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Le piqué avec un D3x

10/02/2010 | Jean-Marie Sépulchre

Qualité de l’objectif sur D3x

Le capteur du D3x est actuellement le juge de paix absolu en format 24 × 36, et même si l’appareil est très onéreux (beaucoup de paysagistes équipés en Nikon aimeraient bien un D700x !) il est utile de savoir jusqu’où peut nous emmener l’optique, pour ne pas avoir de mauvaise surprise si le prix de la très haute définition devient raisonnable, Sony a montré ce que l’on pouvait faire dans ce sens ! Même si c’est à moyen terme, il vaut mieux éviter la mauvaise surprise ressentie par les possesseurs du 70-200 VR première version, enthousiasmante sur un D2h mais plus problématique à la sortie du D3, d’autant qu’il fallait lui adjoindre un TC14 pour retrouver à peu près le même cadrage. Le capteur du D3x a une résolution de 83 paires de lignes au millimètre, mais il faut les offrir jusque sur les bords ! Les valeurs de distorsion et de vignetage sont équivalentes à celle du D3, ce qui est naturel, et l’aberration chromatique est un tout petit peu plus élevée tout en restant quasi invisible : 0,4 pixel au maximum à 200 mm, contre 0,2 pour le 12 Mpix.
Le piqué reste très élevé, avec une légère perte à grande ouverture et à F/16, selon la focale. On se méfiera plus des angles en paysage à F/2,8 et on évitera de fermer trop le diaphragme, mais le piqué reste toujours excellent sur tout le champ en fermant d’un seul cran.

- 70 mm :

- 85 mm :

- 135 mm :

- 200 mm :

En fait, ce zoom remet parfaitement les pendules à l’heure, en offrant le même niveau de performances sur D3x que le « zoom de base » 24-70 nanocrystal, ce qui permet d’avoir des zooms pros offrant le même niveau de piqué avec une image comparable, conservant un peu de douceur et de finesse ce qui est bien utile en mode ou portrait. Mission accomplie en gamme pro !

Et avec un doubleur ?
Toujours plus…les photographes en veulent toujours plus. Et ils demandent au testeur d’apprécier la qualité avec un doubleur ce qui transforme l’engin en impressionnant 210-600 mm de F5,6 sur un D300s. Nikon ayant annoncé un nouveau TC 20 E version III, premier multiplicateur asphérique au monde, il était tentant de se faire une idée. Pour cela notre traditionnel mur de briques a été photographié à 200 mm et pleine ouverture par un temps de janvier épouvantablement gris et sombre, au point qu’il a fallu passer à 400 ISO sur le D3x pour obtenir une vitesse vraisemblable de 1/125éme !
Au centre le rendement comblera le reporter, surtout de sport mécanique car les voitures sont plus contrastées que nos briques, sur les bords on préférera fermer au moins à F4, car la moindre faiblesse de piqué se verra malgré la qualité du zoom et du doubleur ! En pratique je conseillerai de monter le réglage de netteté du boîtier à 5 (3 par défaut) avec un TC 17 ou TC 20 v III).







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  • "Même si c’est à moyen terme, il vaut mieux éviter la mauvaise surprise ressentie par les possesseurs du 70-200 VR première version, enthousiasmante sur un D2h mais plus problématique à la sortie du D3, d’autant qu’il fallait lui adjoindre un TC14 pour retrouver à peu près le même cadrage. "

    STP, JMS, peux tu nous donner quelques explications sur ces problèmes ?

    Merci d’avance pour cette info.

  • Depuis la parution de cet article, ce zoom a été testé aussi dans mes ouvrages sur des capteurs encore plus sévères que celui du D3x comme ceux des D800, D800E, D7100...et l’objectif reste toujours dans le coup !