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TEST [BONUS MDLP 15 ] : SIGMA 18-125mm f/3,8-5,6 DC OS HSM, Le piqué

24/04/2009 | Jean-Marie Sépulchre

Le piqué

Le Sigma 18-125 mm f/3,8-5,6 DC OS HSM a été mesuré sur un Canon EOS 50D, ce qui est extrêmement sévère car ce modèle de 15 millions de pixels exige un pouvoir séparateur très élevé de 106 paires de lignes au millimètre, à comparer avec les 82 paires de lignes seulement d’un Nikon D60 ! Cependant, même si ces reflex de haute définition sont peu utiles à l’amateur de photos de famille qui tire rarement plus grand que le format A4…ce type de capteur se généralise en entrée de gammes comme le montre la présentation du nouvel EOS 500D…et il faudra bien que les optiques suivent !
Face à ce défi, le Sigma s’en tire vraiment très bien avec de très bons résultats sur tout le champ de l’image entre 24 et 70 mm environ : à 18 mm, les angles sont un peu à la traîne, notamment quand on ferme le diaphragme (diffraction) et à partir de 85 mm le piqué reste bon dans les zones centrales de l’image mais peine à suivre dans les angles. Dans tous les cas de figure, on évitera toujours de fermer à f/16 car si la profondeur de champ est en théorie plus grande, cet avantage est réduit à zéro par la diffraction qui brouille les détails les plus fins.

- 18 mm


Ce sont les angles qui marquent un net retrait par rapport au centre de l’image, très bon à toutes les ouvertures.

- 24 mm


Entre f/5,6 et f/11 l’image présente une bonne homogénéité, attention de ne pas utiliser f/16.

- 35 mm


Les résultats sont assez proches de ceux mesurés à 24 mm, faisant preuve d’une bonne qualité.

- 55 mm


Le zoom fait preuve d’une très bonne homogénéité entre f/5 et f/11.

- 85 mm


Le niveau global de piqué diminue, et l’optique semble à ses limites face à un capteur de si haute résolution avec un pouvoir séparateur très élevé. Un peu d’accentuation permettra cependant d’améliorer l’aspect des images.

- 125 mm


Le piqué décroît encore de façon régulière, pour n’être que bon en zone centrale aux deux premières ouvertures, puis d’être dégradé par la diffraction.

Au total ce zoom se comporte comme un excellent trans-standard avec une position téléobjectif un peu moins performante que l’on réservera plutôt aux gros plans dans des zones proches du centre optique. On verra que c’est principalement l’aberration chromatique qui altère le piqué aux longues focales, mais en pratique elle ne se remarque guère qu’en paysage urbain (angles des immeubles, fenêtres par exemple) à très grand facteur d’agrandissement.



Carte de piqué : les cases bleues indiquent les très bons et excellents résultats

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