Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Sony RX100 III : viseur intégré et zoom très lumineux 

16/05/2014 | Benjamin Favier

Sony maintient la cadence avec un nouveau compact à trois chiffres dans la gamme RX en autant d’années. Contrairement aux deux premiers, il intègre un viseur électronique ainsi qu’un zoom à grandes ouvertures.

Présentation

Les RX100 et RX100 II avaient été respectivement annoncés aux mois de juin 2012 et 2013. Sony prolonge la saga avec le RX100 III, le premier à intégrer un viseur. En outre, contrairement aux deux précédents modèles, le zoom évolue. Sony a également procédé à quelques petits aménagements d’ordre ergonomique, plutôt bienvenus. La marque est cependant restée frileuse sur d’autres points. Illustration avec l’écran LCD, qui n’est toujours pas tactile. À l’intérieur, c’est toujours le capteur Cmos de 1 pouce et 20 Mpxl qui officie (rétro-éclairé, comme sur le RX100 II).

Viseur extractible

En observant le dessus de l’appareil, on note la disparition de la griffe standard, munie de connecteurs électriques propres à Sony pour communiquer avec les accessoires et apparue sur le RX100 II. À la place, on trouve le flash, et sur la gauche, le fameux viseur, lui aussi extractible, en deux temps : une fois sorti du capot, il faut tirer le petit appendice vers soi, ce qui dévoile le correcteur dioptrique. Le déploiement du viseur met automatiquement le boîtier sous tension, mais dans l’urgence, il semble plus judicieux de l’allumer par la voie classique, cette petite manipulation faisant perdre quelques précieuses secondes.

Ce viseur Oled de 1,44 Mpts nous est familier, puisqu’on le retrouve notamment sur les A58 et A6000. Le grossissement est toutefois plus modeste (0,59x).

Zoom très lumineux

L’autre principale nouveauté se situe au niveau de l’optique : le 28-100 mm f/1,8-4,9 des deux premiers RX100 cède sa place à un séduisant 24-70 mm f/1,8-2,8. Avec en prime, un nouveau système de stabilisation sur cinq axes. Cette plage de focale fait écho aux transstandards conçus pour les reflex plein format. Le mode macro compense un peu la focale plus courte en télé, puisqu’il est possible de photographier à 30 cm du sujet à 70 mm (55 cm à 100 mm auparavant). Il est toujours possible de choisir sa focale via la bague paramétrable autour du zoom et à la rotation fluide : dommage cependant qu’elle ne puisse tourner en mode crantée, comme sur le RX10 qui offre les deux comportements, lorsqu’on opte pour un zooming par incréments, pour plus de précision.

Écran à 180°

L’écran LCD de 3 pouces conserve la même définition que les deux précédents modèles (1,22 Mpts) ; il est orientable, mais jusqu’à 180° vers le haut cette fois (45° vers le bas), luttant ainsi à armes égales avec le G1 X Mark II dans ce domaine… enfin presque, car contrairement au compact expert de Canon, le RX100 III ne présente pas un comportement tactile.

Le reste des caractéristiques est très proche de celles des deux précédents RX100. Malheureusement, l’obturateur plafonne toujours au 1/2 000 s. Il est possible d’activer un filtre ND (-3 IL), avec une intéressante fonction Auto à la clé, au cas où on oublierait de le désactiver dans des conditions de faible luminosité. Soulignons que les menus, s’ils sont très proches des deux autres RX100, gagnent en clarté avec une police de caractères un peu plus grosse.

Vidéo en progrès, mais…

En plus du format AVCHD, le RX100 III permet de tourner en XAVC S, pour une qualité d’image plus proche d’un flux broadcast, comme sur l’A7S. Une fonction zebra pour régler manuellement l’exposition vient en appoint du focus peaking. En revanche, Sony fait toujours l’impasse sur les vu-mètres pour évaluer le niveau sonore. Si le micro interne est stéréo, la disparition de la griffe sur le dessus bannit l’usage du micro externe ECM-XYST1M, d’autant qu’il n’y a pas de prise dédiée sur le côté.

Le mode WiFi/NFC est bien sûr reconduit, avec la possibilité d’installer des applications, à télécharger depuis la plateforme PlayMemories. Pour ce qui est de l’autonomie, l’accu demeure inchangé, mais Sony annonce qu’il est possible de prendre 230 photos lorsque le viseur est employé (320 sans), ce qui est peu.

Pour l’instant le prix et la date de commercialisation du RX100 III ne nous ont pas été communiqués. En tout cas les RX100 et RX100 II restent tous deux au catalogue.

En marge de cette annonce, Sony nous a communiqué deux informations supplémentaires concernant l’A7S, dont la sortie est prévue pour cet été. Il dispose, selon Sony, d’une plage dynamique de 15,3 EV en mode Photo et présente un mode d’obturation électronique, qui offrirait un silence absolu au déclenchement.. Nous n’avons pas plus de précisions sur ces deux points.

- Le site de Sony

Premier avis

À la manière de Canon avec ses PowerShot G et S, Sony semble bien parti pour produire un RX100 par an. La base est solide, avec une ergonomie plaisante et un degré de personnalisation de l’interface qui a de quoi séduire les photographes les plus exigeants, d’autant qu’une touche Custom donne accès à une fonction, à choisir parmi les 41 disponibles. Le tableau n’est pas idéal pour autant. Sony a encore de la marge pour les successeurs.

Il y a fort à parier que le prochain modèle sera doté d’un écran tactile : la marque se contente de dire que cette fonction est destinée au grand public… Nous restons pour notre part adepte de l’adage « qui peut le plus peut le moins » et l’argument paraît d’autant moins défendable qu’un mode tactile bien élaboré peut permettre d’effectuer des réglages ou de modifier la mise au point discrètement, notamment pendant le tournage d’une séquence vidéo.

La prise en main pourrait aussi être améliorée : le revêtement du boîtier est toujours aussi glissant. Aussi, on aurait aimé que Sony fournisse le petit grip optionnel, voire l’intégrer d’emblée sur la paroi comme sur les HX50 et HX60. Même constat pour la recharge de la batterie, qui passe toujours par un cordon USB ; un chargeur externe permet de ne pas accaparer l’appareil… Enfin, des joints d’étanchéité ne seraient pas de trop !

Ces remarques peuvent paraître sévères, au vu de la concurrence sur ce segment qui ne fait pas mieux, mais l’on se dit que Sony ne semble vraiment pas loin du Graal : l’arrivée d’un viseur et d’un zoom plus lumineux en font le compact de poche le plus attractif du moment, en tout cas sur le papier, puisqu’il faudra attendre encore un peu pour évaluer ses performances en conditions de test.

Fiche technique

  • Capteur : Cmos BSI 1 pouce (13,2 x 8,8 mm), 20,2 Mpxl effectif
  • Vidéo maxi : 1080p (50 im/s, AVCHD ou XAVC S)
  • Format de fichier : Jpeg, ARW
  • Zoom : 24-70 mm (éq. 24 x 36) f/1,8-2,8
  • Mode macro : 5 cm (GA) – 30 cm (Télé)
  • Mise au point : multizone (25), détection de visages, spot, suivi AF
  • Stabilisation : oui (optique)
  • Écran : LCD 3 pouces / 1,22 Mpts orientable
  • Viseur : Oled 1,44 Mpts
  • Modes d’exposition : PASM, modes Scènes, Intelligent Auto, Superior Auto
  • Sensibilités : 125 - 25 600 Iso
  • Balance des blancs : auto, prédéfinie, mesurée
  • Vitesses : 30s - 1/2 000s
  • Rafale : 10 im/s (10 vues)
  • Flash : incorporé ou externe sur griffe Iso
  • Divers : modes créatifs (Jouet, Pop, Postérisation, Rétro, Soft High-key, Couleur partielle, Monochrome contrasté, Flou artistique, peinture HDR, Monochrome tons riches, Miniature, Aquatique, Illustration), modes 3D et Panorama, HDR
  • Stockage : SD, SDHC, SDXC ou MS Duo
  • Connectique : HDMI, Hi-speed USB, A/V
  • Wi-Fi : Transfert de fichiers, pilotage depuis smartphone ou tablette, configuration simplifiée par NFC
  • Accu : NP-BX1 ; Li-Ion 3,6 V / 895 mAh
  • Dimensions/poids : 101,6 × 58,1 × 41 mm/290 g (avec accu et MS Duo)

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



CEWE