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TEST Canon EF 16-35 mm f/2,8 L III USM, Le piqué

01/08/2017 | Jean-Marie Sépulchre

Le piqué :

Le test a été effectué avec un boîtier Canon EOS 5 DS R de 50 millions de pixels et un EOS 5D Mark IV de 30 millions de pixels. Avec le modèle le plus défini nous donnons une note correspondant aux capacités du capteur en impression 254 points par pouce soit un 60 x 90 cm avec une marge minuscule, format peu courant en usage expert. Les fichiers Raw en style « standard » ont été développés avec le logiciel Canon DPP. Certes, nous sommes quasiment toujours « dans le bleu », mais notre carte montre que le bleu clair du grade très bon, notamment à 24 mm et aux petites ouvertures à 35 mm, l’emporte nettement sur les tons plus foncés de nos grades excellent et superlatif : c’est à 16 mm que le rendement est le meilleur, notamment à f/5,6 et f/8 avec une grande homogénéité aux meilleurs grades, et à 24 mm qu’il n’est que globalement très bon. Pour la focale 35 mm, le rendement est globalement proche du grade excellent – les angles restant un peu en retrait – de f/2,8 à f/5,6 puis la diffraction se manifeste. La plage d’utilisation pour une qualité maximale avec 50 Mpxl est donc restreinte, alors même que l’objectif est en vrai progrès par rapport à la version II : le résultat est superlatif sur le 5D Mark IV ce qui n’était pas le cas à toutes les ouvertures sur la version II qui avait été mesurée sur le 5 D Mark III. Nous avons encore là un exemple d’objectif qui n’arrive pas à suivre en périphérie d’image la résolution optique très élevée du capteur, en l’occurrence 120 paires de lignes au mm… alors qu’il est parfait avec un capteur de 93 paires de lignes au millimètre.

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- Ci-dessus : Carte de piqué pour le format 58 x 87 cm. Les cases bleues figurent les meilleurs résultats.

- 16 mm :

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- Ci-dessus : Histogramme de piqué à 16 mm pour le format 58 x 87 cm.

- 24 mm :

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- Ci-dessus : Histogramme de piqué à 24 mm pour le format 58 x 87 cm.

- 35 mm :

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- Ci-dessus : Histogramme de piqué à 35 mm pour le format 58 x 87 cm.
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- Ci-dessus : Carte de piqué pour le format 45 x 67 cm. Les cases bleues figurent les meilleurs résultats.

- 16 mm :

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- Ci-dessus : Histogramme de piqué à 16 mm pour le format 45 x 67 cm.

- 24 mm :

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- Ci-dessus : Histogramme de piqué à 24 mm pour le format 45 x 67 cm.

- 35 mm :

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- Ci-dessus : Histogramme de piqué à 35 mm pour le format 45 x 67 cm.

Objectifs et capteurs haute définition : une course sans fin ?
Nous avons déjà signalé à plusieurs reprises dans ces colonnes que la plupart des zooms récents de catégorie grand-angle et transstandard ne permettent pas d’exploiter au maximum la qualité des capteurs 24 x 36 haute définition, non que la qualité soit mauvaise… mais pour des produits haut de gamme très coûteux on est déçu quand le piqué est « seulement » très bon avec 50 Mpxl alors qu’il est superlatif avec 30 Mpxl. Le phénomène n’est pas exclusif à Canon, on peut aussi le rencontrer chez Sony en comparant le rendement entre le capteur 42 Mpxl et le 24 Mpxl, de même chez Nikon entre 36 Mpxl et 24 Mpxl. On nous objectera qu’il suffit de ne pas agrandir les images autant que le permettrait la définition théorique du capteur pour que la qualité apparente progresse. Et que nos tests ont montré que des objectifs fixes de haute qualité, y compris de courte focale, permettaient d’exploiter la capacité du capteur à fournir de superbes détails donc autant s’autolimiter avec les zooms pour s’éclater avec les fixes. Il n’en reste pas moins que nous avons l’impression que les concepteurs des zooms sont un peu sous la pression des concepteurs des capteurs, sans pour autant arriver toujours au niveau de qualité revendiqué dans les brochures publicitaires des marques.

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  • Cher JMS
    Je m’étonne encore de votre "déception" concernant les performances de ce zoom.
    Il est aussi incroyable de voir les journalistes refuser d’attribuer le TIPA du meilleur objectif pro 2017 alors que ce zoom est une des 3 " vache sacrée" de la gamme professionnelle Canon, probablement LA vitrine technologique de Canon, celui
    que les opticiens n’ont "pas le droit de rater" car il contribue à la réputation de la marque.

    Il y a deux manières de voir les choses avec le zoom GA f/2.8 d’une marque donnée :

    *Soit on regarde le verre "à moitié vide" en constatant les insuffisances du zoom de manière brute sans chercher
    à comprendre pourquoi les ingénieurs n’ont pas fait mieux en ...9 années de réflexion.

    *Soit on regarde le verre "à moitié plein" ( et amha il est 90% plein) et on regarde ce que ce zoom apporte par rapport à la concurrence et par rapport aux focales fixes.

    1-Par rapport au 16-35/2.8 L II, les progrès sont considérables :
    La formule est beaucoup plus complexe que le zoom précédent qui passe de 2 à 4 groupes mobiles ; une formule déjà vue sur le 16-35/4 LIS et qui a certainement demandé un gros travail de développement.

    Une formule qui intègre 5 dioptres asphériques au lieu de 3 pour la version précédente ; c’est ce qui se fait de mieux sur le marché photo actuellement.
    Les 2 premières lentilles sont des asphériques double faces que Canon a dû développer et qui est inédite à ce jour
    (sauf sur le cas douteux du 16-35/4 LIS sur lequel Canon reste évasif).

    Intégration conjointe des traitements antireflets SWC et ASC qui n’existaient pas sur le 16-35/2.8 L II et qui constitue
    à ce jour le meilleur traitement global du marché (meilleure réduction du flare/ghosting sur des contre-jours)

    La conséquence de cet important travail optique ?

    1- De bien meilleurs résultats à 16mm que n’importe quel zoom 16-35/2.8 du marché pour ne rien dire du
    17-35/2.8 AFS de la concurrence toujours au catalogue Nikon !
    En particulier, la courbure de champ à 16mm est ENFIN corrigée alors que c’était el talon d’achille de ce type de zoom de la génération 2007-2008.

    2-Le poids est en hausse, oui, mais il reste sensiblement inférieur à celui du Zeiss 16-35/2.8 ZA (900g !),
    considéré comme le meilleur de sa catégorie... tout en offrant des performances optiques supérieures.

    3-Il restitue la focale 35mm voire 28mm "oubliées" chez certains concurrents ( 14-24 Nikkor ou 15-30/2.8 tamron)

    4-Il rend l’usage d’un filtre avant frontale possible, une première pour un zoom GA f/2.8 "totalement compatible avec le numérique 24x36" ( les 14-24 Nikkor ou 15-30/2.8 Tamron doivent utiliser des bricolages pour corriger cette lacune)

    5-Les performances optiques globales du 16-35/2.8 L III sont comparables voire supérieures aux meilleures zooms
    GA f/2.8 de référence du marché...tout en présentant un range PLUS IMPORTANT : R 2.2 Vs R=2 (Tamron)
    ou R=1.71 (Nikkor 14-24) si je m’en réfère aux mesures réalisées par DxO...

    6-Des AC bien mieux maïtrisées à 16mm puisque évaluées à 11 µm pour la version L III
    et ...27 µm (mesures maximale coins) alors que le nombre de verres UD reste inchangé !

    7-Une distorsion à 16mm SENSIBLEMENT améliorée par rapport à tout ses concurrents à la focale minimale.
    Une valeur qui se rapproche sensiblement des focales fixes (Un 15/3.5 Elmar de 1980 était moins bon !)

    8- Le tarif du nouveau 16-35/2.8 L III est CONSTANT (pratiquement, en tenant compte de l’inflation au Japon) depuis 1978, date de lancement du premier zoom GA "pro" de la marque (le fameux 24-35/3.5 L FD), et qui présentait la particularité, remarquable pour l’époque, d’intégrer UNE lentille asphérique polie. Les temps ont bien changé...

    Les défauts du 16-35/2.8 L III ????
    Si vous aviez interrogé les ingénieurs Canon, ils vous auraient certainement répondu que la meilleure fille du monde ne peut vous donner que ce qu’elle a !
    On ne peut pas demander à un zoom UGA d’avoir la même homogénéité qu’un zoom 70-200/2.8 voire une focale fixe
    comme un 135/1.8 sorti récemment de chez un concurrent.
    Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la forme de la pupille d’entrée sur l’axe optique puis de modifier l’angle de la lentille frontale par rapport à l’oeil pour observer l’évolution de la forme de la pupille à la périphérie de la lentille :
    On constate qu’elle devient ELLIPTIQUE !
    Conséquence évidente : L’astigmatisme augmente du centre de l’image vers les coins !

    Ce même phénomène existe également sur les téléobjectifs mais il est négligeable...


    Je crois que si on doit absolument chercher des défauts au 16-35/2.8 L III, on devrait plutôt les chercher ailleurs :
    Les capteurs Canon et tout spécialement le capteur du 5 Ds R !
    En effet, ce capteur possède DEUX gros défauts :

    1- Il ne dispose pas des ADC comme les capteurs Sony ou les récents capteurs Canon des 5D Mk IV ou 1DX Mk II,
    ce qui ne permet pas de traiter au mieux l’image en RAW (ou en interne) dans la partie externe de l’image, du fait d’un bruit de lecture trop important.C’est peut-être préjudiciable au piqué comme le suggère les notes de piqué plus élevées obtenues entre 1 objectif monté sur 1 Ds Mk III et le mëme objectif monté sur 5D Mk III (pratiquement la mëme définition mais des résultats sensiblement différents).

    2- Canon ne possède toujours pas de capteur 24x36 BSI alors que les tests effectués par DxO montrent qu’une optique associée à un capteur BSI obtient des notes de piqué sensiblement superieures à celles d’un capteur FSI
    (Voir la comparaison d’une optique Sony montéee sur A7R à capteur FSI Vs A7R II à capteur BSI : Des résultats améliorées de +50% à +70% en termes de P-MP !!! )


    Conclusion : Je suggère à notre ami JMS de tester alternativement le 16-35/2.8 GM FE sur A7R puis A7R II afin de déterminer si le rendement du capteur n’intervient pas sensiblement dans la restitution du piqué, que ce soit au centre de l’image et surtout en périphérie (les capteurs BSI encaissent mieux les rayons inclinés).
    A noter également que des différences de piqué ont bien été notées sur une optique Leica M montée
    alternativement sur un M10 (par exemple) puis A7 R II...
    Certains testeurs ont également noté une DEGRADATION du piqué dans les coins pour une optique donnée
    en la testant alternativement sur 5D Mk II puis 5Ds R, un résultat à priori paradoxal....

  • De grace JMS, ne répondez pas à Eric-p

    Eric-p est revenu de vacances et déjà en pleine forme à 02:20, il ne dort toujours pas...Et nous pompe l’air avec ses élucubrations récurrentes de peintre frustré.
    Dixit Eric-p :
    "Si vous aviez interrogé les ingénieurs Canon, ils vous auraient certainement répondu que la meilleure fille du monde ne peut vous donner que ce qu’elle a !"
    Voilà maintenant que notre visionnaire fait les demandes et les réponses, il en sait des choses ce monsieur !

    Cher Eric-P, respirez profondément, prenez l’air, un sucre dans la camomille et fermez la lumière en partant.

  • @2

    Commencez déjà par vous mêler de ce qui vous regarde au lieu de faire de la psychanalyse à deux balles !