Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

MBP Nikon

DxO Optics Pro 8 repousse encore les limites

24/10/2012 | LAURENT KATZ

Inlassablement, DxO Lab améliore le rendu des Raw sur le plan de la tonalité, de la couleur, de la réduction du bruit et de la netteté. C’est tout l’objet de cette nouvelle mouture.

JPEG - 710.5 ko
Le module d’exploration des dossiers de photos (cliquer pour agrandir].

Au fil des versions, DxO Labs ajuste l’interface, en douceur, car on n’assiste pas à un remodelage de fond en comble, mais à une réorganisation plus logique des palettes et au redessin des graphismes. Et aujourd’hui, les usagers de Mas OS auront un avantage, celui de voir en temps réel le rendu d’un autoréglage survolé par le pointeur.

Le DxO Lighting des versions antérieures devient le DxO Smart Lighting, qui offre, indique DxO Labs, une plus grande récupération dans les zones extrêmes de l’image, l’ancienne version restant toutefois proposée. Il est prolongé par un autre réglage, Tonalité sélective, qui retravaille de manière différentiée quatre plages : hautes lumières, tons moyens, ombres et noirs. Les deux réglages combinés, j’ai pu, dans certaines images faire ressortir des couleurs dans des zones qui n’apparaissaient qu’être un amas plutôt bouché.

JPEG - 870.4 ko
Le module de traitement (cliquer pour agrandir].
JPEG - 715 ko
Récupération dans les zones bouchées (cliquer pour agrandir).
Le premier extrait correspond au Raw, affiché sans correction. DxO Smart Lighting à son maximum d’intensité a été appliqué pour la deuxième. Avec la troisième, Tonalité sélective a été activé, avec une action sur les tonalités noires.

Au niveau colorimétrie, l’outil Protection des couleurs saturées bénéficie d’un automatisme affiné, visant à mieux préserver les textures. D’ailleurs, DxO Labs a revu son processus de calibration des boîtiers et est revenu sur huit appareils déjà calibrés, emblématiques par leurs ventes : Canon 5D, D Mark II et 7D, Nikon D90, D5000, D7000, D700 et D3. Indiquant que cela se traduit par « des tons chairs plus fidèles, une meilleure restitution des couleurs et une plus grande fidélité des rendus DxO FilmPack à partir du Raw ».

Le chapitre Netteté de l’optique progresse, pour mieux restituer les détails, diminuer les halos de la suraccentuation et les artefacts. Et la correction des aberrations chromatiques résulte à la fois des données issues des modules optiques et d’une analyse algorithmique du contenu de l’image. Enfin, toujours au chapitre nettoyage, les clichés pris en pause longue sont mieux débruités, les pixels chauds et morts étant moins nombreux à l’issue du nouveau traitement.

Le dernier point concerne la gestion du flux de travail avec l’arrivée d’un module d’impression. Appréciable, mais perfectible sur bien des points. Capable d’imprimer depuis les Raw et de sortir des planches contacts (avec un paramétrage limité des légendes), il ne prend pas en charge les profils colorimétriques, laissant l’usager les préciser au niveau du pilote de l’imprimante. L’épreuvage logiciel n’est donc pas encore d’actualité. Et la mémorisation de configurations types de sortie n’est pas prévue.

JPEG - 503.7 ko
Le module d’impression (cliquer pour agrandir].

DxO Optics Pro ne gère pas le dernier capteur Cmos Trans qui équipe les Fujifilm X-Pro1 et X-E1, les algorithmes actuels fondés sur une matrice de Bayer étant inopérants. Par ailleurs, à la question de savoir si un plug-in pour Lightroom 4 allait être disponible, DxO répond que non, arguant que le logiciel d’Adobe ne prévoit pas la transmission du Raw aux Exif intacts à un éditeur externe, ne laissant passer qu’un fichier Tiff avec des données Exif modifiés.

Toujours plus
DxO Labs a ouvert un laboratoire à Seattle pour calibrer des optiques. Cela en raison d’une récente collaboration avec le site DPReview pour les tests de boîtiers, dont les bureaux sont situés à trois pâtés de maisons. Avec l’ambition de proposer 20 000 modules boîtiers/optiques à fin 2013, sachant qu’il en existe plus de 9 000 à ce jour. Par ailleurs, comme l’intégration d’un nouvel appareil implique la sortie d’une nouvelle version (mais pas celle d’un objectif calibré pour un APN déjà géré par le logiciel), une mise à jour mensuelle est prévue pour coller à l’actualité des fabricants de compacts experts, de bridges, d’hybrides et de reflex. Mais pas encore de moyen format.

La version 8 sera disponible le 29 octobre, sous Mac OS (X.5, X.6 et X.7) comme sous Windows (XP SP3, Vista et 7, en 32 comme en 64 bits). Jusqu’au 15 novembre, l’Édition Standard vaudra 99 € (149 € après) et la version Élite coûtera 199 € (299 € au-delà). La mise à jour est gratuite aux usagers de la version 7, achetée après le premier septembre 2012, et un tarif préférentiel sera accordé aux autres, indiqué sur leur compte client. Une version d’évaluation, active pendant un mois, est téléchargeable ici.

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



MPB
Archives Le monde de la photo

NOUVEAUTE : Vous recherchez un article, un test ?

Accédez aux archives MDLP