSC est, lui, effectivement en récesssion.

    Pour ce qui est de la "complétude" du marché reflex/mirrorless, je ne suis pas d’accord car :

    - L’arrivée du mirrorless a bien tué le marché reflex FT chez Olympus (déjà assez bien développé) que Panasonic (qui était relativement peu développé ) dès la présentation du Panasonic G1 fin 2008.

    - Idem pour Sony où la monture A a souffert de l’arrivée des NEX en 2010 puis des Alpha7 en monture E qui ont tous les 2 pratiquement flingué le reflex Sony ex-Konica-Minolta (ce n’est pas encore officiel mais les ventes de reflex/SLT sont aujourd’hui totalement marginales).

    Notez que Canikon ont bien pris soin de faire "semblant de jouer sérieusement" la carte du mirrorless en présentant des produits peu séduisants (c’est un canoniste qui vous le dit !) et un responsable de Canon a même qualifié les
    Canon M de "boîtiers pour femmes", ce qui en dit long de la part d’un Japonais.... ;-)
    Quant à Nikon, son système Nikon 1 est si attractif (ils avaient fait un format 1" pour éviter d’entrer en concurrence directe avec les reflex APSC) qu’il est au point mort aujourd’hui en termes de développement faute de demande suffisante. Il faut dire aussi qu’il est concurrencé par les compacts/bridges au format 1" qui n’ont pas grand chose
    à envier au Nikon 1 tout en étant moins cher...

  • @6
    "un responsable de Canon a même qualifié les
    Canon M de "boîtiers pour femmes"...
    Et vous êtes content de le répéter... Votre avis nous passe au-dessus de la tête tant vous êtes stupide !
    Les hybrides ont autant d’intérêts que les FF mais pour des raisons différentes.
    Lâchez-nous avec votre idolâtrie pour Canon et votre "obsessionnite" aiguë à l’endroit de tout ce qui ne correspond pas à votre vérité.
    Je plains le personnel de votre EPHAD.

  • @6
    Merci du compliment,ça fait toujours plaisir de se faire insulter en donnant des informtions qu’on ne trouve pas ailleurs.
    Quoique vous en pensiez, 2 montures différentes (voire plus !)ne pourront pas cohabiter au sein d’une même marque
    ad vitam aeternam pour des raisons de logique industrielle, d’économies d’échelle.
    Sony n’a pas hésité à faire "Hara Kiri" sur sa monture A reflex qui est aujourd’hui moridonde, disons-le.
    Idem pour le FT chez Olympus / Panasonic.
    Sortir un mirrorless FF chez Canon ou Nikon, ça revient pratiquement à faire une croix sur la monture EF Canon
    et F Nikon.

    Canikon peuvent essayer de se défendre en proposant une visée hybride pour reflex mais en ont-ils les moyens ?
    Le temps ?

    Je suis loin d’être le seul à penser ce que j’écris (voir le site Nikonrumors qui parle de jour de deuil pour le reflex avec
    l’annonce de l’Alpha 9 ).

  • A chaque fois que sony sort un appareil photo on parle de la mort de canon et nikon ça fait dix ans, pourquoi les japonais dominent le monde de l"électronique c’est parce qu’ils ont compris qu’il faut être solidaire c’est dans leurs cultures chaque entreprise a sa place, sony cherche sa place dans le monde de la photo avec les hybrides FF que canon et nikon ne veulent pas c’est une politique de non agression personne ne veut la mort de l’autre ont a l’exemple avec olympus

  • @9
    Ah ! Je ne sais pas où vous avez entendu dire que Canon/Nikon allaient disparaître mais ce n’est certainement pas moi
    qui en a parlé.
    En revanche, il n’y a pas vraiment de solidarité au sein des entreprises photo concurrentes ( ou alors au sein des opticiens
    "indépendants" qui font une sorte d’alliance objective avec Canikon mais ça s’arrête là !).
    La réalité, c’est que de nombreuses boîtes japonaises ont "coulé" ou ont été rachetées :
    Topcon, Miranda au siècle dernier
    et puis Contax/Yashica/Kyocera au début du siècle qui n’a pas su/pu assurer la transition vers le numérique
    Minolta/ Konica, racheté par Sony en 2006
    Le Coréen Samsung s’est également planté sur le marché
    et Pentax-Ricoh et chaque jour un peu plus marginalisé
    Je ne parle même pas de la sitution des acteurs du Moyen Format qui sont pratiquement tous en situation de survie quand ils n’on tpas disparu.

    D’autres marques ont été menacées ou le sont encore actuellement (Panasonic voire Olympus).
    Il y a effectivement une certaine "solidarité" entre les boîtes japonaises en cas de difficulté...mais elle a ses limites.

  • l’article n’est pas pour vous, j’aime bien vos commentaires c’est vrai il y a de la casse dans des entreprises photo japonais l’empire photo est sur le déclin depuis l’ère numérique tout le monde ne peut pas survivre