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World Press Photo 2018 : les finalistes

19/02/2018 | Sandrine Dippa

Les lauréats de la 61e édition du World Press Photo 2018 seront annoncés le 26 avril à Amsterdam. En attendant les délibérations, voici les six photos en lice pour le World Press Photo de l’année.

Grande première pour le World Press Photo ! Pour cette 61e édition, les organisateurs de la compétition, créée en 1955, dévoilent pour la première fois les travaux des finalistes avant l’annonce publique du vainqueur. Si le nom du World Press Photo of The Year ne sera officiellement connu qu’à partir du 26 avril, les travaux des cinq photographes retenus pour la distinction ainsi que les finalistes des autres catégories (Sports, Nature, Environnement, Projets sur le long terme…) sont d’ores et déjà visibles sur le site du concours dédié au photojournalisme. La crise au Venezuela, les attentats de Westminster ou encore la libération de Mossoul font partie des sujets abordés.

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Title : Boko Haram Strapped Suicide Bombs to Them. Somehow These Teenage Girls Survived. - Aisha, age 14.
© Adam Ferguson, for The New York Times
21 septembre 2017
Aisha (14 ans) pose pour un portrait à Maiduguri, Nigeria. Après avoir été kidnappée par Boko Haram, Aisha a été assignée à une mission kamikaze. Plutôt que de faire exploser la bombe, elle a pu s’échapper et trouver de l’aide.
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Rohingya Crisis
© Patrick Brown, Panos Pictures, for Unicef
28 September 2017
Les corps des réfugiés Rohingya sont alignés après que le bateau dans lequel ils tentaient de fuir la Birmanie a fait naufrage à huit kilomètres de la plage d’Inani près de Cox’s Bazar, Bangladesh. Sur 100 personnes, seules 17 ont survécu.
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The Battle for Mosul - Lined Up for an Aid Distribution
© Ivor Prickett, for The New York Times
15 mars 2017
Les civils restés à Mossoul-Ouest après la bataille pour prendre la ville font la queue pour obtenir de l’aide dans le quartier de Al-Mamun.
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The Battle for Mosul - Young Boy Is Cared for by Iraqi Special Forces Soldiers
© Ivor Prickett, for The New York Times
12 juillet 2017
Un jeune garçon, non identifié, est emmené à l’extérieur de la dernière zone contrôlée par l’État islamique. Il est recueilli par les forces spéciales irakiennes.
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Venezuela Crisis
© Ronaldo Schemidt, Agence France-Presse
3 mai 2017
José Víctor Salazar Balza (28 ans) se transforme en torche humaine au cours d’affrontements violents avec la police anti-émeute lors d’une manifestation contre le président Nicolas Maduro. Caracas, Venezuela.

L’an dernier, Burhan Ozbilici a raflé le World Press Photo de l’année 2016 avec une image capturée après l’assassinat d’Andrey Karlov, ambassadeur russe en Turquie, par Mevlüt Mert Altıntaş.

- Le site du World Press Photo

Crédit image d’accueil :
Witnessing the Immediate Aftermath of an Attack in the Heart of London
© Toby Melville, Reuters
22 mars 2017
Une passante réconforte une femme blessée après que Khalid Masood a foncé sur la foule sur le pont de Westminster avec sa voiture tuant cinq personnes et en blessant plusieurs autres.

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  • Triste société, c’est toujours la violence, la guerre, la misère qui est mis en valeur ; l’establishment se délecte de l’horreur, de l’insoutenable à l’aide de prix qui lui donne bonne conscience, de concours sacralisant le désespoir...
    C’est une mixture innomable distillée dans une commissération feinte.
    On ne devrait pas témoigner pour être récompensé comme des chiens ou des lettrés à la curré.

  • @1 +1
    C’est bien triste effectivement. Mais ça ne fait que succéder, tout aussi bassement, à M. l’ambassadeur de Russie assassiné l’année passée sous l’objectif d’un soit-disant courageux photographe de même nationalité que le tueur, bien sur la photo gagnante lui aussi.
    Selon mon éducation proposer de telles photos dans des concours est un grave manque de respect qui déshonore la profession. Une grosse m....

  • Le regard de la victime de l’image d’accueil interpelle-t-il les photo-journalistes, les agences, la presse, le jury du concours et les voyeurs que nous sommes en bout de chaîne ? Informer, témoigner de l’horreur est un devoir mais on doit résister au flux informatif en prenant tout le temps de contextualiser ces terribles images autrement qu’en quelques mots clefs ou deux lignes sibyllines. Nous le devons aux victimes et à l’éthique journalistique qui doivent être respectées.

  • Heureusement que des images de ce type existent, aussi dures qu’elles puissent être. C’est le rêve de tous les gouvernements de les voir disparaître. Elles vous gênent ? Tant mieux.

  • @4
    Nous ne nions pas complètement leur utilité et nous respectons parfois le courage et le travail mais nous pensons également qu’elles n’ont pas à faire l’objet de concours, d’expos ou d’oscar...
    il y a déjà la TV devant laquelle la population mangent sa soupe la larme à l’œil avant "l’amour est dans le pré", c’est suffisant...
    Evidemment,nous n’avons pas le même seuil de tolérance ;)

  • Je ne comprend pas les commentaires haineux sur les photos présentées. Voici le monde dans lequel nous vivons, si personne ne témoigne de ce qu’il se passe comment saurions nous que de tels actes sont commis. Oui c’est d’une tristesse sans fond, mais si vous vous sentez "voyeur" en regardant ces photos alors vous n’avez pas compris ce qu’est le photojournalisme ... Ces images dérangent, grattent où ça fait mal et elles sont là pour ça.

  • Les propos ne sont pas haineux mais ils interrogent au même titre que les photos !
    A l’ère du numérique, ne vous tracassez pas trop pour la circulation de l’information :)
    Des témoignages écrits ou radiophoniques comme savent en faire certains journalistes compétents sont là pour nous tenir en éveil...
    Monsieur, j’ai la chance d’exercer une profession passionnante et j’ai quelquefois été récompensé par la reconnaissance des gens du métier mais si je vois un être humain en flamme devant mon objectif je ne pense pas à faire la photo du siècle pour assouvir l’apétit des médias... je me précipite sur le gars pour tenter de le sauver ; à cet instant, je pense à l’intégrité de mon semblable.
    Et puis si dans la confusion j’ai tout demême saisi l’instant, je me refuserai à commercialiser cette image, à la jeter en pâture, à des gens qui se bourrent la panse tout en larmoyant.
    Les mots, la parole et les actes peuvent avoir autant de poids et de crédibilité que la représentation facile d’une scène odieuse...

  • "il y a déjà la TV devant laquelle la population mangent sa soupe la larme à l’œil avant "l’amour est dans le pré", c’est suffisant..."
    Ces photos font beaucoup plus pour témoigner de l’horreur que la bouillie d’info qu’on nous sert dans les JT. Mais personne ne vous oblige à les regarder en mangeant votre soupe avant votre émission préférée...

  • @8
    Vous avez besoin de voir ces images pour prendre conscience des drames qui se déroulent à nos portes ?
    Si vous sortiez de votre petit confort, vous réviseriez votre appréciation...

  • @9
    Non. Mais apparemment certains préféreraient ne rien voir... la mauvaise conscience, il y en a qui ne supportent pas. Et il y en a d’autres qui n’en n’ont de toute façon rien à foutre.
    Triste monde nombriliste

  • @9
    Vous mélangez tout...
    Vous devriez manger de la soupe ça vous ferait grandir ;)

  • Ces photos sont ici parce qu’au lieu d’aider on a photographié. Le gars en feu, ça a dû lui faire un bien fou cette photo, cette assistance photo à personne en danger.
    Il n’y a pas de problème de tolérance, mais bien un problème d’éducation.

  • @12
    cachez cette horreur que je ne saurais voir ?
    c’est tellement plus facile, l’horreur invisible. Elle n’en existe pas moins, mais ça ne perturbe pas votre digestion...

  • @ 4-8-9-12 (même rédacteur)
    Ne vous enfoncez pas davantage !