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TEST NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, La qualité optique

20/06/2019 | Jean-Marie Sépulchre

La qualité optique

L’objectif intègre dans ses données une recette logicielle de choc pour éliminer les défauts optiques, la correction de distorsion non débrayable sur le boîtier est donc active à la visée et pour les JPEG, et appliquée par défaut par le logiciel de traitement des RAW – tout comme par les logiciels Adobe qui désactivent alors leurs corrections manuelles – ce qui permet des des résultats jamais vus sur un tel range, entre 0,07% à 14 mm et un maximum de 0,08% à 24 mm. Le vignetage est de 0,5 IL à 14 mm puis de 0,2 IL aux autres focales, et l’aberration chromatique est corrigée de façon exemplaire, avec une frange de 0,7 pixel à 14 mm, 0,4 à 18 mm et 0,2 ensuite. Tout ceci conduit à produire une image d’une propreté extraordinaire, même si certains préféreraient disposer d’un effet « grand angle » puissant en débrayant les corrections, options souhaitable pour un prochain firmware.

JPEG - 124.5 ko
- Ci-dessus : Vignetage et distorsion (grossie x5).
Quelle feuille de route pour la suite ?
Nikon a promis de sortir rapidement un 24 et un 85 mm f/1,8 pour compléter les excellents 35 et 50 mm actuels, mais on peut s’interroger au sujet des zooms : il est prévu de compléter la gamme, après le 24-70 mm f/2,8 déjà en vente, par un 14-24 mm f/2,8 et un 70-200 mm f/2,8. Le 14-30 mm est tellement performant que le 14-24 ne nous semble pas si urgent, il serait sans doute plus opportun de sortir rapidement un 70-200 mm f/4 pour constituer une « triplette pro léger » d’autant que le passage de la gamme F à la gamme Z pèse lourd financièrement pour les clients qui font le choix d’abandonner le reflex. Et revendre un 70-200 f/4 AFS pour acheter un f/2,8 Z risque d’en dissuader plus d’un.
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Messages

  • @JMS
    Je ne comprends pas très bien.
    Vos confrères de DxO ont manifestement réussi à mesurer ce zoom "artifices numériques" débrayés.
    Comment font-ils ???
    Ainsi, ils ont mesuré une distorsion maouuuusss costaud à 14mm (+2,5% !!!)
    ainsi que des AC très fortes à 14mm (>20 microns !)
    D’où ma question : Avec une distorsion aussi forte, avons-nous bien affaire à une "vraie" focale 14mm
    ou bien un 14mm raboté par le logiciel de correction de la distorsion ?

    Notez qu’à titre personnel, ces corrections logicielles ne me dérangent pas du moment que les résultats finaux soient à la hauteur des prétentions revendiquées par Nikon...

  • Pour mesurer la distorsion sans correction il suffit de mesurer le RAW dans le logiciel de mesure, un logiciel de mesure lit les données du RAW sans les corriger et à 14 mm on peut alors mesurer 2,76% de distorsion ce qui est énorme et une AC de 4,7 pixels de large. Pour mesurer la focale réelle alors que la norme CIPA donne 5% de tolérance c’est une autre affaire, car la focale varie un peu selon la distance de mise au point.

  • Humm ... 2.7% de distorsion, c’est quand même "maousse costaud", même pour un 14 mm ; c’est ce qui s’appelle laisser filer les défauts optiques !
    Mon zoom F 14-24 mm fait mieux coté distorsion, mais je prend le pari que le petit nouveau résiste mieux au flare (il n’y a pas de mal) :-).

    Ceci étant, Nikon a vraiment fait du bon boulot par ailleurs. Ce nouveau zoom devrait avoir du succès, malgré son prix un poil élevé quand même (mais la technologie utilisée pour arriver à ces résultats a aussi un coût).

  • @Philippe C (m-3)
    En fait, il semble que la stratégie de Nikon consistant à laisser "filer" la distorsion soit délibérée, imitant en celà
    Olympus voire Panasonic en MFT. Une optique photo permet globalement de corriger un certain nombre d’aberrations géométriques + AC. En laissant filer la distorsion (qui se corrige parfaitement via logiciel), les opticiens peuvent se concentrer sur la corrections d’autres aberrations comme la courbure de champ, la coma,
    l’aberration de sphéricité,etc...
    L’un dans l’autre, celà permet d’économiser le nombre de lentilles (donc du poids voire de l’encombrement)
    ou/et gagner en performances globales.
    Ce zoom, finalement ne pèse "que" 62% de plus que le 7-14/4 Pana MFT alors qu’on s’attendait à ce qu’il pèse env. 4x le poids du Lumix !
    Les raisons qui expliquent ce résultat remarquable ont 3 causes :
    - Le passage du reflex au mirrorless, qui permet de rapprocher légèrement la pupille de sortie du capteur
    et limite l’importance de l’effet "rétrofocus" moins marqué sur mirrorless que sur reflex et donc plus léger.
    Il suffit de comparer le poids d’un 12-24/4 DG Art Sigma pour reflex (1150g) avec celui du
    12-24/4 G Sony FE (565g) soit -51% !
    - L’exploitation des ressources du numériques qui permet de corriger les AC ou la distorsion sans utiliser
    trop de verres. Le 12-24 Sigma utilise 5 FLD qui équivalent à 10 lentilles ED...alors que le 12-24 Sony en utilise
    lla moitié (5 éq. ED).
    - L’utilisation intensive des lentilles asphériques (on admet empiriquement que 1 dioptre asphérique remplace
    une lentille).
    Le 14-30/4 S nikkor semblant compter 7 dioptres asphériques (remplaçant donc au moins 7 lentilles supplémentaires pour un poids=0 ), on gagne par rapport à un 7-14/4 ZD télécentrique qui comptait 18 lentilles ou même un 7-14/4 Lumix qui en comptait 16...

    Avec le reflex, les constructeurs étaient obligés de soigner la correction optique de la distorsion pour que le photographe puisse réaliser un cadrage fiable à la visée.

    Avec le mirrorless, on peut faire passer des vessies pour des lanternes...y compris sur des zooms télé !

    *Le 45-175/4-5.6 PZ Lumix a une compacité remarquable pour un zoom de cette ouverture.
    *Le 200-600/5,6-6/3 Sony FE présente une compacité record pour un zoom et un poids particulièrement
    contenu...
    *Le futur zoom télé f/2,8 Canon comportera MOINS de lentilles que ses concurrents et sera donc PLUS LÉGER(1 kG ?) ET PLUS COMPACT...