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Viseur et agrément de visée : avantage Nikon

24/01/2008 | Jean-François Vibert

Canon EOS 40D : Il dispose d’un viseur dans la bonne moyenne qui affiche (enfin) la sensibilité et présente 96% de l’image avec un grossissement de 0,95. Il constitue un progrès certain par rapport aux EOS 30D et 20D mais ne rivalise pas avec le Nikon 300D, ni avec les Canon EOS 5D et EOS 1D… Il reste toutefois assez confortable pour satisfaire les professionnels. J’ai noté que les diodes lumineuses sont un peu plus grosses et lumineuses que celles du Nikon. En extérieur, j’apprécie tout particulièrement le très visible barregraphe d’exposition, qui est bien plus gros que sur le Nikon...

Nikon D300 : Son viseur permet d’englober quasiment 100% de l’image, avec un grossissement de 0,94, cela lui permet de dominer la concurrence, ainsi que le viseur de son prédécesseur le Nikon D200. Sa plus grande luminosité (ainsi que quelques autres caractéristiques), justifie largement la différence de prix avec le Canon. C’est un point de confort non négligeable pour quelqu’un qui utilise son appareil quotidiennement. Sur les deux boîtiers, il est possible d’ôter le rembourrage caoutchouté afin de coller l’œil encore plus près du viseur (notamment avec des lunettes). J’ai trouvé le réglage dioptrique du D300 vraiment trop difficile à manipuler, c’est sans doute pour éviter les dérèglements intempestifs.

Avantage : Le viseur du Nikon D300 l’emporte, d’autant qu’il propose un quadrillage optionnel, idéal pour caller l’horizon et ne pas gâcher de précieux pixels… Je relativise au passage l’argument récurrent selon lequel il aiderait à respecter la règle des tiers… Une tarte à la crème héritée d’un autre siècle, qui reste le meilleur moyen de produire des images répétitives et peu créatives ! On sait cela depuis l’irruption des avant-gardes dans l’histoire de l’Art… Les Cubistes, les Constructivistes et nombre de grands photographes se retourneraient dans leur tombe en lisant les conseils de composition assénés dans certains manuels ! On ne peut raisonnablement conseiller la règle des tiers, qu’aux grand-mères n’ayant jamais croisé d’appareil photo. Les photographes un tant soit peu créatifs, tenteront de s’en passer autant que possible pour composer leurs images… Voilà pourquoi le quadrillage à la demande des Nikon me semble plus intéressant que des verres de visée interchangeables en atelier (trois sont disponibles pour l’EOS 40D).


Oui, le viseur de l’EOS 40D a bien progressé… Mais celui du Nikon D300 est encore plus performant !

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  • "On ne peut raisonnablement conseiller la règle des tiers, qu’aux grand-mères n’ayant jamais croisé d’appareil photo"

    C’est marrant d’écrire ça juste avant d’afficher une photo qui répond parfaitement à cette règle...
    Faites ce que je dis, pas ce que je fais ?

    • Effectivement cela peut paraitre paradoxale car beaucoup de mes images la suivent ! Bien malgré moi...

      Ce que je voulais dire c’est qu’on l’applique parfois instinctivement... Mieux vaut se concentrer alors sur autre chose : "Voire" le sujet et laisser la règle des tiers de côté...

      Voir en ligne : Vibert / Macandphoto.com

    • mr Vibert a raison : les conseils qu’on lit parfois dans les magazines sont idiots et parfaitement réducteurs !

      Cela vaudrait le coup de développer... Comment composez vous vos images ? A quoi accordez-vous le plus d’attention ? Vaste sujet qui mériterait un petit article...

    • Bien que les règles soient aussi faites pour être transgressées, celle des tiers n’est pas née du hasard non plus. Il faut croire que l’oeil admet plus facilement les compositions répondant à cette règle que l’inverse. D’ailleurs, le simple fait de diffuser, de poster ou de soumettre à la critique une photo qui n’y répond pas soulève immanquablement de la part des "pontifes du jugement" rappel a l’ordre et à la règle. L’avantage lorsque l’on débute, est que l’application de cette simple règle (avec une aide précieuse pour Nikon sur ce point) permet dans presque tous les cas d’obtenir des photos qui fonctionnent mieux que celles prises sans en tenir compte. Pour qui souhaite progresser ou se voit bloqué après avoir déjà réalisé un certain chemin, la règle des tiers reste à méditer. Cent fois sur le métier tu remettras .......
      Amicalement Tom.

    • ... que c’est ennuyeux de retomber toujours sur les mêmes compositions ! Lorsqu’on regarde des milliers d’images par jours (c’est mon métier) on comprend à la longue que cette règle est sclérosante.

  • Ben moi je ne suis pas d’accord. Peu m’importe le taux de couverture, un détail !
    Je suis allé à la F*AC pour tester posément les deux viseurs (40D et D300). Je fais beaucoup de macro et la qualité du viseur est très importante pour la mise au point.

    Résultat : je ne peux pas imaginer que l’on préfère le viseur du D300 ! Il est jaunâtre (ne respecte pas les couleurs), déforme sur les côtés, sans contraste et tout riquiqui... Le viseur du 40D s’approche à grand pas de celui du 5D (sans l’égaler, j’ai pu aussi le tester).

    Quand j’en parle autour de moi, personne ne conteste. Alors d’où vient cette légende ? Du taux de couvetture qui approche les 100%. Mais qui peut bien s’en soucier ???

    • Merci de ce témoignage.

      C’est aussi un peu une question d’habitude...
      Pour ma part, je suis tout à fait habitué à celui du 40D (et mieux encore du 5D)...

      Voir en ligne : Macandphoto.com

    • à quand un reflex doté d’un véritable viseur (et pas un cul de bouteille) !!! j’ai vu les derniers, c’est vrai que le 5D (je n’ai pas encore vu sa mise à jour) a un viseur un tout petit plus confortable, mais enfin on est bien loin, très très loin des EOS argentiques catégorie grand public !! j’ai encore fait la comparaison récemment entre un EOS 650 (argentique) et un 40d, c’est hallucinant !!! et ça ne semble choquer personne...
      je testerai prochainement le viseur du d700 et du 5d mis à jour, pour voir,... mais c’est dingue d’être obligé de dépenser autant pour avoir un viseur large,...

    • Les viseurs Nikon ont un avantage considérable, surtout les viseurs ronds adoptés par les boîtiers pros.
      Qu’est-ce qu’on attend d’un viseur, un vrai ?
      - Qu’il soit lumineux
      - Qu’il soit adaptable à son oeil
      - Qu’il offre du confort
      - Qu’il aide au cadrage
      - Qu’on puisse le protéger
      - Qu’on puisse le nettoyer

      Nikon a compris ça depuis bien longtemps. La forme la plus rationnelle pour un viseur, c’est la même que celle des optiques : le cercle. Un boîtier pros Nikon offre un viseur circulaire avec un pas de vis permettant, en surface, de visser différents oeilletons, un verre correcteur ou protecteur nettoyables en un clin d’oeil.
      A quand un viseur circulaire avec un pas de vis sur un Canon en lieu et place de ce rectangle avec un carreau à coins sales et inaccessibles là bas tout au fond ?
      Question clartés, un truc certain, c’est qu’en supprimant le correcteur dioptrique, tout du moins sur la gamme expert, on y gagnerait en luminosité.
      C’est pas sympa pour les bigleux...
      Bien au contraire. Comme mes collègues de plus en plus fermés au diaph 45ans, j’en fais partie de ceux qui les yeux fatigués voudraient y voir mieux dans leur viseur. Si ce dernier devient enfin le plus lumineux possible, c’est là qu’intervient l’avantage d’avoir une interface circulaire sur laquelle on peut visser son propre verre correcteur qui, finalement, sera forcément mieux adapté à son problème visuel, qu’un correcteur dioptrique en guise d’obstacle à la lumière. Aussi, plus un viseur est propre, plus on voit à travers ? Là encore, l’autre avantage du viseur circulaire Nikon pro, c’est sa facilité de nettoyage sur le terrain.
      Quant au quadrillage laser, encore un avantage Nikon. Il est difficile de comprendre qu’on puisse lui préférer un verre quadrillé à monter quand on en a besoin et à redémonter lorsque le quadrillage fatigue.
      Quant aux règles des tiers et autres balivernes du style qu’ont-elles à voir avec le quadrillage ?
      Le quadrillage, c’est surtout une aide au cadrage. C’est un repère d’orientation qui aide à créer son propre horizon, à jouer avec la déformation des grands angulaires, à contrôler ses effets de perspectives, à apprécier les courbes de ses fuyantes, etc. Comment ne pas se rendre à l’évidence que le système Nikon est indiscutablement plus abouti que le bricolage à la pince à épiler de chez Canon ?

      Les viseurs Nikon ont un avantage considérable, surtout les viseurs ronds adoptés par les boîtiers pros.
      Qu’est-ce qu’on attend d’un viseur, un vrai ?
      - Qu’il soit lumineux
      - Qu’il soit adaptable à son oeil
      - Qu’il offre du confort
      - Qu’il aide au cadrage
      - Qu’on puisse le protéger
      - Qu’on puisse le nettoyer

      Nikon a compris ça depuis bien longtemps. La forme la plus rationnelle pour un viseur, c’est la même que celle des optiques : le cercle. Un boîtier pros Nikon offre un viseur circulaire avec un pas de vis permettant, en surface, de visser différents oeilletons, un verre correcteur ou protecteur nettoyables en un clin d’oeil.
      A quand un viseur circulaire avec un pas de vis sur un Canon en lieu et place de ce rectangle avec un carreau à coins sales et inaccessibles là bas tout au fond ?
      Question clartés, un truc certain, c’est qu’en supprimant le correcteur dioptrique, tout du moins sur la gamme expert, on y gagnerait en luminosité.
      C’est pas sympa pour les bigleux...
      Bien au contraire. Comme mes collègues de plus en plus fermés au diaph 45ans, j’en fais partie de ceux qui les yeux fatigués voudraient y voir mieux dans leur viseur. Si ce dernier devient enfin le plus lumineux possible, c’est là qu’intervient l’avantage d’avoir une interface circulaire sur laquelle on peut visser son propre verre correcteur qui, finalement, sera forcément mieux adapté à son problème visuel, qu’un correcteur dioptrique en guise d’obstacle à la lumière. Aussi, plus un viseur est propre, plus on voit à travers ? Là encore, l’autre avantage du viseur circulaire Nikon pro, c’est sa facilité de nettoyage sur le terrain.
      Quant au quadrillage laser, encore un avantage Nikon. Il est difficile de comprendre qu’on puisse lui préférer un verre quadrillé à monter quand on en a besoin et à redémonter lorsque le quadrillage fatigue.
      Quant aux règles des tiers et autres balivernes du style qu’ont-elles à voir avec le quadrillage ?
      Le quadrillage, c’est surtout une aide au cadrage. C’est un repère d’orientation qui aide à créer son propre horizon, à jouer avec la déformation des grands angulaires, à contrôler ses effets de perspectives, à apprécier les courbes de ses fuyantes, etc. Comment ne pas se rendre à l’évidence que le système Nikon est indiscutablement plus abouti que le bricolage à la pince à épiler de chez Canon ?
      Ce qui me plairait bien, ce serait, en plus du viseur circulaire avec mon verre correcteur vissé dessus, c’est un dépoli plus grand autour de mon cadre de cadrage finale. Cela me permettrait en photo sportive, de mieux anticiper mon shoote en voyant entrer mon sujet dans son cadre final.
      Egalement, le joystick Canon à côté de la mollette arrière, il ne serre à rien en mode prise de vue.
      Pourquoi ne pas le doubler pour la prise en main verticale avec grip et l’utiliser pour 2 fonctions à l’instar du bouton de l’AF et du déclenchement :
      - A mi course : Le testeur de profondeur de champ
      - A fond de course : L’affichage d’un quadrillage laser dans le viseur.
      Qu’en pensez-vous ?