50-200 mm F2,8-3,5 SWD à 72 mm, 1/250e, F4, 100 Iso.
L’E-620 occupe une place un peu à part dans la sphère des reflex. De part sa petite taille, inhérente à l’adoption du format 4/3, il est avant tout destiné aux photographes soucieux de voyager léger, sans faire de compromis sur la qualité d’image. C’est pour cette raison que j’ai voulu tester ce modèle à bord du Transsibérien, où la discrétion est de mise. Pourtant, la comparaison inévitable avec des modèles concurrents, dotés de capteurs APS-C, montre un fossé important en ce qui concerne la gestion du bruit. Lors de ce reportage, je me suis efforcé de photographier le plus possible à des valeurs comprises entre 100 et 400 Iso. Au passage, il est appréciable de pouvoir compter sur des sensibilités intermédiaires (125, 320, 500 Iso). Même s’il est dommage de ne pas pouvoir descendre à 80 ou 50 Iso. Dans des conditions de luminosité difficiles, les optiques lumineuses, tel le 12-60 mm F2,8-4 SWD ou le 25 mm F2,8 pancake s’avèrent précieuses. Même si on aimerait avoir des objectifs ouvrant à F1,8, par exemple. À de maintes reprises, le recours au Gorillapod fut instinctif quand la lumière se faisait rare. Un accessoire vraiment intéressant quand on souhaite se passer du flash, dont les dimensions modestes s’allient parfaitement à celles de l’E-620.
L’ergonomie du boîtier est bien pensée. L’essentiel des réglages peut être piloté via la molette principale, et les informations affichées dans le viseur - étroit - sont nombreuses (lire les paragraphes consacrés à l’ergonomie et à la visée dans le Cahier technique, en page 48 du magazine).
En revanche, si la compacité de cet APN présente des avantages, elle est à double-tranchant. Habitué à la prise en mains de mon Canon EOS 5D, il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour appréhender l’E-620, tant la sensation d’avoir un doigt en trop est déstabilisante. Heureusement, les optiques Zuiko d’entrée de gamme comme le 14-42 mm F3,5-5,6, livré en kit, sont légères, ce qui ne crée pas de déséquilibre. Mais si l’E-620 est utilisé en tant que second boîtier, par un professionnel équipé en optiques Zuiko haut de gamme, l’achat de la poignée HLD-5 (199 €) semble indispensable.
La principale force de l’E-620 réside dans son écran orientable. Plus qu’un gadget, ce dernier offre de réelles perspectives en matière de prise de vue. Même si une définition supérieure à 230 kpxl n’aurait pas été de trop. Avec un tel écran, on peut regretter l’absence de la vidéo, qui s’invite sur la majorité des modèles récents. Pour ma part, je n’ai pas été gêné par cette absence. Mais quand on voit qu’elle arrive sur le Pen E-P1, le nouveau compact d’Olympus adhérent au Micro 4/3, on se dit que sa présence aurait constituer un bonus intéressant. Autre atout, la richesse des fonctions (pilotage de flashs externes depuis le flash intégré, modes de prise de vue, paramétrages fins de l’autofocus). Ces attributs démarquent l’E-620 de la concurrence et le rendent agréable à utiliser. Enfin, l’emploi d’objectifs pancake, à l’image du 25 mm F2,8, assure une grande discrétion. Espérons qu’Olympus creuse un peu plus dans cette voie (cela semble bien parti avec l’annonce du Pen E-P1 qui coïncide avec l’arrivée d’un 17 mm pancake), car une fois montée sur l’E-620, ce genre d’optique est un régal à utiliser.
- Retrouvez le reportage complet dans le numéro 17 du Monde de la Photo, actuellement en kiosque !
Légèreté du système 4/3
Couple E-620/25 mm F2,8 pancake
Informations dans le viseur
Optiques Zuiko motorisées (SWD)
Richesse des menus
Écran orientable
Précision de l’autofocus (surtout avec les optiques SWD)
La qualité du Jpeg (fine)
Gestion de la balance des blancs
Qualité d’image jusqu’à 400 Iso
Coefficient multiplicateur x2
Stabilisation intégrée au boîtier
Construction sérieuse du boîtier
Pilotage de flashs sans fil (de type R) depuis le flash intégré
Grande efficacité du système antipoussière
Touches rétroéclairées
Bruit notable à partir de 800 Iso
Tenue en mains difficile à appréhender (grip recommandé)
Généralisation tardive de la motorisation SWD
50 mm F2 Macro trop bruyant
Réactivité de l’autofocus en LiveView
Visée étroite
Lenteur du traitement du Raw sur les logiciels propriétaires
Optiques pas assez lumineuses
Double compartiment de cartes mémoire inabouti
Autonomie de l’accu perfectible