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Supprimer les reflets à l’édition ? C’est possible, dit le MIT

01/06/2015 | Franck Mée

Parfois, il n’est pas possible de l’éviter : il faut photographier à travers une vitre, en essayant tant bien que mal de neutraliser les reflets… Et s’il était possible de les supprimer a posteriori ? C’est ce qu’explore un groupe du MIT.

Neutraliser les reflets dans une vitre pour voir à travers elle : c’est le défi permanent des photographes de voyage, qui doivent déclencher à travers la vitre close d’un train ou d’un bus, la baie vitrée d’un hôtel ou les épais hublots d’un avion. À ce jour, il fallait compter sur le placement du photographe, la possibilité éventuelle d’obscurcir le pourtour de l’appareil, ou encore les filtres polarisants qui permettent parfois d’éliminer les parasites.

Il faudra désormais compter avec le traitement logiciel. Une équipe du MIT (Institut de technologie du Massachusetts) a en effet développé un algorithme permettant de détecter et d’éliminer un reflet présent dans une photo. Avantage indiscutable : cette solution fonctionne après la prise de vue et pourrait donc résoudre le problème du photographe dépourvu de polarisant et contraint de prendre une image à travers une vitre.

Le principe est assez simple : chaque surface traversée par la lumière produit un reflet. Sur une vitre (ou, mieux encore, un double vitrage), il y a donc en réalité au moins deux reflets, séparés de quelques millimètres correspondant aux faces du verre. À l’inverse, la lumière qui traverse la vite, provenant de l’extérieur, ne fournit qu’une seule image.

En détectant les motifs répétés superposés à une image unique, les étudiants ont donc pu isoler les réflexions, permettant soit de ne retenir que l’image de l’extérieur, soit au contraire de sélectionner et d’amplifier un reflet unique.

De quoi supprimer les polarisants, qui sont aujourd’hui à peu près les seuls filtres dont l’effet ne peut pas être simulé par un logiciel ? Pas sûr. Il y a au moins un cas où cet algorithme ne peut pas fonctionner : celui où il n’existe qu’une seule et unique réflexion, par exemple lorsque vous photographiez un poisson et que le paysage se reflète sur la surface de l’eau. Mais il pourrait déjà simplifier la vie dans bien des cas et les photographes de voyage devraient rapidement l’apprécier s’il était intégré aux logiciels de traitement d’image.

- L’article du MIT (en anglais)

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  • Très élégante, la nouvelle ’maquette’ de votre site web !

  • Bof... à part l’abandon de cette horrible police, rien de transcendant.

    Par contre, enfin un article, ou plutôt un signalement d’article, intéressant !

  • ... pourquoi chercher la (pseudo) transcendance, ou le changement radical à tout crin, ou, de manière générale, le choc et les sensations fortes - toutes choses qui ne sont qu’enfants bâtards de la commercialisation à outrance de notre monde.
    La classe, le bon goût et un certain sens du ’beau’, y compris lorsque cela contrarie la recherche du moderne, devraient (re)devenir des valeurs célébrées.

  • Dans le cadre de la reproduction, cela peut-être intéressant ; par contre, en photo de reportage ou de voyage, bien au contraire, ces reflets que certains peuvent qualifier de disgracieux sont intéressants et participent à l’information, à l’expression...
    A force de vouloir tout lisser, contrôler, maîtriser, dominer on finit par aseptiser la création à l’image de certains artistes du 21ème siècle passés maîtres dans la maîtrise d’activités astucieuses, artificielles, froide, et sans âme qui formatent les pensées, les galeristes, les institutionnels...

  • Je suis photographe et vidéaste amateur et j’avoue j’aime bien la technologie et ses avancées sur le plan de la prise de vue et bien entendu sur la possibilité logicielle de création inaugurée par Photoshop par exemple.
    Cette idée de suppression des reflets est très intéressante.Il est possible de faire autrement que la société MIT en tenant compte uniquement des distances de mise au point:il suffit de supprimer tout objet à distance non désirable qui aura au préalable été enregistré logiciellement.Cela est possible,alors je me demande ce qu’attendent les ingénieurs informaticiens,je leur donne une idée géniale.