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Göksin Sipahioglu, fondateur de Sipa, est mort

05/10/2011 | Benjamin Favier

C’est une figure mythique du photojournalisme qui disparaît. Le photographe turc a créé Sipa Press, qu’il a dirigé pendant trente ans. Il était âgé de 84 ans.

Göksin Sipahioglu restera comme l’une des grandes figures du photojournalisme du XXe siècle. Il participe à l’heure de gloire du reportage dans les années 70. En 1973, il crée Sipa Press, avec sa compagne, la journaliste américaine Phyllis Springer. Sipa fait partie du célèbre trio des agences parisiennes en "A" avec Sygma et Gamma. Il est resté à la tête de Sipa pendant près de trente ans, avant de vendre l’agence en 2001. Et de quitter la présidence deux ans plus tard. Né le 28 décembre 1926 à Izmir, en Turquie, il avait débuté dans son pays d’origine en tant que photoreporter pour le quotidien Hürriyet. Il a été admis lundi à l’hôpital américain de Neuilly-Sur-Seine. Il est décédé ce matin, à l’âge de 84 ans.

Voici la réaction de Gilles Klein, journaliste à Arrêt sur Image, collaborateur au Monde de la Photo, et ancien membre de l’agence, qui a bien connu son charismatique directeur : « Pour tous ceux qui ont travaillé chez Sipa, la nouvelle de la disparition de Göksin, fondateur de Sipa, à Paris en 1973 avec la journaliste américaine Phyllis Springer sa compagne, provoque de l’émotion parce que c’était, d’abord un vrai journaliste, un homme chaleureux, humain, tout en étant par ailleurs un grand seigneur qui a marqué le photojournalisme, et, bien sûr la carrière de tous ceux qui’l a fait travailler. Son bureau était toujours ouvert, il s’intéressait à tout, avec une créativité aussi joyeuse que désordonnée. J’ai commencé comme photographe chez Sipa Press (dont le siège est aujourd’hui bd Murat à la porte de Saint-Cloud) en 1978, quand l’agence se trouvait rue Roquépine, près du boulevard Malesherbes. J’étais rétribué selon le principe du 50/50, partage des ventes et partage des frais jusqu’à la fin de ma carrière de photojournaliste au début des années 90. Et je touche encore des droits sur les ventes de certaines de mes images d’archives. »

Le 1er septembre dernier, le ciel s’était déjà assombri au-dessus de Sipa. Trente-quatre des quatre-vingt onze salariés de l’agence ont reçu une lettre de licenciement. Dont seize photographes. Dans un compte-rendu de l’édition 2011 de Visa pour l’image, à lire sur le site de Rue89, on apprend que l’agence ambitionne d’accorder une place plus importante au texte. Et de se rapprocher des politiques des agences américaines Getty et Corbis.

- Le site de Sipa Press

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