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Voyagez léger avec les aperçus dynamiques

18/11/2013 | Gilles Théophile

Les aperçus dynamiques et le flux de travail hors-ligne constituent très certainement la nouveauté la plus importante de Lightroom 5 avec, pour cible, la mobilité des photographes.

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Lorsque les originaux sont hors-ligne, les aperçus dynamiques prennent automatiquement le relais. Ils se reconnaissent au pavé dans le coin droit des vignettes.

Flux de travail hors-ligne : qu’est-ce donc ? Jusqu’à présent, Lightroom autorisait les tâches de catalogage sans que les originaux ne soient connectés. Ainsi, il est possible de trier et noter les images, renseigner les champs de métadonnées associés, présenter les photos et, en fonction de la qualité des aperçus, zoomer pour les agrandir. Ce comportement est d’ailleurs l’un des avantages du catalogage, les fichiers étant indexés et suivis en permanence par la base de données et les aperçus créés à l’importation étant destinés à l’affichage. Seul le traitement dans le module Développement et la diffusion étaient interdits jusqu’à ce que le catalogue soit de nouveau en contact avec les originaux en rebranchant, par exemple, leur support de stockage, disque dur externe ou serveur. De cette manière, un photographe mobile pouvait envisager de travailler tout en étant conscient des limites expliquées ici. Malgré tout, existe-t-il un moyen technique permettant d’accéder à la quasi-totalité des fonctions du logiciel sans avoir les images originales avec soi ?

À emporter avec soi

La réponse est oui, et Adobe met en place avec Lightroom 5 un nouveau flux de travail hors-ligne. Là ou certains attendaient (ou espéraient) une version multi-utilisateur du logiciel, qui implique une refonte complète de son architecture, Adobe a décidé de suivre une route différente et de s’intéresser à un autre aspect des besoins des photographes : la mobilité. Nous vivons actuellement une époque où ce concept est devenu indispensable, que ce soit pour notre travail ou pour notre vie quotidienne. Et, au lieu de pousser le photographe à se replier sur lui-même avec une version réseau, le nouveau flux de travail hors-ligne, basé sur des aperçus dynamiques, ouvre de nouvelles perspectives.

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Les aperçus dynamiques peuvent être créés dès l’importation ou, au besoin, dans le module Bibliothèque.

Aperçus dynamiques

Les aperçus dynamiques sont constitués de fichiers DNG compressés, stockés avec le catalogue aux côtés des aperçus « classiques » qui, eux, ne servent
qu’à l’affichage. Cela permet de travailler dans un environnement de qualité sans avoir l’impression de ne pas avoir les originaux sous les yeux. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : les aperçus dynamiques se substituent temporairement aux fichiers Raw, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on parlait de « proxies » (substituts) avant qu’Adobe n’accouche d’un nom officiel et commercial. La création des aperçus dynamiques est optionnelle pour tous les utilisateurs qui n’en feront pas usage et a lieu soit à l’importation, soit dans le module Bibliothèque, à la demande, soit en exportant un dossier en tant que catalogue.

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Une barre placée sous l’histogramme informe du statut des aperçus dynamiques et des originaux, aussi bien pour les fichiers individuels que pour le contenu des dossiers.

D’ailleurs, lors de l’importation d’un autre catalogue, les aperçus dynamiques, s’ils existent, seront automatiquement rapatriés. Une barre placée sous l’histogramme informe du statut des aperçus dynamiques et des originaux, aussi bien pour les fichiers individuels que pour le contenu des dossiers.

Mode opératoire et signalétique

L’utilisation des aperçus dynamiques est totalement automatique et transparente : tant que vos originaux sont disponibles, Lightroom fonctionne
comme avant. Dès que les originaux sont hors-ligne, par exemple en déconnectant le disque dur, et si les aperçus dynamiques existent, le logiciel bascule automatiquement dessus, et inversement. Quant à la signalétique, un nouveau bandeau placé sous l’histogramme, aussi bien dans le module Bibliothèque que Développement, informe sur le statut des fichiers en cours d’utilisation et sur le statut en général des aperçus dynamiques (quantité, fichiers manquants…). Lorsque Lightroom bascule sur les aperçus dynamiques, les vignettes se parent d’un pavé gris, situé en haut à droite, dans le cadre. Il n’est pas possible de basculer manuellement d’un mode à l’autre, mais cette possibilité n’est pas exclue à l’avenir, notamment pour profiter du gain de performances lorsqu’on travaille sur des fichiers nettement plus légers.

Y a-t-il une différence de traitement entre originaux et aperçus dynamiques ?
Ces DNG compressés qui servent d’aperçus dynamiques pèsent de 2 à 3 Mo en général, et la dimension maximale sur le bord le plus large a été fixée à 2 540 pixels. En comparaison, les fichiers Raw originaux d’un D800 pèsent plus de 40 Mo et mesurent 7 360 pixels de large. La différence se fera sentir au niveau de la fluidité et de la réactivité du module Développement, ce qui est un autre argument en faveur des aperçus dynamiques. Mais attention aux corrections poussées ou extrêmes, les résultats pourraient être différents selon qu’il s’agit d’un aperçu dynamique ou de l’original.

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