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Zeiss Batis 18 mm f/2,8 : pour les Sony A7

15/04/2016 | Benjamin Favier

La firme allemande dévoile une troisième focale fixe en monture FE dans sa gamme Batis : un ultra grand-angle doté d’une construction soignée, dans la lignée des deux modèles existants, mais toujours sans bague de diaphragme.

Présentation

Il y a un an, nous présentions les Zeiss 25 mm f/2 et 85 mm f/1,8 : deux focales fixes en monture Sony FE, qui inauguraient une nouvelle famille, Batis, fonctionnant avec l’autofocus des boîtiers. Voici un nouveau venu pour les possesseurs de Sony A7 (ou d’hybrides de la marque au format APS-C) qui séduira les amateurs de focales grand-angle… très grand-angle même, puisqu’il s’agit d’un 18 mm f/2,8. Non stabilisé, à l’image des deux modèles cités. Rappelons que les versions II des A7 intègrent un système de stabilisation sur cinq axes. Ce n’est en revanche pas le cas du récent A6300, dont vous pourrez lire le test complet dans notre numéro 85, actuellement en kiosque : sur celui-ci il équivaudra à un 27 mm en 24 x 36.

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Les trois membres de la famille Batis.

La formule optique repose sur onze lentilles, dont quatre asphériques (sur chaque surface) réparties en dix groupes. La distance minimale de mise au point est de 25 cm. Il sera possible d’ôter le pare-soleil (fourni) et d’utiliser des filtres de 77 mm de diamètre (67 mm pour les deux autres Batis). La construction s’inscrit dans la lignée des 25 et 85 mm avec la présence de joints d’étanchéité. L’ergonomie est également similaire, avec la présence d’un afficheur Oled sur le fût qui renseigne sur l’ouverture utilisée et la distance de mise au point. En revanche, pas de bague de diaphragme. Avec un poids de 330 g, ce 18 mm est le plus léger du trio. Sa sortie est prévue pour courant mai, au prix de 1260 € (hors taxe).

- Le site de Zeiss

Fiche technique

  • Prix : 1260 € HT
  • Type : Focale fixe
  • Focale : 18 mm (éq. 24 x 36)
  • Montures : Sony FE et E
  • Formule optique : 11 lentilles en 10 groupes
  • Bague de mise au point : oui
  • Protection tout temps : oui
  • Motorisation : oui
  • Stabilisation : -
  • Ouverture maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : nc
  • Diaphragme : nc
  • Distance minimale de mise au point : 25 cm
  • Pare-soleil : oui
  • Diamètre du filtre : 77 mm
  • Dimensions (L x ø)  : 80 x 78 mm
  • Poids : 330 g

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  • 330 grammes, pour un 18 mm zeiss, cela me semble fort "léger" comme fabrication vu le nombre de lentilles habituellement utilisées pour cette focale. En sait on davantage à ce sujet ?

  • L’objectif respecte un certain cahier des charges qui correspond plus ou moins à la demande...et aux capacités technologiques de notre époque.
    Je ne vois rien de surprenant dans ce poids qui correspond plus ou moins à ce qu’on faisait en reflex.
    Je rappelle que le dernier 18/2.8 commercialisé (Le Nikkor 18/2.8 AFD, Je crois d’ailleurs que c’est le seul !) pesait 385g
    en monture reflex.
    Le passage à une monture courte permet apparemment de légers gains de poids/encombrement pour ce type d’objectif.
    On gagne donc ici 14% en poids....mais avec des performances optiques qui surpassent de loin le Nikkor.
    Normal, me direz-vous , 23 années séparent ces deux objectifs...
    En fait, c’est l’apparition de nouveaux verres (verres à haut indice de réfraction)+ monture courte+ usage intensif des
    lentilles asphériques (ici 4 dioptres asphériques qui permettent d’économiser au moins 2 lentilles) qui permettent d’aboutir à ce résultat impressionnant.
    Zeiss a également ajouté des verres à dispersion anomale qui étaient très peu utilisés à l’époque du Nikkor 18, et
    qui permettent de réduire au mieux les AC latérales, le DSP se chargeant sans doute du reste le cas échéant.
    Ajoutons également le fait que Zeiss laisse légèrement "filer" la distorsion (qui flirte les 3% à 55cm) pour la faire corriger à la volée par le DSP ; on économise également du poids de cette manière ou on se concentre sur la correction d’autres aberrations que le DSP ne pourra pas traiter (la courbure de champ par exemple).
    Tout celà aboutit à un objectif qui "dépose" littéralement le Nikkor et qui devrait faire parler de lui sur un A7R II par exemple...
    Enfin Zeiss a fait le choix des matières plastiques pour des raisons de coût, poids, ...et parce que celles-ci ont largement fait leurs preuves sur d’autres objectifs (résistance aux chocs pas trop violents,etc...).
    Pour info, Leica a commercialisé un 18/3.8 Asph M qui est à peine plus léger (20 g de moins !) mais
    qui rend quasiment 1 diaph (!) tout en étant quasiment aussi performant à PO et ....presque 2x moins cher !!!
    Cherchez l’erreur...

  • merci pour cet éclairage. Je suis aussi persuadé que cette optique doit être de qualité - hormis l’habituel vignettage qui affecte toutes les optiques Zeiss grand angle. Le nikon 18 afd n’était pas réputé pour être très bon sur les bords....
    Je peux aussi vous dire que le 15 mm Zeiss est exceptionnel !