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Trois questions à Jean-Baptiste Pellerin alias Backtothestreet

05/06/2020 | Sandrine Dippa

Il y a quelques semaines, nous interviewons Jean-Baptiste Pellerin, aka Backtothestreet, à l’occasion de son exposition à la galerie Artazar. Après une pause – due à l’épidémie de Cornavirus – l’exposition est de nouveau visible avec un décrochage prévu le 27 juin. Entre temps, elle s’est enrichie de nouveaux clichés tirés de la série Le Paris confiné collés à l’extérieur de la galerie...

Le Monde de la Photo : Votre exposition à la galerie Artazart vient de rouvrir avec en plus des images tirées de votre dernière série Le Paris Confiné. Présentez-nous ces clichés ?
Jean-Baptiste Pellerin : J’ai finalement décidé de ne pas changer l’installation initialement prévue sur les murs d’Artazart, donc je n’ai pas accroché de photos du confinement. J’ai préféré les coller à l’extérieur, sur un mur de briques, à côté de la galerie, une façon d’agrandir l’espace d’exposition et de renforcer le lien avec la rue. Comme à mon habitude, ce sont essentiellement des portraits de rue, mais il y a aussi des photos de rues presque vides ou d’animaux errants dans la rue, qui ne ressemblent pas au reste de mon travail.


MDLP : Comment avez-vous travaillé dans ce Paris vidé de ces habitants ?
JB Pellerin : Au début, j’étais un peu perdu, je ne savais pas trop comment aborder en photo cette période si particulière. Je n’avais pas envie de me contenter de photographier des rue vides ; il fallait que je trouve des Gens ! Les premières personnes qui ont posé pour moi ont été les sans-abri, les policiers, les éboueurs et les livreurs. Puis, avec l’arrivée du printemps, les Parisiens ont commencé à mettre le nez dehors et c’est devenu plus facile de trouver des sujets. Mis à part les premières semaines pendant lesquelles la ville était quasiment déserte, j’ai trouvé qu’il était plus facile de photographier les gens pendant ce confinement. Il y avait certes beaucoup moins de monde dans les rues, mais les gens que j’abordais m’ont semblé plus disponibles. Ils étaient moins pressés que d’habitude et peut-être moins surpris qu’on veuille les prendre en photo. Je n’ai d’ailleurs essuyé que très peu de refus et j’ai fait des photos que je n’aurais sans doute pas pu faire en temps normal. Je pense notamment à la photo des deux sans-abri qui posent pour moi au milieu de la rue Réaumur dans leur sac de couchage.


MDLP : Votre exposition se poursuit jusqu’au 23 juin. Quels sont vos autres projets ?
JB Pellerin : Je n’ai pour l’instant pas de projet précis pour la suite. Comme toujours, je navigue à vue, à l’instinct. Je compte sur ces six semaines qu’il me reste à Artazart et sur les rencontres que je vais y faire pour me donner des directions. En attendant, je ne manque pas de travail, les rues de Paris (puisqu’il va falloir sans doute attendre un peu pour voyager) ont encore tant de trésors à m’offrir. 

- Le site de Backtothestreet

Photos : Backtothestreet/Jean-Baptiste Pellerin

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