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TEST : Sony 24-70 mm f/2,8 FE GM : La qualité optique

16/07/2016 | Jean-Marie Sépulchre

Les défauts optiques

En JPEG sans correction le vignetage est visible à 24 mm avec des coins assombris à hauteur de 1 IL, mais il est discret aux autres focales, ne dépassant plus 0,4 IL. La distorsion est en barillet à 24 mm (0,87 %) avec un effet de moustaches, puis elle s’inverse en coussinet à partir de 35 mm (-0,57 %) et atteint son maximum à 50 mm (-0,84 %) puis diminue à 70 mm (-0,73 %). En tout état de cause, en paysage, il faudra laisser l’appareil corriger cette déformation ou bien l’opérer en post-traitement. Enfin, l’aberration chromatique atteint des niveaux très excessifs à 24 mm (3,3 pixels à f/2,8 et 3,9 pixels à f/16) avant de diminuer un peu aux focales suivantes, avec 2,3 pixels à 35 et 70 mm, ce qui reste trop élevé… ce n’est qu’à 50 mm qu’elle est bien maîtrisée avec une frange de 1,3 pixel au maximum. Il est à noter que ces défauts sont radicalement maîtrisés par Lightroom CC dès lors que l’on active le module de correction de l’objectif ad-hoc : le vignetage ne dépasse plus 0,2 IL et la distorsion est de 0,19 % à 24 mm, puis n’excède pas – 0,20 % aux autres focales, alors que l’aberration chromatique est deux fois moins élevée.

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Ci-dessus : Vignetage et distorsion (grossie x5) en JPEG sans correction boîtier
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Ci-dessus : Vignetage et distorsion (grossie x5) en RAW développé par Lightroom CC corrections activées
Les mystères logiciels
Il est courant de constater que des objectifs dont les performances sont un peu limitées en Jpeg gagnent du piqué en traitant les Raw avec le logiciel officiel du constructeur. Ici, le piqué au centre augmente sensiblement en développant les Raw avec Capture One, en revanche le piqué sur les bords et angles diminue notablement alors qu’il n’est déjà pas optimal en Jpeg. Capture One fait diminuer la distorsion et le vignetage, mais pas l’aberration chromatique, il faudrait appliquer un post-traitement manuel. Avec DxO Optics Pro vignetage et distorsion diminuent de façon radicale, tout comme l’aberration chromatique, mais l’écart de netteté centre et bords ne s’estompe pas alors même qu’en principe c’est une des spécialités de ce logiciel. Avec Lightroom enfin les corrections optiques sont un peu moins efficaces qu’avec DxO, mais le piqué global est meilleur… sauf aux petites ouvertures de f/11 et f/16 où c’est le Jpeg issu du boîtier qui l’emporte.
MDLP N°88, Août-Septembre 2016
- Retrouvez l’intégralité de notre test sur le zoom Sony 24-70 mm f/2,8 FE GM dans notre numéro quatre-vingt huit du MondedelaPHOTO.com, actuellement en kiosque, et en vente sur le site (paiement par CB 100% sécurisé) :
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