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Tendance Floue, vingt ans d’aventure collective

18/03/2011 | Benjamin Favier

À l’occasion de cette date anniversaire, le collectif créé en 1991 fait son arrivée dans la collection Photo Poche. Deux photographes membres reviennent sur la genèse de cette belle aventure : Denis Bourges, l’un des cofondateurs et Flore-Aël Surun, qui a rejoint Tendance Floue en 2004.

« Douze pour un ». C’est le sous-titre du Photo Poche consacré à Tendance Floue (publié aux éditions Actes Sud). Ils sont désormais quatorze en réalité. Deux photographes viennent de rejoindre le collectif en début d’année : Bieke Depoorter et Alain Willaume prennent le train en marche.
À l’origine, il y a la volonté de se démarquer des agences traditionnelles, Gamma, Sygma, Sipa. Sur le fond, les idées ne manquent pas. Denis Bourges, l’un des fondateurs de Tendance Floue, parle d’écriture « cinématographique ». Reste à surprendre sur la forme. Rencontres d’Arles, 1991. Des affiches sont collées un peu partout sur les murs de la ville. Toutes sont signées Tendance Floue. D’emblée, les auteurs marquent leur désir de placer le groupe au-dessus des individualités. Le mystère est dissipé dans un final retentissant : les jeunes photographes brûlent leurs négatifs dans une jarre, en public. Ils mettent presque le feu à la galerie qui les accueille. « Un acte contestataire, résistant », selon Denis Bourges. Tendance Floue est né.
Pourquoi Tendance Floue ? « C’est venu comme ça », lâche Denis. Patrick Tournebœuf lance l’idée lors d’une soirée arrosée. Depuis, le collectif cultive une certaine pratique de la photographie. Un travail d’auteur, en marge de l’actualité. Chaque membre met sa sensibilité au service du collectif.
Le photographe revient sur la genèse de Tendance Floue, dans l’entretien vidéo visible ci-dessous et explique les raisons de cette longévité.

Qu’est-ce qu’un collectif de photographe ? La démarche prend tout son sens à l’occasion des projets en commun réalisés par Tendance Floue. On peut citer l’ouvrage Sommes nous ? ou la série « Mad in » : Mad in France, Mad in India, Mad in China. À chaque fois, les différents points de vue s’additionnent, avec la volonté de ne faire qu’un. Rebelote bientôt au festival ImageSingulières à Sète en juin et juillet, puis plus tard en Afrique du Sud.
Flore-Aël Surun a rejoint Tendance Floue en 2004. Elle raconte son arrivée au sein du collectif. Parle de sa façon de travailler. Et évoque les futurs projets.

- Les quatorze photographes de Tendance Floue : Pascal Aimar, Thierry Ardouin, Denis Bourges, Gilles Coulon, Olivier Culmann, Bieke Depoorter, Mat Jacob, Caty Jan, Philippe Lopparelli, Bertrand Meunier, Meyer, Flore-Aël Surun, Patrick Tournebœuf, Alain Willaume

- À lire : Tendance Floue, douze pour un, collection Photo Poche aux éditions Actes Sud, 144 pages, 12,80 €

- Le programme des événements à l’occasion des vingt ans à voir sur le site de Tendance Floue

- Le blog de Tendance Floue

- Remerciements à Clémentine Jagot et Clémentine Séméria pour l’envoi des images visibles dans les deux entretiens

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