Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

TEST Canon EF 85 mm f/1,4L IS USM : Le verdict

14/03/2018 | Jean-Marie Sépulchre

LE VERDICT

- Caractéristiques :
Cet objectif est le premier 85 mm f/1,4 stabilisé du marché et il a pour mission de remplacer le mythique 85 mm f/1,2 qui a fait la gloire de la marque, en perdant 1/3 d’IL d’ouverture mais en gagnant des crans de vitesse si besoin.

- Fabrication :
Le poids imposant de l’objectif reflète sa construction métallique avec des joints d’étanchéité et un gros moteur annulaire USM pour conserver de l’agilité à la mise au point malgré de grosses lentilles.

- Ergonomie :
Aucune mauvaise surprise dans les réglages, l’autofocus est très précis mais attention le stabilisateur ne garantit pas de gagner 4 IL à tous les coups, on multipliera les prises de vue par sécurité.

- Qualité optique :
Un piqué maximal sur toutes les zones de l’image dès la pleine ouverture, pas de vignetage ni d’aberration chromatique et une distorsion facile à corriger forment un tableau idyllique.

- Rapport Qualité / Prix :
Le tarif est assez élevé, nettement plus en tout cas que les compatibles récents que nous avons testé avec bonheur sur des boîtiers Canon, mais il est dans la lignée des objectifs L dont il est un des plus beaux fleurons en focale fixe.

NOTE GÉNÉRALE : 8,8 / 10

Plus performant que le mythique 85 mm f/1,2 L mais vendu un peu moins cher ce modèle sera plus universel dans son utilisation, et il mérite de rester au catalogue aussi longtemps que son grand frère.

"Ce qu’on a aimé"

- Qualité optique superlative
- Utilité du stabilisateur

"Ce qu’on a moins aimé"

- Prix élevé
- Poids et encombrement

ACHETER EN LIGNE LE N°104 du MondedelaPHOTO.com [MDLP]
132 PAGES - AVRIL 2018 - 6,00 €
TEST EXCLUSIF CANON EOS 6D Mark II : LAPONIE, le reportage de l’extrême. Deux lecteurs au-delà du cercle polaire, leurs récits ■ Nouveautés 2018 : FUJIFILM X-H1, Sony, A7R III, Panasonic Lumix GX9, Pentax K-1 Mark II, Tamron 28-75 mm f/2,8 Di III, Sigma 14-24 mm f/2,8 Art ! ■ GRAND FORMAT : au cœur des spectacles vivants avec la photographe Agathe Poupeney ■TUTORIELS : Dxo Photo Labs 1 [2 tutoriels] ■ Lightroom CC [1 tutoriel] ■ TESTS : Panasonic Lumix GH5s ■ Olympus Pen E-PL9 ■ X-Rite i1 Studio ■ Benro Slim ■ Benro Incognito ICB 100 ■ Canon EF 85 mm f/1,4L IS USM ■ Sigma 14 mm f/1,8 DG HSM Art ■
Cliquez sur ce lien pour le commander (envoi sous 48 heures)
NOUVEAU : MDLP est disponible sur tablette (iOs & Androïd)
NOUVEAU ! ABONNEMENT SANS ENGAGEMENT DE DURÉE
MDLP lance en 2018 une offre d’abonnement sans engament de durée sur sa version numérique (disponibles smartphones, tablettes et ordinateurs). Vous êtes libre de résilier ou suspendre à tout moment votre souscription par l’envoi d’un simple émail à l’adresse émail à abonnement@lemondedelaphoto.com Afin de vous faire découvrir cette offre et cette nouveau mode pour vous procurer votre magazine préféré, nous vous proposons une offre préférentielle : vous payez 1€ le premier numéro, puis 3,90 € les numéros suivants. Paiement par CB 100% sécurisé par la société Générale. Cliquer sur ce LIEN pour bénéficier de cette offre.

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages

  • Après les bons et loyaux services du 85 f1,2, voilà (enfin) son super successeur. Il faut souligner que cet objectif est bardé de qualités et qu’il devrait faire le bonheur de tous les portraitistes.
    Maintenant, ainsi que l’a indiqué JMS : "ce que l’on a moins aimé : lourd et encombrant", il est temps que CANON nous concocte un nouveau 85 f1,8 du même acabit que cette perle qui, bien que peut-être un peu moins bon, serait plus léger, plus maniable et moins cher. Il faut rappeler que Canon propose le modèle actuel depuis 1992, soit 26 ans... Quelqu’un a-t-il une info sur une sortie éventuelle d’un nouveau modèle dans les prochains mois voire années ? Vous me direz, on peut toujours acheter un Tamron dont JMS a donné une note identique à la perle de ce jour à savoir 8,8/10...

  • L’avantage chez Nikon ... est qu’on a déjà un 85 mm f/1.8 (mais pas au niveau de ce Canon aux plus grandes ouvertures).
    Je l’utilise depuis bientôt 6 ans : c’est effectivement le compromis idéal pour l’amateur (performances / prix / encombrement / poids).

  • @2 le canon f/1.8 ne démérite pas, même après 26 ans, mais il atteint ses limites avec les nouvelles définitions de capteurs. Autre inconvénient aux yeux de certains : il est en retrait question piqué à p.o. alors que les objectifs actuels sont conçus pour atteindre un niveau élevé dès la po.
    Mais cela reste un bon objectif

  • @1
    Oui, la créavité et l’émotion ne relèvent pas de la technologie - :)

  • @2
    Croyez-vous que les photos de Bernard Plossu sont moins émouvantes que celles prisent avec les derniers objectifs à la mode ?

  • @3
    Travailler à pleine ouverture est une mode...
    Composer une photogragraphie cà peut-être aussi montrer les seconds plans pour informer ou pour inscrire une histoire dans son contexte.
    Le fameux bokeh fait le boheur des commerçants :)

  • Les fabricants se font du gras sur vous tandis que les journalistes se nourissent de cette aubaine...

  • @6
    il y a peut-être un effet de mode (qui dure depuis quelques longues années...) mais il ne faut pas oublier que ce sont des objectifs qui pourront surtout travailler en basse lumière là ou bien souvent d’autre, à l’ouverture moins généreuse, s’arrêteront !

  • @5. Quel est le rapport avec ce que j’ai écrit et avec cet article ???

    J’ai écrit que justement on était pas obligé de dépenser une fortune pour une version f/1.4 alors que pour la plupart des amateurs la version f/1.8 est plus que suffisante (et que Nikon a renouvelé le sien avant Canon).

    Ce n’est pas une question de mode, les optiques ont fait "quelques" progrès depuis le début de Bernard Plossu en photographie à la fin des années 50 (!)

  • Combien de tiers de diaph entre f/1.4 et f/1.8 ?
    Combien de portraits faisons-nous dans notre vie à la lumière d’une bougie ?
    Les portraits à la Steeve McCurry avec une ouverture moyenne permettant d’inclure un environnement ont autant d’intérêts que ceux réalisés "au couteau" pour vendre du tissu...
    L’écart de prix entre un objectif ouvrant à f/1.4 et un autre à f/1.8 est considérable ; l’investissement est-il judicieux au regard de notre pratique et de l’utilisation finale ?
    En dehors du studio (où on ne manque pas de lumière), en voyage est-il plus judicieux d’avoir des optiques également d’excellente qualité n’ouvrant qu’à f/1.8 plus légères et moins coûteuses ?
    N’est-il pas préférable de changer ses f/1.8 plus souvent en fonction de l’évolution des capteurs et des processeurs plutôt que d’investir dans des f/1.4 ayant le poids d’un âne mort, encombrant et coûteux qui seront obsolètes 6 mois après.
    Si c’est pour faire des portraits à la "mode JR" qui en plus dormiront sur un disque dur, le choix est vite fait ;)
    Les évolutions technologiques sont toujours intéressantes dans l’absolu mais maintenant on est arrivé à un tel niveau de qualité que le plus important se trouve davantage dans la miniaturisation et l’allègement, cette voie que suivent progressivement les constructeurs à travers le mirrorless...

  • @11
    Je m’inscris en faux contre ce que vous avez pu écrire :
    Le 85/1.4 LIS ne sera pas obsolète au bout de 6 mois ; il n’ y a pas de raison.
    Le 85/1.4 correspond à la "vitrine technologique" des marques photo dans le domaine des objectifs à portrait.
    Les concurrents (Nikon,Sony,Tamron et Sigma) ont récemment proposé chacun leur version du 85/1.4 qui est assez honorable.
    Ils ne les renouvèleront pas de sitôt !
    Tous ces objectifs sont relativement lourds (sauf le Nikkor mais il n’est pas VR !) et le Zeiss Otus l’est encore bien davantage.
    Je souçonne toutefois que la qualité optique de cet objectif soit en partie due aux logiciels internes des récents reflex de la marque.
    Je n’ai jamais vu un objectif de cette ouverture présentant aussi peu d’aberration de sphéricité apparente alors que
    son concurrent de chez Nikon en a encore pas mal et que le concurrent de Sigma ne parvient pas non plus à l’effacer totalement malgré une formule particulièrement musclée.

  • @12
    je reconnais que j’y suis allé un peu fort à propos de la longévité des F/1.4 mais pour le reste, je maintiens ;)

  • @11
    Ce qu’il faut bien voir, c’est ce que peut apporter cet objectif par rapport au 85/1.2 LII.
    Le 85/1.2 LII est très bien ...sur le papier (et j’ai la chance d’en posséder un) sauf que :

    1-Il est lourd (et de ce point de vue, c’est vrai, le 85/1.4 LIS ne fait pas mieux ...mais pas moins bien non plus !)
    Ceci dit, il s’agit d’un objectif à portrait : Donc vous ne le portez pas toute une journée sur vous !
    Pour beaucoup, ce problème de poids est en réalité secondaire car les amateurs de 85 ultralumineux recherchent un bokeh bien spécifique en tout premier lieu et ils ne l’utilisent que pour une durée limitée (disons 1-2 heures), ce que le 85/1.8 VC n’apporte pas forcément...

    2-L’ouverture f/1.2 à l’ère du numérique, c’est un peu du pipeau en ce sens que les capteurs numériques encaissent très mal les optiques ultralumineuses car leurs rayons sont trop inclinés par rapport aux capacités des capteurs CMOS actuellement disponibles (Ça devrait changer quand les CMOS "hybrides" arriveront chez Canon après 2020 voire bien plus tard).
    Au bout du compte, le surcroît de luminosité réelle d’un f/1.2 par rapport à un f/1.4 n’est pas de +40% mais plutôt de l’ordre de +10% à la louche.
    Pourquoi Canon devrait-il persister à proposer des f/1.2 à son catalogue dans ces conditions ?
    Canon a donc fait le choix de revenir sagement à une ouverture f/1.4...et d’y ajouter l’IS ce qui apporte un vrai PLUS
    pour certains photographes qui peuvent faire du portrait à 1/40" voire à 1/10"....à condition que le modèle soit bien sage ! ;-)
    C’est toujours mieux pour éviter de grimper dans les isos et maintenir une qualité d’image optimale (couleurs/dynamique/résolution/bruit dans l’image).
    Et de ce point de vue, Canon est pratiquement sans concurrent (sauf Tamron mais son 85 VC ouvre à f/1.8 et
    Sony propose une stabilisation embarquée sur capteur). Canon conserve l’avantage (certains préfèrent l’OVF à l’EVF malgré la technophilie ambiante).

    3-Le 85/1.2 LII présente trop d’aberration de sphéricité par rapport à ce qui se fait aujourd’hui avec les nouvelles formules et le 85/1.4 L IS semble y remédier parfaitement.

    4-On a également beaucoup glosé sur la lenteur de l’AF du 85/1.2 LII qui n’est pas un objectif à MAP interne
    contrairement au 85/1.4 LIS qui doit certainement faire la différence à ce niveau.

    Pour le moment, Canon maintient le 85/1.2 LII au catalogue mais "la raison" voudrait qu’il soit prochainement éclipsé par ce 85/1.4 LIS malgré le 1/2 diaph en moins (concrètement pratiquement invisible en termes de bokeh sur le terrain)...

  • @6 « Composer une photographie cà peut-être aussi montrer les seconds plans pour informer ou pour inscrire une histoire » Pas tellement d’accord avec cette phrase. Ce sont des images banales produites par des tout petit capteur pour lequel on n’a que peu de choix sur l’arrière plan. On perd souvent le sujet de la photo, noyé dans l’image.

  • "Ce sont des images banales produites par des tout petit capteur pour lequel on n’a que peu de choix sur l’arrière plan. On perd souvent le sujet de la photo, noyé dans l’image."

    Ce n’est pas clair !

    Je veux bien une autre explication ;)

  • @16
    Je me permets de répondre à la place d’EOS-M5 (mais en réalité on pense à peu près la même chose) et il me corrigera si son point de vue est sensiblement différent.

    - La photographie à faible PDC n’est pas une "mode"...mais elle a toujours existé (ou presque !).
    Au XIXème, on a inventé la chambre photographique avec soufflet et mouvements de bascule/décentrage sur l’objectif
    ou sur le plan-film.
    Celà permettait aux photographes professionnels de jouer énormément sur la PDC ....et sur la distribution de celle-ci.

    On pouvait à la fois diminuer artificiellement la PDC ou l’augmenter (dans une certaine mesure) indépendamment
    de l’ouverture de l’objectif.

    Ces caractéristiques ont été quelque peu oubliées par les amateurs (voire les néo-pros) du fait de l’abandon progressif
    des chambres photographiques au profit du numérique mais les opticiens ont remis au goût du jour ces aspects de la photographie avec l’apparition des objectifs "Tilt-Shift" (premier modèle : Canon 35/2.8 TS FD de 1973 !).
    Bien que n’offrant pas toutes les caractéristiques d’une "vraie" chambre, les objectifs TS en offre une bonne partie d’entre eux et sont plus faciles à utiliser (Les soufflets des chambres sont fragiles, les plaques photo sont délicates à utiliser.).

    - L’usage des objectifs "ultralumineux" en 24x36 a pratiquement toujours existé puisque, depuis l’apparition de ce format 1930, des objectifs f/1.5 ont rapidement fait leur apparition AVANT la seconde guerre mondiale
    (Zeiss Sonnar 50/1.5 par exemple en 1932).

    On pourrait croire que la sortie de ces objectifs était uniquement justifiée par le manque de sensibilité des films disponibles avant la seconde guerre mondiale voire jusqu’à la fin du XXème (Les films couleurs ne dépassaient pas 1600 isos à quelques rares exceptions ).

    En fait, il n’en est rien car les objectifs ultralumineux ont toujours cohabité dans les catalogues des opticiens.

    Ainsi, en consultant le line-up Canon disponible vers 1961 (que vous pourrez trouver sur le site canon/camera/museum-une véritable mine d’or d’informations !- on pouvait trouver :
    - Un 85/1.8 (mais Canon en proposait un 85/2 Serenar dès 1948 !)
    - Un 85/1.5 (mais Canon en propoait une dès 1952)
    - Un nouveau 100/3.5 (La première version -un 100/4 !- remontant à 1948)

    On pourrait croire que le modeste 100/3.5 se justifiait par sa différence de poids/encombrement et le coût relativement élevé des objectifs à l’époque (17.000 JPY de l’époque pour un 100/3.5) par rapport au salaire moyen des japonais...

    Aujourd’hui , les 100/3.5 ont disparu des catalogues du fait de la concurrence des zooms f/4 et de la bonne compétitivité des 85/1.8 ...
    À noter que Sony a bel et bien proposé un 85/2.8 SAF (super léger, super "cheap" !) pour sa moribonde monture "A" mais qu’il n’a pas vraiment rencontré le succès commercial.
    Aucun 85/2.8 n’est prévu au catalogue Sony en monture FE : Pas assez cher mon fils !

  • @ 17
    Votre interminable commentaire ne répond pas à mon interrogation.
    Votre historique ne m’intéresse pas beaucoup même s’il peut avoir un intérêt pour d’autres.
    J’exerce depuis 1985 et j’ai travaillé à la chambre technique...
    On a pas besoin d’avoir le dernier cri, le plus cher et le plus performant pour vendre ses images.
    S’intéresser aux évolutions est une bonne chose mais il faut raison garder et l’expérience des plus anciens peut également servir à modérer l’ardeur des plus jeunes en matière d’investissement.
    Actuellement, en photographie surtout si on ne veut faire que cela, le plus important, c’est d’avoir la tête froide devant toutes ces avancées technologiques et de se concentrer sur ses objectifs et en second lieu sur ses optiques.
    Il vaut mieux dépenser son argent à monter des sujets plutôt que d’investir toujours plus sur le plan matériel pour en mettre plein la vue et se rassurer avec tout ce qu’il y a de plus récent.
    La photographie ce n’est pas un concours de "kékette" :)

  • @16

    Toujours pour compléter ce que les partisans des 85/1.4 et des ultralumineux soutiennent en général :

    Même en faisant abstraction de la PDC étroite, on peut très bien utiliser cet objectif à f/16
    et on obtiendra en apparence le même résultat qu’un objectif pour smartphone sauf que :

    - Les objectifs pour smartphone n’intègrent généralement pas d’objectif à portrait (typiquement un 85mm éq. 24x36)
    mais des GA ou une focale standard : Les portraits serrés que vous réaliserez avec ces appareils vous donneront un visage déformé par la perspective restituée par ces objectifs.

    - La dynamique, les couleurs, le bruit dans l’image n’ont tout bonnement rien à voir avec ce que propose le 24x36
    (ou même les formats APSC & MFT !)

    - La définition de l’image (Quelques boîtiers 24x36 offrent des capteurs de 50 MP !) est bien meilleure que ce que peut proposer le meilleur des smartphones.

    - Quelques smartphones proposent une réduction artificielle de la PDC avec un flou Gaussien (C’est bien la preuve que certains utilisateurs de smartphones cherchent occasionnellement une PDC réduite !).
    Le problème,.... c’est que le reste ne suit pas !
    Je suis sympa : Je ne parle même pas du plaisir d’utilisation du reflex que le smartphone ne peut ne serait-ce qu’imiter !

    Conclusion : Au pays du numérique, la grenouille smartphone ne parvient toujours pas à se faire aussi grosse que le boeuf 24x36 ! Les lois de la nature sont décidément têtues...

  • Aujourd’hui, vous n’obtiendrez pas le BAC puisque vous répondez toujour à côté en nous servant votre soupe indigeste - :)
    J’en reste là.
    Bonne journée.

  • @18

    Même en tenant compte des coûts élevés de ces objectifs (Le 85/1.4 LIS est moins cher que beaucoup de 85mm équivalent dans d’autres formats et il y a des 85mm beaucoup plus chers : Zeiss Otus ou Leica par exemple !)
    que faites-vous des gens qui gagnent > 3000 € par mois (facilement plus de 1% de la population occidentale)
    et qui ne savent pas comment dépenser leur argent ???
    Ils faut bien qu’ils le dépensent d’une manière ou d’une autre, non ?
    Et donc ils le font en achetant un objectif de référence qui leur fera plaisir et qui leur donnera des résultats sensiblement différents de ce que propose un smartphone.
    Je ne parle même pas du côté "M’as tu vu" !

    Canon a commercialisé cet objectif tout bonnement parce qu’il existe un marché pour celà.
    Vous savez, j’ai eu l’occasion d’en discuter avec l’ancien Nº2 d’Angénieux, André Masson, et, dans son discours, il y avait une constante : Les objectifs qu’ils commercialisent DOIVENT IMPÉRATIVEMENT rapporter de l’argent.
    Par ailleurs, ces objectifs de "prestige" ont un impact sur l’image de marque de l’entreprise.
    Ça , TOUS LES OPTICIENS l’ont parfaitement compris et ils s’efforcent de proposer dans leur Line-up des objectifs
    "professionnels" (ou en ayant les apparences !).
    Les opticiens qui ne proposaient ce type d’objectif et restaient dans le "small & cheap" ont tous disparu (Typiquement Miranda et ses fameux Soligor !).

    Par ailleurs, ces objectifs, dans le cadre d’un usage amateur et pourvu que vous en preniez soin, sont "pratiquement" inusables. Vous pouvez les conserver 30 ans et plus.Leur cote à la revente (pourvu qu’ils restent dans le line-up de la marque et qu’ils soient assuré par le SAV)
    reste relativement élevée (en apparence en tout cas !).
    Ce 85/1.4 LIS ne sera probablement pas remplacé avant longtemps et on est quasiment certain que le successeur éventuel de cet objectif ne sera pas sensiblement plus performant.

    Dans ces conditions, il y a beaucoup de gens qui n’hésitent pas à investir 1500 € dans cet objectif

    ...mais hésiteront à investir paradoxalement 800 € (on le trouve à ce tarif dans certaines officines )
    pour un
    Tamron 85/1.8 VC USD , pourtant excellentissime ,pour un tas de petites raisons (cote à la revente, quid du SAV, pas assez cher monfils,etc...).

    Le marché photographique contient effectivement un côté "irrationnel", je vous l’accorde volontiers, mais cette caractéristique est bien plus présente dans bien d’autres domaines (le marché automobile par exemple !).

    Pour résister à cette surenchère technologique, les fabricants indépendants, dont le but initial était de faire
    "small & cheap" sont OBLIGÉS d’emboîter le pas des grandes marques en proposant des objectifs au rapport
    Q/P bien meilleur. C’est typiquement le cas de Sigma qui propose un 85/1.4 DG Art bien plus sophistiqué (en termes de verres utilisés et de complexité optique) pour moins cher que les grandes en espérant bénéficier de l’argument
    marketing imparable de Fiat ( Ailleurs, y’a moins bien mais c’est plus cher !).

    La stratégie technologique de Sigma (et les autres "piranhas" japonais/coréens voire chinois semble aller dans le même sens) commence à payer sérieusement : Au Japon , Sigma vend plus d’objectifs que le Nº2 mondial de l’industrie photographique, Nikon ! Excusez du peu...

  • @18
    +1

    Attention ! MON message doit contenir au moins dix caractères.

  • @18 Bien sûr qu’on n’est pas obligé d’acheter tout et n’importe quoi et c’est heureux ! Si on est tous en accord avec cette vérité, je ne vois pas bien quel est le rapport avec le sujet.

    @eric-p : En 2012 , le Nokia 808 Pure View capturait déjà des images de plus de 40 millions de pixels (il est vrai par interpolation sur plusieurs images). Pas très loin du Canon 5Ds ;)

    @8 En basse lumière et en intérieur, je préfère le flash. La faible pdc à f/1.4 peut se révéler très gênante si les sujets ne sont pas tous sur le même plan focal. Quand à la vitesse lente, elle peut être problématique pour des sujets tels que des enfants. Reste à maitriser ce satané flash. Par habitude, je l’oriente au plafond...

  • @Eos-M5 (m-23)
    Oui, je ne sais plus quel smartphone proposait il y a quelques années un capteur 1/1.2" de 40 MP et un 8/2.8 Zeiss.
    Les images étaient relativement honnêtes en définition mais la dynamique était catastrophique.
    Dans les ombres (pratiquement inexploitables, le noiveau de bruit était flagrant...
    Conclusion : La grenouille smartphone a explosé à force de vouloir se faire aussi grosse qu’un D800 de l’époque !

  • "Par habitude, je l’oriente au plafond..."
    La technique des débutants et de ceux qui ne veulent pas trop s’embarrasser :)

  • @23
    Comparer un Nokia 808 Pure View à un 5Ds c’est énorme ...

  • @LACROIX (m-1)
    En général, Canon ne communique pas sur ses futurs produits à quelques rares exceptions près.
    Compte tenu du climat actuel qui règne sur le reflex (les représentants de canon ont été incapables de démentir l’existence d’un projet de mirrorless FF), on peut dire avec une forte probabilité que Canon met "la pédale douce"
    sur un éventuel successeur du 85/1.8 USM EF.
    Ils ont d’autres chats à fouetter :
    *24-70/2.8 LIS paraît-il en chantier depuis 16 ans maintenant...
    *135/2 LIS , histoire d’engranger les bénéfices technologiques issus de la stabilisation du 85/1.4 LIS
    *70-200/4 LIS II dont les rumeurs seraient solides. Bon le zoom a 12 ans mais pourquoi le remplacer alors qu’il est loin d’être dépassé ?
    *Et les futurs "Grands blancs" DO qui ont pris beaucoup de retard...

    D’ailleurs, par quoi canon remplacerait-il son 85/1.8 USM ? Par une version nano-USM afin de pousser les adeptes de l’USM à casser la tirelire (cf 70-300 Nano-USM qui n’est plus mécanique) ?
    Le 85/1.8 USM pourrait être meilleur mais la politique de Canon a toujours été d’offrir des perfs optiques dégradées par rapport au L. On voit donc mal canon sortir un 85/1.8 IS USM qui irait concurrencer le 85/1.8 VC USD...
    Si jamais Canon voulait remplacer son 85/1.8 USM, il s’inspirerait sans doute de Nikon/Sony avec une version
    probablement un peu allégée ( 360g pour faire bonne mesure par rapport à ses concurrents) mais nécessairement imparfaite sur le plan optique (les verres spéciaux, ça coûte bonbon !).
    Enfin, il y a plus urgent : Canon n’a toujours pas remplacé son 50/2.5 EF Macro aussi silencieux qu’une perceuse depuis 1987 !!!

  • @eric-p (m-28)
    Je pense que Canon commettrait une erreur en ne remplaçant pas son vieux 85/1.8. Beaucoup de photographes n’ont pas les moyens d’investir 1600€ dans un 85/1.4. De plus, la focale de 85 est devenu très standard presque comme celles de 35 et 50. A moins de 900€, par défaut, bon nombre de personnes achètent le 100/2,8 macro pour faire des portraits.En ce qui me concerne, pour les portraits, je trouve la focale de 135 voire même celle de 100 trop longues et je partage aussi les propos de Claude Tauleigne jugeant la focale de 85 comme étant la plus longue à utiliser. Une ouverture de 1.8 pour un 85 suffit largement et devrait faire le bonheur d’un bon nombre d’utilisateurs avec un bon compromis poids, prix et résultats. Je doute que Canon voie d’un bon oeil partir ses clients vers un Tamron vendu aux alentours de 750€. Que Canon ne remplace pas son 50/2.8 macro, je pense que beaucoup de ses clients ne lui en voudront pas vu la spécificité d’utilisation de cet objectif. Que vont mettre comme objectif portrait les acheteurs de 6D mark II ? Un objectif coutant aussi cher que leur boitier ? Il faut aussi que Canon et ses concurrents (ex : Sigma) pensent à leurs clientèles féminines en concoctant des objectifs plus légers et, de ce fait, à ne plus faire la course à l’objectif qui aura la plus grande ouverture. Il suffit de voir le manque d’homogénéité des résultats du dernier Sigma 14/1.8 et tout cela pour gagner quelques diaphragmes par rapport aux petits copains....surtout sur 14mm !!! Allez , Mr Canon, on vous attend avec un nouveau 85/1,8 de 5 à 600gr maxi au prix de 1000€ maxi. Canon a su faire des objectifs donnant d’excellents résultats à des prix abordables, exemple, dans un tout autre registre, je dis bien dans un tout autre registre, je suis tous les jours bluffé par leur pancake 40/2,8. Cet objectif de 130gr peut supporter des agrandissements de tout premier ordre et cela pour moins de 190€, le seul défaut que j’ai rencontré a été de lui affubler d’un pare-soleil métallique de chez Nikon....

  • Pour ce qui est de Tamron/Sigma, ils ont pris l’habitude de faire du "haut-de-gamme" car la clientèle snobait leurs produits du fait d’un certain nombre de préjugés.
    Et puis vous oubliez la concurrence des zooms : La commercialisation d’un 14/2.8 souffrirait
    de la concurrence du 14-24/2.8 récemment annoncé ! Elle n’aurait donc aucun sens.
    Sigma a donc pris le risque de produire un 14/1.8 qui est lourd, certes, mais qui offre un rapport Q/P incomparable par rapport aux 14/2.8 Canikon !

    Remplacer le 85/1.8 USM par un 85/1.8 "nano-USM" pesant autour de 350/400g, oui , pourquoi pas mais cette nouvelle motorisation n’a pas que des avantages. En cas de panne, votre objectif devient INUTILISABLE.
    Un peu comme le 40/2.8 STM d’ailleurs...
    Et puis il y a l’option d’un 85/2 IS USM qui est aussi plausible...si Canon parvient à le faire sensiblement plus léger
    que le 85/1.8 VC Tamron...
    Celà pourrait expliquer la lenteur de canon sur ce créneau...

    Le 85/1.8 USM est relativement âgé mais les performances de cet objectif n’ont-elles pas été améliorées grâce aux nouveaux logiciels de traitement des derniers boîtiers Canon (Je soupçonne un traitement artificiel des AC dans le 5D Mk IV sur le 85/1.4 LIS qui ne dispose pas de verre UD) ?

    Chez Sony, il aura fallu attendre pratiquement 3.5 ans pour voir apparaître un 85/1.8 FE au catalogue mirrorless FF...
    La situration n’est quand même pas forcément désespéré car Nikon (pas spécialement réputé pour leur célérité dans le renouvellement de leur parc optique !)
    a pris la responsabilité de remplacer son 85/1.8 AFD par une version AFS plus légère...
    Et puis Canon a effectivement sorti un excellent 35/2 IS USM à une époque où certains juraient que Canon s’était focalisé sur ses objectifs L alors...

  • CANON 35/2 IS USM /
    Oui, enfin, bon, ce n’est pas un foudre de guerre !
    J’en parle en connaissance puisque je l’utilise mais il n’est intéressant qu’en déplacement pour sa relative compacité et son poids raisonnable...

  • @25 Je pense que le bon gros débutant l’enverrait directement en pleine figue de son modèle (ça fait toujours plaisir) et générant une ombre disgracieuse sur le mur. A ce propos, si LMDLP pouvait sortir un article sur le sujet, je suis preneur !

  • @25 Enorme ma comparaison ? Pas si énorme que la condescendance de l’expert autoproclamé jugeant (mal) un photographe talentueux utilisant son smartphone. Ce n’est pas mon état d’esprit. Facile pour moi car j’avoue que je ne suis pas un expert :)