
Tout a commencé au printemps 1999, quand Katsuhiro Takada, du département recherche d’Olympus a pour mission de réfléchir à un standard conçu spécifiquement pour le numérique. À l’automne de la même année, ses réflexions montrent quel format de capteur permet d’optimiser le reflex sur le plan de la qualité d’image et de la commodité d’usage. Avec l’OM-1 en filigrane, qui fut en son temps le plus petit reflex argentique. L’équipe japonaise remet les clés de ses cogitations à une équipe de développement. Parmi ses membres, Yasuo Asakura travaille sur le bridge E-10 muni d’un capteur 2/3 de pouces et sur son successeur, le E-20. Fin 2001, les bridges étant en production, il se consacre vraiment au système 4/3 comme chef de projet. Entre-temps, Olympus décide d’en faire un standard ouvert et non un système propriétaire réservé à son propre usage.
Le début commercial
Venu à Paris en février 2002 pour la présentation du projet photographique A Day in Life of Africa (Olympus en est l’un des sponsors), il rencontre de nombreux photographes professionnels, les interroge sur leur perception du reflex numérique et s’étonne : « curieusement, leurs commentaires tournaient autour des caractéristiques et performances d’un appareil photo, sans se soucier de l’aspect numérique. ». Il en tiendra compte lors du développement du E-1, annoncé en juin 2003 et destiné aux amateurs experts et aux professionnels. Avec un capteur de 5 millions de pixels, conçu par Kodak, il produit une très belle qualité d’image.
Chez Panasonic, le bridge DMC-LC1 lancé en 2004 doit être prolongé par un reflex à objectif interchangeable. C’est le DMC-L1 qui, avec la gestion du diaphragme déporté sur l’objectif, montre que le Système 4/3 est assez souple pour ne pas brider la créativité et les spécificités de chacun. Comme les optiques sont conçues en collaboration avec Leica, cette dernière n’en assurant pas la fabrication, il ne faut pas s’étonner que le DMC-L1 renaisse sous la forme d’un Digilux-3 arborant la célèbre pastille rouge, emblématique de la marque allemande.
Du côté de Fujifilm, il n’y a rien sous le soleil d’Asie. Le spécialiste japonais semble avoir signé comme un joueur de poker qui renonce, pour voir, mais qui arrête le jeu. Kodak non plus n’a pas lancé de modèles – elle s’est retirée du marché du reflex depuis quelques années - se limitant à concevoir des capteurs pour les premiers appareils 4/3. En revanche, Sigma est le seul opticien indépendant à proposer des objectifs dédiés à ce système.
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