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Boîtiers semi-experts : Pentax K10D et Samsung GX-10.

09/07/2007 | Jean-François Vibert


Plus costaud, lourd et volumineux que ses prédécesseurs, le K10D fut consacré meilleur reflex expert 2007 par la TIPA. Il rassemble de très nombreuses qualités, des fonctions originales et pratiques, le tout pour un prix plus que raisonnable (moins de 850 € en kit avec un zoom de base, un 18-55 mm, à l’été 2007). Son frère jumeau le Samsung GX-10 (qu’il ne faut pas oublier) ne diffère que par de menus détails insignifiants.

- K10D (sept. 2006) et Samsung GX-10 : 10 Mpxl, bon viseur pentaprisme, autofocus 11 zones, stabilisation.

Ces deux boîtiers sont quasiment identiques : seuls changent la forme de quelques touches et le graphisme des menus. Bizarrement, la sensibilité du Samsung est bridée à 1 600 Iso (ce qui est largement suffisant, les performances au-delà étant peu intéressantes), alors que le Pentax accepte de monter à 3 200 Iso. Recherchez le moins cher des deux en fonction des promotions et de la composition des kits proposés.

C’est à son pentaprisme que le K10D doit son excellent viseur. On en attendait pas moins de Pentax, l’inventeur du reflex moderne dont le nom vient de la contraction de pentaprisme et reflex.

Avec son capteur Sony de 10 Mpxl, le K10D en offre plus que beaucoup d’autres. Il chasse paradoxalement sur les terres de boîtiers experts, tels les Nikon D200 et Canon EOS 30D, alors que son prix reste celui d’un appareil d’entrée de gamme concurrent des Canon EOS 400D et Nikon D40x.

Rarement reflex de ce prix n’avait présenté autant d’arguments

- Un viseur de luxe : assez clair et au fort grossissement de x0,95, grâce au pentaprisme Pentax.

- La stabilisation est intégrée au boîtier (système SR, Shake Reduction : c’est le capteur qui bouge). L’inconvénient est que la visée n’est pas stabilisée, ce qui n’est un problème qu’avec les très longues focales.

À gauche, le Pentax K10D (et sa poignée d’alimentation optionnelle) dispose de 72 joints d’étanchéité.

- Le K10D est tropicalisé, un atout exceptionnel dans cette gamme de prix. Chez Nikon, il faut monter au D200 pour en bénéficier, et chez Canon la tropicalisation est réservée au très haut de gamme professionnel.

- Le pilotage des flashes distants par le flash embarqué, bien qu’il ne s’agisse pas d’une exclusivité, loin de là… Ce sont plutôt les rares marques à ne toujours pas le proposer qui doivent êtres montrées du doigt, notamment Canon.

- La mémoire DDR2 produit de la collaboration avec le géant Samsung, garantit une capacité de photographier en rafale sans limitation, jusqu’à remplir votre carte mémoire à la vitesse de 3 im/s.

- Des astuces ergonomiques intéressantes et inédites : 1. touche Raw qui permet d’opter ponctuellement pour le format Raw. 2. la poignée d’alimentation optionnelle qui offre un emplacement SD, juste pour ranger une carte spplémentaire. 3. la possibilité de visualiser un aperçu numérique de la scène sans enregistrer la photo. 4. le verre dépoli interchangeable.

- La possibilité de choisir le format ouvert DNG au lieu du Raw propriétaire de Pentax (Pef), ce qui garanti un flux de travail plus facile avec de nombreux logiciels lisant le format ouvert DNG.

- Des modes de prise de vue originaux que les vrais photographes apprécient ! Par exemple, la priorité Sensibilité (SV) qui permet de varier manuellement la sensibilité grâce à la molette. Vitesse et ouverture travaillent alors en mode Programme. Quand on connaît l’impact de la sensibilité sur la qualité de l’image, on en mesure l’intérêt.

- Le Mode Hyper Programme permet de basculer ponctuellement en priorité vitesse où ouverture, tout en restant en mode programme. Le Mode Hyper Manuel permet, par une simple pression sur la touche verte, d’obtenir un couple cohérent vitesse/ouverture, tout en restant en mode Manuel. Enfin le mode Priorité Av+Tv (ouverture plus vitesse) permet de fixer un couple ouverture/vitesse, l’appareil adaptant automatiquement la sensibilité.

- Un mode User permet de basculer rapidement à un ensemble de préréglages. Dommage qu’il n’en existe qu’un seul, car le photographe de sport polyvalent ne peut préparer des configurations spéciales (extérieur, neige, fill-in, portrait…).

- La touche fonction donne un accès rapide à divers réglages via l’écran arrière comme sur beaucoup d’appareils de la nouvelle génération… Cela ne se traduit pas pour autant par la disparition de l’afficheur LCD monochrome sur le dessus du boîtier (ce qui rassurera ceux qui sont habitués à cette ergonomie traditionnelle).


Le K10D offre une prise en main confortable, les molettes avant et arrières sont bien là (sacrifiées sur tellement d’appareils) et paramétrable. Un trèfle facilite la sélection des collimateurs autofocus (les Canonistes amateurs de boîtier experts 20D, 30D et 5D ne seront pas dépaysés).

Quelques points faibles

Le K10D présente évidemment quelques points faibles qu’il serait sans doute plus juste de qualifier de caractéristiques d’entrée de gamme, cohérentes avec un prix très serré… Pentax doit en garder un peu sous le pied, en vue d’un hypothétique K1D professionnel.

- Un autofocus performant à 11 collimateurs (dont 9 croisés), précis et efficace, mais pas parmi les plus rapides du marché, faute de motorisation embarquée dans les optiques. Les amateurs de sport y trouveront à redire, tout comme les photographe nocturnes que gênera l’hésitation’ de l’autofocus sur les sujets mobiles et peu éclairés. Nikon et Canon gardent de l’avance avec leurs pléthoriques gammes d’optiques motorisées ultrasoniques (lire plus loin)…

- Le K10D ne dispose pas de programmes-résultats, pourtant habituels sur les reflex amateurs (sport, paysage, portrait). Les débutants incapables de s’y retrouver entre les modes évolués du K10D, se tourneront donc vers le Pentax K100D Super (de 6 Mpxl). Ils devront malheureusement se passer du capteur de 10 Mpxl.

- Une cadence de 3 im/s seulement, ce qui est pourtant la norme dans cette gamme de prix (mais on prend vite l’habitude de comparer les caractéristiques du K10D avec celles de boîtier experts).

- Un système antipoussière un peu léger qui ne rivalise pas avec le système hautes fréquences des Olympus. Toutefois, restons conscients que les vrais systèmes antipoussière se comptent sur les doigts de la main.

- Un poids et un encombrement plus élevés que la moyenne des reflex d’entrée de gamme. Cela plaira aux vrais photographes, un peu moins à la majorité de ceux qui recherchent légèreté et compacité.

- Un bruit de déclenchement très sec et peu discret.

- Les utilisateurs rompus au reflex numérique depuis des années regretteront le choix des petites cartes SD, bien qu’elles puissent monter à 8 Go. Ceux venant de l’univers du bridge et du compact s’en réjouiront au contraire.

- C’est un peu subjectif : j’ai trouvé l‘affichage des 210.000 pixels de l’écran arrière un peu décevant. Il m’a semblé plus difficile d’évaluer la qualité de mes images qu’avec d’autres boîtiers disposant de 230 000 pixels…

Pentax K10D offre des caractéristiques très intéressantes. Tout d’abord la possibilité de choisir le format Raw : le DNG ouvert d’Adobe ou plus classiquement le Pef (Pentax Electronic File).
Comme avec d’autres reflex récents, vous pouvez corriger sur vos images directement sur le boîtier (virage coloré, adoucissement et même amincissement) et les enregistrer dans un nouveau fichier.
Subtilité bien trop rare : si vous avez photographié en Raw + Jpeg, vous pouvez effacer indépendamment le Jpeg ou le Raw, ou supprimer les deux. Idéal quand vous manquez un peu de place sur la carte.
Pour vous aider à apprivoiser progressivement le Raw, la touche Raw tombe naturellement sous le pouce pour basculer ponctuellement ou àl ong terme, le choix du format Raw.

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