SPÉCIAL PHOTO ANIMALIÈRE : Le numérique au coeur du bush... 


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3.La question de l’autonomie énergétique

lundi 9 avril 2007, par Michel Lion


Mon empire pour un accu !

Parmi les pièges qui guettent le photographe numérique en safari, le plus important est certainement l’accès à l’énergie. Sur 18 jours, nous en passerons 13 loin de toute source de courant. Sans une logistique permettant de recharger des accus d’appareils photo, de flashs, d’ordinateurs et de matériels divers, le reportage peut être compromis. Nous avons certes plusieurs accus pleins, mais nous devrons immanquablement les recharger. Pour cela, nous comptons tester plusieurs solutions. Nous misons entre autres sur un panneau solaire rigide de 18 watts de puissance, doublé d’une petite batterie tampon de 12 volts. Durant la journée, cette batterie accumule l’énergie transmise par le panneau qui doit rester en permanence au soleil. Le soir même, la batterie restitue l’énergie emmagasinée grâce à une connexion allume-cigare vers les différents chargeurs.Seule contrainte à respecter : contrôler à l’aide d’un petit voltmètre que la batterie n’est pas en surcharge ou en sous-charge, ce qui pourrait l’endommager. L’énergie ainsi produite s’est avérée confortable, même pour alimenter nos deux ordinateurs portables (un Apple PowerBook G4 et un portable PC de marque Dell), frères d’armes de longues heures d’editing. Mais c’est une solution assez encombrante et onéreuse, près de 500 euros pour le système complet. Nous venons de le voir, les panneaux solaires restituent l’énergie via des prises allume-cigare. Lorsque l’on possède des chargeurs avec ce type de connexion, il existe plusieurs autres façons de les utiliser. La première, la plus évidente, consiste à brancher directement le chargeur sur la prise allume-cigare de votre véhicule. Efficace et simple d’utilisation, cela fonctionne plutôt bien à condition que votre 4 x 4 local dispose d’une prise en état de marche, ce qui n’est pas forcément évident. En effet, même quand elles fonctionnent, ces prises présentent souvent des faux contacts aggravés par les nombreux chaos qui accompagne la conduite sur piste. Vous risquez alors de passer votre safari à surveiller les témoins pour vous assurer que les cycles de charges ne sont pas interrompus… Ingérable ! Une autre solution consiste à utiliser un petit accessoire simple mais astucieux : deux pinces crocodiles qui se branchent sur les causses de la batterie et qui offrent une sortie allume-cigare femelle au bout de 40 cm de câbles. Il suffit alors de laisser les pinces à demeure sur les causses, de passer les câbles et la prise sur le capot et de fixer le tout avec du bon gaffeur. Vous pouvez aussi y rajouter une prise allume-cigare multiple et la laisser, elle aussi à demeure, gaffée sur le capot. Cette méthode nous a permis d’avoir en permanence la possibilité de charger plusieurs accus en même temps, et le dispositif bien fixé n’a pas bronché pendant 15 jours. Enfin, si vos chargeurs d’accus ne sont pas compatibles allume-cigare, vous devrez opter pour un convertisseur de courant. Cet appareil se branche sur la prise d’allume-cigare du tableau de bord et vous offre en sortie une connexion femelle à deux fiches, identique aux prises domestiques de votre appartement. Dans cette course à l’autonomie, le paramétrage du boîtier prend aussi une autre signification. Ainsi avons-nous délibérément choisi de bloquer la visualisation systématique de l’image sur l’écran ACL après le déclenchement. L’image apparaîtra donc au dos de l’appareil uniquement si le photographe sollicite la touche prévue à cet effet. Cette méthode de travail est incontournable tant elle augmente la capacité des vos accus.

Le menu configuration permettant de contrôler l’état de charge sur le Nikon D2x.
© Bruno Calendini. Certains camps ne sont accessibles que par avions de brousse. Dépaysant…

Nikon et l’énergie

Le D2x (et D2Hs) utilisent les accus intelligents EN-EL4. Outre une autonomie élévée ces derniers communiquent en permanence avec le boîtier. Le menu Configuration > informations batteries propose au photographe de surveiller sa consommation d’énergie au moyen d’informations de charge extrêmement précises : très utile ! Par contre ces accus nécessitent le chargeur rapide MH21… Incompatible avec l’allume-cigare ! Et ça c’est très, très dommage Monsieur Nikon ! Les D50 et D70 sont livrés avec des batteries EN-EL3. Récemment, une EN-EL3a identique mais plus puissante, a fait son apparition avec le D70s. À noter ces deux chargeurs compatibles, le MH-18a, un chargeur secteur pratique en voyage car particulièrement petit, compact et léger et surtout le multi chargeur MH-19 qui permet de charger deux accus EN-EL3 simultanément, aussi bien sur secteur que sur allume-cigare. Autre possibilité, le MS-D70 est un petit boîtier qui a la forme et la taille d’un EN-EL3 et qui peut contenir trois piles CR-2 : il peut remplacer un accus dans un D70. Pour les propriétaires de D1X et D1H, Nikon a créé les nouveaux accus EN-4 (7,2 V/2000 mAh) afin qu’ils puissent doper leur anciens boîtiers avec des accus de dernière génération. Avec un chargeur MH-17, ces accus se chargent sur l’allume-cigare.

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Podcast
Déclencheur est le lien entre la passion pour la photo de Benoît Marchal et son enthousiasme pour le Web 2.0. MDLP*(Monde De La Photo) est heureux d’accueillir Benoît, l’auteur de ce podcast très réussi et plein de bon sens.
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