FOUR/THIRDS : tout comprendre du Système 4/3 


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Forces et limitations

samedi 8 décembre 2007, par Laurent Katz


Il faut être réaliste, le Système 4/3, même s’il a été conçu spécifiquement pour le numérique, n’apporte pas d’avantage qualitatif déterminant par rapport à la concurrence qui, elle aussi a développé avec les capteurs APS-C et les objectifs associés (série DX chez Nikon, EF-S chez Canon) des solutions éprouvées. Cela dit, la position d’outsider a obligé Olympus et Panasonic à réfléchir sans doute plus que d’autres à la mise en place de solutions originales. Par exemple, l’efficace système de nettoyage du capteur développé par Olympus. C’est elle aussi qui a popularisé la visée temps réel. Deux techniques que Canon et Nikon ont reprises à leur compte et qui deviennent des atouts standard du reflex moderne. Panasonic aussi, même si l’équation du rapport qualité/prix n’est pas encore résolue, a introduit des technologies de compacts dans son dernier reflex.


- Le caisson de plongée dédié à l’E-410

Aujourd’hui, le Système 4/3 a permis de concevoir le reflex le moins encombrant et le plus léger du monde (E-410), et de développer autour de lui un système de plongée assez unique.

Le facteur multiplicatif d’angle de champ (2x), qui fait par exemple qu’un 100 mm se comporte comme un 200 mm, permet d’obtenir des téléobjectifs plus puissants et plus lumineux à encombrement égal, avec un gain d’un diaphragme sur la concurrence (reflex APS-C ou plein format).

Le format a donc de nombreux avantages, mais une limitation en matière de rapport signal/bruit qui sera pénalisante pour les évolutions sur le très haut de gamme professionnel. Quand un Nikon D300 monte à 6 400 Iso, avec d’impressionnants résultats à 1 600 Iso, un E-3 ne peut prétendre l’égaler. Gênant pour les photographes les plus exigeants, experts comme professionnels, la petite taille du capteur ne l’est pas pour la quasi-totalité des amateurs qu’un E-510 est capable de satisfaire pour un rapport qualité/prix remarquable... à moins qu’une évolution spectaculaire dans les semiconducteurs diminue le bruit électronique et augmente la sensibilité à la lumière. C’est un pari pour les créateurs du Système 4/3.

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3 Messages de forum

  • Forces et limitations

    18 décembre 2007 17:59, par François Trahan
    les premiers appareils numériques présentaient un irritant de taille pour les amateurs de grand angle. L’arrivée (relativement tardive) des focales très courtes a permis de panser les plaies bien que certains aspects n’aient pas été complètemet corrigés. Où est l’ultra grand angle ouvert à 2.8 et le jour où il arrivera, il le fera à quel prix ? Pour obtenir l’équivalent d’un 15 ou 16 mm (35mm) on devra, avec le rapport 2x, développer des objectifs à 7.5mm qui tiennent plus du fish eye qu’autre chose. Avec le 4/3, le ratio hauteur / largeur est encore plus tronqué. Le grand angle en format carré, c’est un peu contradictoire... Je ne dénigre pas le 4/3 en tant que réalisation technique et je saisi très bien les défis optiques qui l’ont engendré. La compacité du boitier Olympus évoque en moi de bons souvenirs liés principalement à cette époque bénie de la fin des années 70 et en particulier à ce boitier Minolta XD11 cher à mon coeur. Cependant, l’artiste en moi se sent floué. Pour quiconque privilégie le grand angle, le 4/3 est un concept de scientifiques au service de la technologie, pas de visionnaires au service de l’image.

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    • Forces et limitations 7 janvier 11:53
      L’offre optique du système 4/3 est aujourd’hui assez impressionnante, j’ai un boîtier Panasonic DMC L1 qui était donc livré avec une très bonne optique stabilisée Leica 14-50mm f1:2.8-3.5, et j’en suis vraiment très content, j’y ai rajouté des optiques Olympus qui satisfont tous mes désirs du très grand angle au téléobjectif, le 7-14mm f1:4 constant offre un équivalent 14mm absolument jouissif, et ce n’est pas un fisheye, pas de déformations exagérées, et le 50-200mm f1:2.8-3.5 qui me permet d’aller jusqu’à l’équivalent 400mm pour une ouverture 3.5 Alors si il est vrai que la petite taille du capteur limite les capacités en luminosité et en rapport signal-bruit, les possibilités optiques offertes par Leica, Olympus ou Sigma compensent selon moi largement ce petit handicap.

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  • Forces et limitations

    27 mars 14:21, par Philippe Glen Grapinet
    Le système 4/3 est le coeur d’un tout. C’est donc l’offre globale qui doit être considérée. Je suis un ancien adepte (professionnel) de Nikon et de Leica télémétrique à l’époque du 24x36. J’ai photographié pendant des années avec des valeurs ISO très limitées, et moi comme d’autres nous avons fait notre chemin. Il me semble que cette course vers des performances toujours plus grandes (ASA, pixels etc) font oublier les autres possibilités qu’un système photographique doit offrir. Je parle ici d’ouverture, vitesse, système flash, solidité des boîtiers, fonctionnalité tout temps, discrétion (E1), qualité optique, rapport qualité prix, rapport compacité qualité, compatibilité des accessoires en fonction des évolutions du système. En ce qui me concerne, je suis passé directement de l’argentique à Olympus numérique, parce que leur raisonnement sur l’évolution de ce nouveau support est similaire à celui que Leica a eu lorsqu’il a inventé le 24X36, un format décrié à l’époque, et on a vu ce qu’il est devenu. C’est toujours un pari que d’investir, dans un système innovant, mais Olympus n’est pas né de la dernière pluie, de plus les partenaires associé à ce système non plus. Glen

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Déclencheur est le lien entre la passion pour la photo de Benoît Marchal et son enthousiasme pour le Web 2.0. MDLP*(Monde De La Photo) est heureux d’accueillir Benoît, l’auteur de ce podcast très réussi et plein de bon sens.
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