Publié le : 29/04/2013
Par : Laurent Katz

Studio-Scrap 5 : l’habit ne fait pas le moine

Voilà un logiciel de scrapbooking qu’un coup d’œil rapide laisse perplexe, mais qui après une heure de manipulation dévoile des atouts qui ne sont pas suffisamment mis en avant.

Le scrapbooking, que nos cousins québécois nomment joliment le collimage et que tout francophile militant devrait nommer créacollage, n’est pas né avec l’informatique. Une feuille de papier coloré et rigide sur laquelle on peint un fond, puis colle des photos, un billet de train, un ticket d’entrée au musée, quelques fleurs séchées et autres objets, le tout agrémenté de textes manuscrits : voilà une première œuvre.

Comme le diaporama, l’activité, loin d’être souterraine, attire un vaste public qui en pratique la version physique, avec papier, ciseau, colle et crayons pour réaliser les compositions. En numérique, c’est le photomontage, apanage de tout logiciel d’imagerie ou de mise en page digne de ce nom : Photoshop, Photoshop Elements, PaintShop Pro, inDesign, Publisher ou XPress. Le tout est qu’il gère les calques et la transparence.

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L’interface repose sur deux sections, l’une servant à choisir la structure et éléments du photomontage, l’autre destinée à travailler le {scrapbook} en cours d’élaboration (cliquer pour agrandir).

Un programme comme Studio-Scrap 5 ne fait que cela, proposant à la fois des modèles de scrapbooks et des bibliothèques d’éléments graphiques : fond et objets les plus divers. À personnaliser avec ses propres photographies et numérisations. Avec la faculté d’en improviser un de toute pièce grâce aux outils de mise en page, pouvant au besoin s’appuyer sur des formats de pages prédéfinis. Studio-Scrap 5 gère aussi la création de pêle-mêle (juxtaposition de plusieurs photos de formats différents) et la création de livres photos. La version 5 voit son ergonomie revisitée et s’enrichit de fonctions liées à la manipulation des images (retouche et effets). Plus l’export vers les réseaux sociaux (Facebook et Tweeter).

Si la pièce Studio-Scrap est bonne, sa mise en scène laisse à désirer. L’esthétique mise en avant repose sur une imagerie « vieille France » que l’on a vite fait de commenter de manière caricaturale. Mais le logiciel est ouvert sur les productions élégantes et modernes et il est dommage que cet aspect reste caché. Enfin, l’interface même, nourrie de bonnes idées, est aussi désuète. Là encore, les logiciels récents montrent qu’une pointe de modernité (qui n’est pas en soit un critère toujours qualitatif, preuve en est certaines dérives ergonomiques des appareils photo) apporte un surcroît d’ergonomie.

Dédié à l’univers Windows, Studio-Scrap 5 est vendu 29,95 € au téléchargement, 34,95 € dans sa version boîte. Ce qui n’est pas cher payé vu son étendue fonctionnelle et les éléments fournis : 400 modèles de mise en pages, 400 textures haute définition, 1 000 embellissements (objets graphiques) et 1 200 gabarits de découpe, servant d’emporte-pièce pour une photo, une texture ou une couleur. Une version gratuite, valable trente jours pour juger du programme sur pièce, sera disponible àpartir du 15 mai.

- Le site de Studio-Scrap

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