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Nikon

Hasselblad A5D : le retour de la photo aérienne

05/06/2015 | Franck Mée

Certains y verront un retour aux sources, d’autres une attaque de PhaseOne : Hasselblad a présenté son nouveau système dédié à la prise de vue aérienne, le A5D, décliné de 40 à 60 Mpxl.

Lors du lancement d’un appareil, Hasselblad aime bien parler d’Histoire. Cette fois-ci, c’est la naissance même de son premier appareil photo qui est évoquée : c’est pour équiper l’armée de l’air d’un système de prise de vues aériennes que Victor Hasselblad, en 1941, a copié et amélioré l’appareil photo capturé dans un avion de reconnaissance allemand.

L’an passé, PhaseOne avait présenté un nouveau système de prise de vue aérienne, l’iXU, optimisé spécialement pour être embarqué dans un avion et suffisamment léger pour être employé dans un drone haut de gamme. Hasselblad, à l’inverse, ne proposait qu’une version aérienne de son classique H5, le H5D Aerial, dont les principales modifications étaient un firmware spécifique et des vis permettant de sécuriser la monture d’objectif.

Avec le nouvel A5D, Hasselblad revient donc à un appareil spécifiquement conçu pour l’imagerie aérienne. Dépourvu de poignée et de viseur, il se présente comme un gros bloc équipé d’une monture d’objectif – la même que sur le H5D Aerial, compatible avec le parc optique Hasselblad H et plus particulièrement les 9 objectifs équipés de la version sécurisée.

Au contraire des iXU, le A5D conserve l’écran arrière et quelques commandes directes. Il est du coup plus lourd, plus de 1,3 kg nu, ce qui devrait restreindre son application sur drones aux modèles les plus puissants ; mais il est surtout conçu pour être contrôlé à distance et intégré aux systèmes d’un véritable avion. Trois prises Lemo permettent d’alimenter l’appareil (qui n’a pas de batterie-poignée comme les H5) directement via un courant continu de 12 à 30 V, de synchroniser plusieurs exemplaires avec une précision annoncée de 20 µs, et d’échanger des données (localisation GPS notamment) avec un système de gestion de vol. Le transfert des photos passe lui toujours par le classique FireWire 800 – toujours pas d’USB 3 chez Hasselblad, et le Thunderbolt nécessite un adaptateur.

Trois capteurs sont proposés, deux CCD de 40 et 60 Mpxl encadrant le désormais classique Cmos de 50 Mpxl. Les trois sont proposés avec un filtre infrarouge ou sans, selon l’application souhaitée : photo visible dans le premier cas, analyse de végétation et photographie scientifique dans le second. Il n’y a pas en revanche de version monochrome sensible à l’UV et l’IR comme le PhaseOne iXU 160 Achromatic, et le récent PhaseOne iXU 180 garde l’avantage de la définition au moins pour l’instant.

Le tarif n’est pas connu, mais gageons que quelques dizaines de milliers d’euros est une bonne estimation.

- Le site de Hasselblad

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