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Nikon

Eos 5D Mark II et hautes sensibilités

30/12/2008 | Jean-Marie Sépulchre

Nous bénéficions désormais pour nos mesures, non seulement du logiciel d’analyse DxO mais encore des informations mises en ligne sur le site de référence du laboratoire DxO Labs, avec l’ouverture du portail http://www.dxomark.com. Ces mesures directement effectuées sur fichier RAW avant dématriçage permettent de compléter les prises de vues de référence qui ont déjà été publiées pour plusieurs boîtiers, avec une nature morte très délicate pour le bruit, car éclairée par un éclairage tungstène de faible intensité : au plafond une ampoule de 100 watts, pour l’éclairage direct des objets une ampoule de 75 watts sous abat jour orange.

La combinaison des mesures et des essais nous permet d’être assez sûrs de nous pour juger d’un appareil en hauts ISO, et disons le tout de suite le 5D Mark II est excellent et surpasse le 5D qui nous avait vraiment étonné il y a deux ans !



En mesures de bruit de base, on note que l’EOS 5D Mark II est un peu moins bon que l’actuel tenant du titre dans sa catégorie de marché, le Nikon D700, mais qu’il est meilleur que le Sony A900. Mais il ne faut pas perdre de vue que pour un tirage A2 le Nikon perdra sa supériorité car interpoler le fichier pour en agrandir les détails agrandira aussi le bruit parasite ! Si l’on ramène les trois modèles à une taille plus raisonnable – A3 autour de 240 dpi, par exemple, ce qui est le format utile des imprimantes jet d’encre amateur – on verra que l’écart se resserre car les marques de bruit des modèles haute résolution apparaîtront alors plus petites.



Le même critère d’impression de taille raisonnable appliqué à plusieurs modèles de la gamme Canon montre l’excellent comportement du dernier né face à l’ancienne référence 5D et au nouveau 50D dont les photosites vraiment très petits n’autorisent pas un bon rendement en hauts ISO.



Evidemment, ces mesures moyennes de base doivent être tempérées par le fait de savoir comment l’image finale se présentera à partir des données brutes contenues dans le fichier RAW, et dans cet exercice DPP se comporte aussi d’excellente façon. Les extraits 100% de l’image de « Nessie » dans notre nature morte le montrent (« Nessie » donne les couleurs primaires du RVB ) l’image fournie par l’EOS 5D Mark II est très propre jusqu’à 6 400 ISO !



On n’aura aucun souci pour tirer jusqu’au format natif A2 les images exposées en hauts ISO (1 600 et 3 200 ISO en JPG, de 1 600 à 6 400 ISO en RAW) et un reportage en 12 800 ISO passerait encore. La sensibilité de 25 600 ISO est un choix marketing pour répondre aux Nikon D3/D700, mais il n’est guère raisonnable de l’utiliser sauf pour un scoop de paparazzi. !



Un examen des plages en demi-teintes, toujours très révélatrices du bruit chromatique, confirme cette excellente impression : on pourra faire confiance à la combinaison boîtier 5D Mark II, objectif 24-105 L et logiciel DPP pour les prises de vues en faible lumière et haute sensibilité !

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