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World Press Photo 2019 : le lauréat

12/04/2019 | Sandrine Dippa

Le jury de la soixante-deuxième édition du World Press Photo vient de dévoiler le nom du World Press Photo de l’année 2019. John Moore remporte le prix avec Crying on the Border, une photo illustrant la politique migratoire des États-Unis.

Il y a quelques semaines nous dévoilions les finalistes de la soixante-deuxième édition du World Press Photo. Le jury vient de désigner son premier prix, le World Press Photo de l’année, à John Moore, photojournaliste pour l’agence Getty Images. La photographie intitulée Crying Girl on the Border (soit Fillette en pleurs à la frontière), a été prise le 12 juin 2018 à McAllen, au Texas. Elle montre Yanela Sanchez, une enfant de 2 ans, originaire du Honduras, en larmes alors que sa mère est fouillée par une patrouille à la frontière américano-mexicaine. Ce cliché illustre la politique migratoire mise en place par l’administration Trump visant notamment à séparer les familles de migrants illégaux à leur arrivée aux États-Unis. Face au tollé général suscité par ces pratiques, le président américain était revenu sur sa décision par décret le 20 juin 2018. Pieter Ten Hoopen de l’Agence Vu’ remporte, quant à lui, le tout nouveau World Press Photo Story de l’année avec The Migrant Caravan sur la caravane des migrants allant du Honduras vers les États-Unis.

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Photo : John Moore, Getty Images, World Press Photo
Crying Girl on the Border, McAllen, 12 juin 2018.

« Tous les petits détails cette photo sont intéressants. Des gants portés par l’agent au fait que les lacets aient été défaits », a commenté Whitney C. Johnson, membre du jury, pour qui « idéalement, la photo du World Press Photo de l’année doit être surprenante, unique, pertinente et mémorable ».
« Cette image montre une violence différente, une violence psychologique », a ajouté la photojournaliste Alice Martins, autre membre du jury. Pour son auteur, ce cliché a touché beaucoup de gens, car elle humanise et raconte une histoire plus vaste.

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Photo : Pieter Ten Hoopen, Agence Vu
The Migrant Caravan

Avec ce World Press Photo, John Moore succède au photojournaliste d’origine vénézuélienne Ronaldo Schemidt de l’agence France-Presse qui avait remporté le prix l’an dernier avec Venezuela Crisis, un cliché pris à Caracas en 2017 lors d’affrontements entre des manifestants et la police anti-émeutes. Cette année, 78 801 images de 4 738 photographes ont été reçues par les organisateurs du concours créé en 1955. Tous les clichés primés sont visibles sur le site de la manifestation et seront exposés lors de la prochaine édition du festival international de photojournalisme Visa pour l’image prévu du 31 août au 15 septembre 2019.

- Le site du world Press Photo

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  • « Tous les petits détails cette photo sont intéressants. Des gants portés par l’agent au fait que les lacets aient été défaits », a commenté Whitney C. Johnson, membre du jury, pour qui « idéalement, la photo du World Press Photo de l’année doit être surprenante, unique, pertinente et mémorable ».

    En matière d’informations, le lecteur se moque que la photo de l’année soit surprenante, unique, pertinente et mémorable pour reprendre l’expression de ce membre.

    Les recadrages nous privent d’autres informations.
    En matière de reportage, l’information doit être complète car l’objectif n’est pas de faire du beau mais bien d’informer.
    A l’époque des nouvelles technologies et des fausses informations, le lecteur est en droit de connaître toutes les données (y compris technique) qui entourent ce genre de clichés qui pour être crédible ne peut souffrir de contraintes au service de la séduction.

  • Et vous croyez vraiment qu’une photo non recadrée, non retouchée, c’est de l’information objective ?

  • Non puisque l’image est juste un élément complémentaire mais c’est mieux que rien...