Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

TEST : SIGMA 24-105mm f/4 DG OS HSM Art, Le piqué

09/12/2013 | Jean-Marie Sépulchre

Le piqué

Le piqué a été mesuré avec un Canon EOS 5D Mark III, en style Standard. Les Raw ont été développés sans aucune retouche via le logiciel Canon DPP. Les mesures montrent un quasi sans faute. Nous sommes toujours au niveau excellent. Ce n’est qu’à 105 mm que les angles ne sont qu’au grade très bon, aux grandes ouvertures. On rencontre d’ailleurs le même phénomène à f/16, à 24 et 105 mm, mais la diffraction reste quand même très limitée. Il est intéressant de noter que bien qu’ils soient globalement très bons, les Canon 24-105 mm f/4 (également mesuré sur un 5D Mark III) et Nikkor 24-120 mm f/4 (mesuré en Raw sur un D600), présentent un piqué moins régulier à la fois à la plus courte et à la plus longue focale. Ces impressionnants résultats sur mire méritent néanmoins d’être un peu nuancés en paysage : pour des angles de l’image très détaillés, il conviendra de fermer un peu plus le diaphragme…comme c’est le cas avec les concurrents cités plus haut.


-  Ci- dessus : Carte de piqué pour le format 38 x 58 cm : les cases bleues indiquent les très bons et excellents résultats en matière de netteté.

- 24 mm

-  Ci- dessus : Graphique détaillé du piqué à 24 mm selon l’ouverture (mesures pour le format 38 x 58 cm).

- 35 mm

-  Ci- dessus : Graphique détaillé du piqué à 35 mm selon l’ouverture (mesures pour le format 38 x 58 cm).

- 50 mm

-  Ci- dessus : Graphique détaillé du piqué à 50 mm selon l’ouverture (mesures pour le format 38 x 58 cm).

- 85 mm

-  Ci- dessus : Graphique détaillé du piqué à 85 mm selon l’ouverture (mesures pour le format 38 x 58 cm).

- 105 mm

-  Ci- dessus : Graphique détaillé du piqué à 105 mm selon l’ouverture (mesures pour le format 38 x 58 cm).

Post-traitement et limites de la compatibilité.
Depuis plusieurs années la qualité optique de certains objectifs adaptables a fait un bond spectaculaire, dépassant même les résultats d’objectifs des grandes marques de boîtiers reflex 24 x 36, comme c’est le cas ici. Cependant il leur reste un obstacle à surmonter, qui est celui des corrections automatiques et défauts optiques (vignetage, distorsion), gérés directement par le boîtier sur les Jpeg, ou par le logiciel constructeur sur les Raw. Ces fonctions ne reconnaissent que les optiques du constructeur de l’appareil, obligeant dès lors les photographes à recourir à des logiciels tiers comme Lightroom ou DxO pour peaufiner leurs photos prises avec des optiques Sigma ou des Tamron, par exemple. Il convient de s’en souvenir au moment de l’achat, car c’est le seul talon d’Achille des modèles compatibles actuels, par ailleurs très qualitatifs, comme le prouve ce Sigma 24-105 mm.

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.