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LES MULTIPLICATEURS DE FOCALES

18/06/2007 | Jean-François Vibert


©Jean-François VIBERT / www.actionreporter.com

Avec un multiplicateur de focale x1,4, votre zoom 70-200 f/2,8 mm devient donc un 98-280 mm f/4. Ajoutez le taux de conversion (x1,5) d’un boîtier à petit capteur (par exemple Nikon D200, D80, D40, Pentax K10D, Sony Alpha) et vous voilà en possession d’un 147-420 mm f/4. Épatant ! Avec les boîtiers Canon à petits capteurs (EOS 20D, 30D, 400D, 350D, etc.), le coefficient de conversion est même de x1,6 ce qui donne un 156-448 mm f/4. Sur les reflex 4/3 Olympus, Panasonic (Lumix L1) ou Leica (Digilux 3), il monte à x2
.
Au meeting de la Ferté Alais, j’ai souvent remarqué qu’en utilisant un multiplicateur de focale x1,4 sur mon 70-200 mm, j’étais même un peu trop près des avions lorsque ceux-ci survolaient le terrain, l’endroit pourtant le plus propice aux images, car à courte distance le voile atmosphérique est moins gênant... J’ai donc préféré m’en passer, quant au doubleur (multiplicateur x2) je ne l’ai jamais sorti.

Les multiplicateurs de focale

S’ils sont des accessoires extrêmement pratiques, il faut rester conscient qu’ils posent certains problèmes. Le premier est que les performances optiques baissent d’un cran, c’est normal puisque vous ajoutez des couches de verre qui ne sont jamais parfaites. La perte reste toutefois acceptable en utilisant un multiplicateur x1,4 sur une excellente optique de base (70-200 mm professionnel)… Mais la dégradation optique devient plus gênante avec le doubleur. Évidemment cela dépend un peu de votre niveau d’exigence… À ce propos, pour évaluer le piqué de vos images à l’écran, affichez-les à une taille de 50%, c’est amplement suffisant. Allez jusqu’à 100% si vous avez des prétentions professionnelles, mais pas au-delà, ça ne sert à rien… Le second problème est que vous perdez en ouverture. Celle de votre 70-200 f/2,8, tombe à f/4 avec le multiplicateur x1,4… Et à f/5,6 avec le multiplicateur x2. Si un diaphragme plus fermé n’est pas extrêmement gênant pour photographier des avions par grande luminosité (on peut toujours monter la sensibilité d’un cran) un autre effet secondaire s’avère beaucoup plus embêtant : moins il y a de lumière, moins votre autofocus accroche facilement sa cible !

> Avantages des multiplicateurs : votre zoom devient encore plus polyvalent.

> Les inconvénients : vous perdez en ouverture, en qualité optique et en performances autofocus.

Remarque à propos des multiplicateurs de focale Canon :

Depuis sa disponibilité, j’ai souvent utilisé le multiplicateur Canon x1,4 seconde édition avec mon 70-200 f/2,8 L et j’ai pu noter que les progrès ont été notables par rapport à sa première édition, notamment en termes de vignettage. Rappelez-vous de cela, si vous recherchez cet accessoire d’occasion. Concernant le multiplicateur x2, il a lui aussi réalisé d’importants progrès par rapport à sa première édition. Au point que son utilisation devient presque envisageable, même si les images souffrent de défauts très visibles notamment sur fond de ciel bleu. Défauts qu’il est possible de corriger plus facilement que du temps de l’image argentique grâce aux logiciel de post-production. Toutefois, son utilisation doit rester très exceptionnelle.

Dernière chose, il est possible d’emboîter ces deux multiplicateurs l’un derrière l’autre ! Un 200 m f/2,8 devient donc un 560 mm f/5,6… Ajoutez le taux de conversion (x1,6) d’un EOS à capteur APS-C (EOS 20D, 30D, 400D) et vous voilà en possession de l’équivalent d’un 896 mm f/5,6 full frame. Utile aux paparazzis uniquement !

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